1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu , afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazarea 6a litt. : qu’il. était malade, il demeura encoreb 6b litt. : alors. deux jours au lieu où il était. 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéric 12c litt. : sauvé. . 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. 16 Thomas donc, appelé Didymed 16d ou : Jumeau. , dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
La résurrection de Lazare et la fin du lministère de Jésus. Ch. 11 et 12 Chapitre 11. 1 à 44
La résurrection de Lazare.
L'évangéliste décrit ainsi (versets 1,2) en quelques mots très simples, le lieu de l'événement dont il va faire le récit si plein de vérité, d'intimité et de grandeur.
Il nomme d'abord le malade qui sera l'objet du plus éclatant miracle du Sauveur, Lazare , abrégé de Eléazare qui signifie Dieu est le secours .
Il rappelle ensuite que ce malade était de Béthanie (voir sur ce nom Matthieu 21.17, note), village bien connu comme demeure de Marie et de Marthe. Notre évangéliste n'en a point encore parlé. […]
v. 1-2 · Godet · 18/10/2026
Comme c'est la maladie de Lazare qui est l'occasion de tout ce qui suit, le mot ἀσθενῶν, malade , est placé en tête. La particule δέ est le or de transition (5.5). Le nom de l'endroit où demeurait Lazare est relevé avec soin, parce que c'est la situation de cette bourgade (en Judée) qui amène l'entretien suivant entre Jésus et ses disciples. Mais comment l'auteur peut-il désigner Béthanie comme le bourg de Marie et de Marthe , deux personnages dont les noms n'avaient point encore été mentionnés dans cet évangile ? Il admet évidemment que les deux sœurs sont connu des lecteurs par la tradition évangélique, spécialement par le fait raconté Luc 10.38-42. […]
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Encore ici, Jean se réfère au récit des premiers évangélistes (Matthieu 26.6-16 ; Marc 14.3-9) au sujet d'un trait que lui-même va rapporter ci-après. (Jean 12.1-8)
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce message des deux sœurs que Jean a conservé dans les termes mêmes qu'elles avaient employés, est plein, à la fois, de confiance et de délicatesse.
Elles ne demandent rien, elles se bornent à faire connaître à Jésus la maladie de leur frère, qui les remplit d'inquiétude, bien convaincues que ce mot de tendre affection : celui que tu aimes , suffira pour amener le Sauveur à leur secours. En effet, Jésus, en parlant de Lazare, ratifiera cette expression de son attachement pour lui. (verset 11)
v. 3-4 · Godet · 18/10/2026
Le message des sœurs est plein de délicatesse ; voilà pourquoi l'évangéliste le reproduit tel qu'il était sorti de leur bouche (λέγουσαι, disant ). L'allocution κύριε, Seigneur , fait allusion à la puissance miraculeuse de Jésus ; le terme ἴδε, voici , à l'impression que ne manquera pas de produire sur lui cette nouvelle inattendue ; enfin l'expression ὅν φιλεῖς, celui que tu aimes , à la tendre affection qui unit Jésus à Lazare et qui leur fait un devoir de ne pas lui laisser ignorer le danger que court son ami. […]
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Point à la mort ? Jésus se serait il trompé ? Il faudrait, pour le penser, connaître bien peu sa manière énigmatique et profonde de parler. (Comparer Matthieu 9.24)
Dès ce moment, il savait ce qui allait se passer à Béthanie. (versets 11,14)
Ce qu'il veut dire, c'est que la mort ne sera pas le résultat définitif de cette maladie. Elle en aura un tout autre, la gloire de Dieu c'est-à-dire la manifestation de sa puissance et de son amour, par le triomphe de la vie sur la mort. (Romains 6.4)
Et cette gloire resplendira sur le Fils de Dieu par qui le Père révèle toutes ses perfections et opère toutes ses œuvres. (Comparer Jean 9.3 ; 10.30,38) […]
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
"Heureuse famille !" s'écrie Bengel.
Jésus avait pour chacun de ses membres cet attachement particulier, dont Jean connaissait lui-même tout le bonheur. (Jean 13.23)
- Mais quelle est l'intention de l'évangéliste, en plaçant ici cette parenthèse ?
On a résolu cette question de diverses manières : soit en rattachant la parenthèse au verset 3, comme confirmation de la parole des deux sœurs, celui que tu aimes (Bengel, de Wette), soit en y voyant le motif de la promesse du verset 4 (Meyer) ; soit en pensant que l'évangéliste, dans un sentiment très délicat, ne veut pas qu'on puisse interpréter comme de l'indifférence de la part de son Maître ce qu'il va raconter au verset 6. […]
v. 5-7 · Godet · 18/10/2026
On pourrait supposer que la remarque intercalée dans le récit, au v. 5, a pour but de prévenir l'idée que le délai de deux jours mentionné au v. 6 fût imputable à l'indifférence. Mais le οὖν, donc , du v. 6, s'oppose à cette explication. Pour comprendre l'intention de cette remarque, il faut tenir compte du μέν du v. 6, qui suppose un δέ sous-entendu au v. 7 : « Jésus aimait Marthe et Marie… et Lazare. Lors donc qu'il eut appris…, il resta, il est vrai (μέν) ; mais ensuite il dit : Allons… » On sent ainsi que la remarque du v. 5 : il aimait , porte, non sur le : il resta , du v. 6, mais sur l'ordre de partir donné au v. 7. […]
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce mot lors donc reprend la narration interrompue par la remarque du verset 5.
Mais pourquoi Jésus différa-t-il son départ pendant ces deux jours que les sœurs de Lazare durent passer dans l'angoisse ?
Question difficile, que l'exégèse rationaliste s'est hâtée d'exploiter contre la vérité historique de notre récit, en attribuant ce délai à un calcul de Jésus qui voulait laisser mourir Lazare, afin d'avoir l'occasion de le ressusciter. Le verset 15 interdit cette supposition. […]
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus n'ignorait pas ce qui s'était passé à Béthanie, (verset 11) le moment de Dieu était donc venu ; mais en parlant de retourner (grec aller de nouveau ) en Judée et de s'exposer ainsi aux plus imminents dangers, il provoqua dans le cœur de ses disciples des objections et des craintes qu'il s'efforça de dissiper. (verset 8 et suivants)
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Il s'était passé peu de temps entre le moment actuel et la scène décrite au Jean 10.31 ; (comparez Jean 8.59) les disciples étaient encore remplis de crainte, non seulement pour eux-mêmes, mais pour le Maître qu'ils aimaient. Ils auraient donc voulu le retenir dans la Pérée, au delà du Jourdain, où il était en sûreté.
v. 8-10 · Godet · 18/10/2026
Au mot de Judée Jésus s'y attendait bien, les disciples se récrient. Il profite de leur objection pour leur donner une instruction admirable, en vue de leur ministère futur. Sa réponse (v. 9 et 10) est naturellement à double entente. Le premier sens est clair : Celui qui accomplit pendant les douze heures du jour la marche à laquelle il est appelé, ne bronche point, la lumière du soleil l'éclaire et lui fait discerner les obstacles sur son chemin ; tandis que celui qui veut continuer à voyager quand même la nuit est venue, s'expose au danger. Dans l'application plusieurs donnent à l'idée de jour un sens purement moral. […]
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette parole destinée à rassurer les disciples renferme une image dont il est fait une double application.
D'abord, les douze heures du jour représentent le temps assigné à notre vie, pendant lequel nous devons accomplir la tâche qui nous est donnée, car "la nuit vient en laquelle nul ne peut travailler." (Jean 9.4)
Celui qui marche ainsi de jour , ne court aucun danger de se heurter , de broncher, parce qu'il, est éclairé par la lumière de ce monde , c'est-à-dire, la lumière du soleil, qui mesure les douze heures. Mais au delà de ce temps déterminé, il n'y a plus que ténèbres et dangers. […]
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : Lazare s'est endormi et dort (verbe au parfait).
Douce image qui signifie que, pour les hommes pieux, la mort est un repos après le travail du jour, un sommeil qui sera suivi du réveil . (Matthieu 9.24 ; Actes 7.60 ; 1Corinthiens 15.20 ; 1Thessaloniciens 4.13)
"Langage céleste !" s'écrie Bengel ; et cet auteur ajoute au sujet de ce mot, notre ami :"Avec quelle tendresse tout humaine Jésus associe ses disciples à son amitié pour Lazare !"
Jésus emploie aussi ce terme en réponse à la déclaration des deux sœurs : (verset 3) "celui que tu aimes est malade. "
v. 11-13 · Godet · 18/10/2026
Les mots ταῦτα εἶπε, il parla ainsi, et… , ne sont point superflus. Ils signifient que cette maxime générale qu'il venait d'énoncer il l'appliqua sur-le-champ au cas actuel. Weiss prétend à tort que cette application ne se trouve point dans ce qui suit. Elle est dans les mots : Je vais le réveiller . - L'épithète notre ami , fait appel à leur affection pour Lazare, tout comme l'expression : celui que tu aimes , au v. 3, avait fait appel à sa propre amitié pour lui. - Quelques interprètes ont cru que ce fut en ce moment que, soit par un nouveau message (Néander), soit par sa connaissance prophétique (Weiss), Jésus apprit lui-même la mort de Lazare. Mais la promesse du v. […]
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
Sauvé du danger, de la mort.
Les disciples qui, selon leur habitude, ont compris la parole du Maître dans son sens littéral, pensent que ce sommeil est le signe d'une crise favorable, ainsi qu'on l'observe très souvent dans les maladies et ils s'emparent de cette idée, comme d'un argument nouveau, pour empêcher leur Maître d'aller en Judée.
On a trouvé un tel malentendu impossible. Il est sûr que les disciples ne pouvaient penser sérieusement que Jésus allait faire ce voyage pour réveiller Lazare d'un sommeil naturel : mais dans l'ardent désir de retenir leur Maître, et convaincus, d'après le verset 4, que Lazare ne mourrait pas, ils s'arrêtent uniquement à l'idée de son sommeil et n'attachent aucune importance à ce mot mystérieux : je vais l'éveiller .
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : du dormir du sommeil , c'est-à-dire d'un sommeil naturel.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Lazare est mort ! Ce fut avec émotion que Jésus prononça ces paroles et les disciples eux-mêmes durent y trouver la raison puissante que leur Maître avait d'aller au secours de la famille en deuil.
On voit encore ici, comme à versets 4,11 que Jésus savait, par une science divine, tout ce qui se passait à Béthanie, car c'est à tort, selon nous, que quelques interprètes pensent qu'il venait de recevoir un second message, lui apprenant la mort de son ami.
v. 14-16 · Godet · 18/10/2026
Après avoir écarté (v. 9 et 10) le motif allégué par ses disciples contre ce voyage et indiqué (v. 11 et 12) la raison qui l'oblige à l'entreprendre, Jésus achève de s'expliquer et donne l'ordre du départ. - Παῤῥησίᾳ, comme 16.25 : en termes propres, sans figure. - Il y aurait nous l'avons vu, fausseté manifeste à s'exprimer comme Jésus le fait au v. 15, si cette mort eût été l'effet intentionnel de sa propre manière d'agir. - Les mots : afin que vous croyiez , sont le commentaire du régime : à cause de vous . Sans doute, les disciples étaient déjà croyants : mais, comme le dit Hengstenberg, en croissant, la foi devient . […]
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Si Jésus avait été à Béthanie, il aurait guéri Lazare, et le plus grand de ses miracles n'aurait pas eu lieu.
"Il est digne de l'honneur divin que nous ne lisions pas que jamais personne soit mort en présence du Prince de la vie. Si donc nous croyons que, Jésus présent, Lazare ne serait pas mort, la parole des deux sœurs (versets 21,32) se revêt d'un sens d'autant plus sublime, c'est ce qui expliquela joie du Seigneur d'avoir été absent." Bengel.
Si le Sauveur se réjouit , même dans sa tristesse actuelle, c'est, dit-il à ses disciples, à cause de vous, afin que vous croyiez , afin que votre foi soit affermie et développée par le grand miracle dont vous serez témoins. […]
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Le nom hébreu de Thomas signifie Jumeau , en grec Didyme , et c'est par son nom ainsi traduit que Thomas était connu des chrétiens de l'Asie Mineure pour qui Jean écrivait.
Thomas, voyant (donc ) que son Maître ne se laissait retenir par aucun argument, et bien convaincu qu'en se rendant, en Judée il allait au devant de la mort, prend brusquement une résolution désespérée dans laquelle, comme l'observe M. Godet, il y avait"plus d'amour pour la personne de Jésus que de foi en la sagesse de ses démarches." […]
17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ 15 stades. 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. 20 Marthe donc, quand elle eut entendu dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu avais été ici mon frère ne serait pas mort ; 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu , Dieu te le donnera. 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu , qui vient dans le monde. 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maîtree 28e celui qui enseigne. est venu, et il t’appelle. 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marief 31f litt. : elle. dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémitg 33g frémir, ici, c’est l’expression de la peine profonde, mêlée d’indignation, produite dans l’âme du Seigneur à la vue du pouvoir de la mort sur l’esprit de l’homme. en [son] esprit, et se troubla, 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. 35 Jésus pleura. 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne meure pas ? 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors h 43h litt. : Lazare, ici dehors ! ! 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Arrivé près de Béthanie, où il n'entra pas tout de suite. (verset 30)
- Tischendorf retranche déjà , sur la foi de A, D, plusieurs versions. Les autres critiques le maintiennent.
- Pour se rendre compte de ces quatre jours , on admet généralement que Lazare mourut le jour même où Jésus reçut le message de ses sœurs dans la Pérée, au delà du Jourdain (Jean 10.40) c'est-à-dire à un distance de dix lieues au moins.
Jésus étant resté, là encore deux jours, (verset 6) et ayant ensuite mis une journée pour se rendre à Béthanie n'y arriva qu'à la fin du quatrième jour. Et comme les Juifs déposaient leurs morts dans la grotte sépulcrale le jour même du décès, il y avait bien quatre jours que Lazare y reposait.
v. 17-19 · Godet · 18/10/2026
Pour les quatre jours, voir au v. 6. - Ἡμέρας est objet, plutôt que circonstanciel. Voir à 5.6 - L'expression : Il trouva… , formule la situation, telle qu'elle se trouvait être à son arrivée d'après ce qui lui fut dit. - Jean fait ressortir (v. 18) la proximité où était Béthanie de Jérusalem, pour expliquer la présence d'un si grand nombre de Juifs (v. 19). 15 stades font à peu près 40 minutes. Cette distance est comptée en partant de Jérusalem (ἐγγὺς τῶν Ἱεροσολύμων) ; ainsi s'explique la préposition suivante ἀπό. - L'imparfait était se rapporte au rôle de Béthanie dans cet événement déjà ancien au moment où écrivait Jean. […]
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette remarque de l'évangéliste sur la distance de Jérusalem à Béthanie (15 stades , trois kilomètres environ) n'a d'autre but que d'expliquer comment beaucoup de Juifs avaient pu venir offrir leurs condoléances aux deux sœurs en deuil. Il ressort de ce détail que la famille de Lazare était bien connue à Jérusalem et y jouissait de quelque considération.
- Comme l'auteur de cet évangile connaît bien lieux et distances !
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Marthe, active au dehors jusque dans son affliction, apprend la première l'arrivée de Jésus ; et sans même en avertir sa sœur, elle s'élance au-devant de lui.
Marie, plongée dans sa douleur, reste assise à la maison .
Ce sont précisément là les caractères divers que Luc (Luc 10.38-42) prête aux deux sœurs.
v. 20-24 · Godet · 18/10/2026
Marthe, occupée sans doute des affaires de sa maison reçut la première la nouvelle de l'arrivée du Seigneur et, dans son empressement, sans songer à avertir sa sœur que sa douleur retenait dans l'appartement intérieur, elle courut au-devant de lui. Telles les deux sœurs nous sont représentées Luc 10.38 et suiv., telles exactement nous les retrouvons ici. Le récit de Jean semble même faire allusion à celui de son devancier. Dans la supposition contraire, la conformité des caractères n'en est que plus frappante. - La parole de Marthe (v. 21) n'est point un reproche. […]
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer verset 32, note.
Quelle confiance en la puissance de Jésus exprime cette première parole de Marthe ! Ce n'est pas un reproche, pas même une plainte, mais un profond regret ; car elle est bien persuadée qu'en présence du Sauveur la mort n'aurait eu aucun empire sur son frère. (verset 15, note.) Mais elle s'élève plus haut encore.
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Non seulement la foi de Marthe est assez forte pour être assurée que Jésus présent aurait guéri son frère, mais (ce mais , qui se lit dans le texte reçu, manque dans Sin., B, C) maintenant même qu'il est mort, et que, humainement parlant, tout est bien fini, elle sait que la prière de son Sauveur sera toute-puissante auprès de Dieu.
Tout ce que tu demanderas : Marthe comprend-elle, dans ce tout, même le retour de son frère à la vie ? Elle ne le dit pas. Mais cet espoir se trahit dans ses paroles. Il se fondait sur la déclaration du Sauveur, (verset 4) qui avait certainement été rapportée textuellement aux deux sœurs. Cette promesse doit se réaliser d'une manière ou d'une autre.
Marthe le croit fermement, mais sans oser formuler l'objet de son attente elle s'en remet avec une pleine confiance à la sollicitude de son céleste ami et à la toute-puissance de Dieu , dont elle prononce par deux fois le nom auguste.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Il y avait déjà pour Marthe une grande consolation dans cette parole : Ton frère ressuscitera , et nous savons bien dans quel sens Jésus la prononçait. (verset 11)
Mais, pour Marthe, elle pouvait avoir deux significations très différentes : la délivrance actuelle de son frère, qui lui serait rendu immédiatement, ou sa résurrection au dernier jour.
C'est à dessein que Jésus emploie ce terme à double entente, afin de solliciter cette âme croyante à s'élever au-dessus d'un intérêt actuel et personnel jusqu'à la source de la vie qui s'offrait à elle en Celui qui lui parlait. (verset 25)
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
Des deux espérances que pouvait présenter à Marthe la parole de Jésus, elle s'attache à la plus faible, la plus lointaine, la résurrection au dernier jour .
Il semble donc qu'ici sa foi soit moins courageuse qu'au verset 22. Mais est il bien sûr qu'il ne lui reste que de la tristesse (Luthardt), ou même que la résignation d'un grand mécompte (Meyer) ?
Ne peut-on pas penser, avec de Wette, qu'en prononçant cette parole qui exprimait le moins, l'esprit pénétrant de cette femme angoissée interrogeait les regards de Jésus pour y découvrir le plus ?
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
Marthe n'ayant pas osé saisir la promesse de Jésus (verset 23) dans toute sa réalité actuelle, cherchait dans un avenir lointain la résurrection et ses consolations. (verset 24) Jésus la ramène au présent et à sa personne, en lui disant : C'est moi .
Lui, en effet, est la résurrection , parce qu'il est la vie ; (Jean 14.6 ; Colossiens 3.4) il l'est en lui-même, et, dans ses rachetés, la résurrection ne sera que le dernier épanouissement de la vie impérissable qu'il leur a communiquée. (Comparer Jean 6.54, note.) […]
v. 25-26 · Godet · 18/10/2026
Marthe vient de parler de la résurrection comme d'un événement , futur : Jésus oppose à cet événement sa personne (ἐγώ, moi : εἰμί, je suis ), comme étant en réalité la résurrection. La victoire sur la mort n'est pas un fait physique : c'est une œuvre morale, un acte personnel ; c'est le faire de Jésus lui-même (5.28-29 : 6.39,40,44) ; et par conséquent il peut l'accomplir quand il lui plaît, aujourd'hui même, s'il le veut, aussi bien que dans quelques siècles Jésus ramène ainsi sur lui la pensée de Marthe et donne à sa foi son véritable objet. Il remplace l'adhésion à une vérité dogmatique par la confiance en sa personne. C'est aussi ce qu'il avait fait dans les ch. […]
v. 27 · Bible annotée · 18/10/2026
Marthe, en présence de Jésus et sous l'impression de sa parole, sent sa foi s'affermir et grandir ; elle répond sans hésiter : Oui, Seigneur !
Et la preuve qu'elle a maintenant compris que le vrai objet de sa foi et de toutes ses espérances se concentre dans la personne du Sauveur, c'est qu'elle le confesse lui (grec) : Moi je crois (verbe au parfait, exprimant un fait accompli et permanent, comme Jean 6.69) que toi tu es le Christ, le Fils de Dieu . […]
v. 27 · Godet · 18/10/2026
C'est rabaisser étrangement cette profession de Marthe que d'y voir, comme quelques-uns l'ont fait, un simple aveu d'inintelligence relativement aux paroles précédentes de Jésus : « Je ne comprends pas toutes ces choses si profondes dont tu me parles, mais je te tiens pour le Messie. » Ce sens donnerait à cette scène si grave un caractère presque ridicule. Par sa réponse : Oui, Seigneur , Marthe s'approprie certainement tout ce que Jésus vient d'affirmer sur sa personne. […]
v. 28 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus, après avoir amené Marthe à s'appuyer sur le seul fondement qui pût la soutenir et la consoler, met fin à l'entretien et l'invite à faire venir sa sœur qu'il voulait voir pour la préparer aussi aux grandes scènes qui vont se dérouler. C'est ce qui ressort clairement de ce mot : il t'appelle .
Marthe s'acquitta de cette mission avec empressement, mais en secret . Elle voulait que Marie seule fût avertie de l'arrivée du maître et qu'elle pût le voir en particulier, comme elle même en avait eu le privilège.
v. 28-30 · Godet · 18/10/2026
Les mots : Il t'appelle , suffisent pour prouver que Jésus avait en effet donné cette commission à Marthe. Il devait désirer de préparer Marie comme il avait préparé sa sœur : le miracle ne pouvait être réellement salutaire à l'une et à l'autre qu'à cette condition. Bien probablement, lors même que Weiss n'admet pas cette idée, la précaution que prend Marthe en accomplissant son message (λάθρᾳ, secrètement ) lui avait été recommandée par Jésus ; il avait appris comment Marie était entourée ; et s'il ne fuyait pas le péril il ne le cherchait pas non plus (voir au v. 30). […]
v. 29 · Bible annotée · 18/10/2026
Ces verbes au présent rendent vivement l'empressement de Marie. La plupart des critiques adoptent les variantes : Elle se leva
(Sin., B, C, D), et elle venait (Sin., B, C). Tischendorf maintient, avec raison, le présent pour les deux verbes.
v. 30 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus n'était entré ni dans le village , ni, par conséquent, dans la maison mortuaire, où certainement son cœur l'attirait ; c'est qu'il savait qu'il y avait là beaucoup de monde et qu'il voulait voir sans témoins les sœurs affligées.
v. 31 · Bible annotée · 18/10/2026
Puisque ces hommes étaient venus dans l'intention de consoler Marie, ils ne voulaient pas la laisser aller seule au sépulcre, où ils pensaient qu'elle se rendait pour pleurer .
Ils ignoraient l'impuissance des consolations humaines et ne savaient pas que cette âme en deuil allait trouver le seul vrai consolateur.
v. 31-32 · Godet · 18/10/2026
Une seule et même pensée avait rempli l'âme de Marthe et de Marie et peut-être celle du mourant dans ses dernières heures : Si Jésus était ici ! Mais sur ce fond commun de douleur et de regret se dessinent quelques différences significatives entre les deux sœurs. Nous avons remarqué le caractère viril de la foi de Marthe. Marie paraît au contraire entièrement plongée dans sa douleur : c'est une nature toute féminine. Et, comme les personnes à impressions vives elle ne fait aucun effort énergique pour surmonter l'accablement qui la domine. Elle se laisse tomber aux pieds de Jésus, ce que n'a point fait Marthe : c'est, d'ailleurs, la place qu'elle aime (Luc 10.39 ; Jean 12.3). […]
v. 32 · Bible annotée · 18/10/2026
Vers. 21 note. Les deux sœurs expriment les mêmes douloureux regrets. Il est probable qu'avant l'arrivée de Jésus elles s'étaient communiqué cette pensée : qui les hantait dans leur affliction.
Leur exclamation, qui paraît identique dans la traduction française, présente en grec une double nuance :
1° Marthe (verset 21) dit, d'après le texte reçu (A, majuscules) : "il ne serait pas , en ce moment, à l'état de mort ;" Marie : (verset 32) "il n'aurait pas accompli l'acte de mourir ."
2° Le pronom possessif mon frère est placé en tête de toute la phrase dans la parole de Marie ; il ne vient qu'à la fin dans celle de Marthe. […]
v. 33 · Bible annotée · 18/10/2026
Le donc présente l'émotion comme l'effet de la douleur de Marie et des pleurs des Juifs.
Le terme de l'original que toutes les versions rendent, ici et au verset 38, par ce mot : il frémit en son esprit , signifie que Jésus éprouva alors, dans la profondeur la plus intime de son être, une violente indignation.
Si l'on examine avec soin les autres passages du Nouveau Testament où ce mot se retrouve, (Matthieu 9.30 ; Marc 1.43 ; 14.5) on se convaincra qu'il implique toujours l'idée de vive désapprobation.
Mais qu'est-ce qui cause ce frémissement dans l'âme du Sauveur ? et s'il va jusqu'à l'indignation, contre qui l'éprouve-t-il ? […]
v. 33-34 · Godet · 18/10/2026
La particule donc établit un rapport de causalité entre la douleur de Marie, et des assistants et l'émotion extraordinaire dont Jésus est saisi en ce moment. Cette relation est indiquée également par les mots : lorsqu'il vit , et par la répétition du participe pleurant , qui comme un refrain, termine les deux propositions. - Il est est généralement reconnu maintenant que le terme ἐμβριμᾶσθαι (de βριμάζειν, hennir, rugir ) ne peut désigner qu'un frémissement d'indignation. Voir la démonstration approfondie, dans le travail de Gumlich. Stud. u. Krit . 1862, p. 260-269). […]
v. 34 · Bible annotée · 18/10/2026
C'est aux sœurs de Lazare ou à ceux qui les entouraient que Jésus adresse cette question, et ce sont eux qui lui répondent.
v. 35 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus pleure avec ceux qui pleurent.
Au verset 33 se trouve un mot qui signifie pleurer des yeux et de la voix avec des sanglots, ici est un terme différent dont le sens est verser des larmes , larmes silencieuses qui coulent sur le visage de Jésus, provoquées par une profonde et douloureuse sympathie pour ses amis. (verset 36)
En présence de cette scène, on s'arrête, on contemple avec émotion et l'on se dit : c'est bien là Celui qui a été fait semblable à ses frères en toutes choses, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux, il peut avoir compassion de nos infirmités, parce qu'il a été tenté comme nous, en toutes choses, sans péché. (Hébreux 2.17 ; 4.15) […]
v. 35-37 · Godet · 18/10/2026
L'orage est passé ; en s'approchant du tombeau, Jésus n'éprouve plus qu'une tendre sympathie pour la douleur qui a envahi le cœur de son ami au moment de la séparation et pour celle qu'éprouvent les deux sœurs à cette heure même. Le terme δακρύειν, pleurer , ne désigne point, comme κλαίειν (v. 33), des sanglots, mais des larmes ; c'est l'expression d'une douleur calme et douce. Baur n'admet pas qu'on puisse pleurer sur un ami qu'on va revoir. Ce trait prouve, selon lui, l'inauthenticité du récit. […]
v. 36 · Bible annotée · 18/10/2026
Donc , à la vue de ces larmes de Jésus, ces hommes ont tout naturellement la preuve de son profond amour pour Lazare, et euxmêmes en sont émus.
v. 37 · Bible annotée · 18/10/2026
La réflexion de ces quelques-uns est toute naturelle.
La guérison de l'aveugle né , qui est encore toute fraîche dans leur souvenir, (Jean 9.1 et suivants) était, à leurs yeux, plus difficile à opérer que celle de Lazare malade.
Mais quel sentiment leur inspire cette question ? Venant immédiatement à la suite des paroles pleines de sympathie qui précèdent, il paraît naturel d'y voir l'expression d'un intérêt bienveillant et du regret sincère que Jésus n'ait pas guéri le frère de Marthe et de Marie.
Un grand nombre d'excellents interprètes voient cependant dans ces paroles un sentiment d'hostilité contre Jésus, une insinuation de son impuissance. Meyer, MM. […]
v. 38 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette violente émotion de l'âme du Sauveur se renouvelle au moment suprême où il vient au sépulcre , et par les mêmes causes que nous avons exposées au verset 33.
Les interprètes dont nous n'avons pu admettre les vues pensent, encore ici, que Jésus frémit d'indignation contre les Juifs à cause de leurs paroles, (verset 37) ils se fondent sur cette particule donc qui leur paraît relier les deux versets.
Mais Jean reprend simplement par ce mot son récit interrompu ; Jésus a demandé : Où l'avez-vous mis ? on lui a dit : Viens et vois. Il vient donc au sépulcre, de là son émotion. […]
v. 38-39 · Godet · 18/10/2026
La nouvelle commotion intérieure que ressent Jésus est évidemment provoquée par la remarque malveillante des Juifs (v. 37) ; Jean lui-même le fait entendre par le donc (v. 38). Mais cette secousse paraît avoir été moins profonde que la première et plus promptement réprimée. Ce détail très naturel est une nouvelle preuve de la fidélité du récit.
Le sépulcre était un caveau creusé dans le roc, soit horizontalement, soit verticalement. Le verbe ἐπέκειτο signifie, dans le premier cas, que la pierre était dressée devant l'entrée du caveau : dans le second, qu'elle était posée sur son ouverture. On voit autour de Jérusalem de nombreux tombeaux soit de l'une, soit de l'autre forme. […]
v. 39 · Bible annotée · 18/10/2026
Il y a quelque chose de solennel dans cet ordre. Sûr de ce qu'il va faire Jésus commande à ses alentours comme il va commander à la mort.
De ce qu'il est là depuis quatre jours , Marthe conclut que la corruption du corps doit avoir commencé, et par le sentiment naturel et instinctif d'horreur qu'inspire un tel spectacle, elle voudrait en épargner la vue à Jésus et à elle-même.
C'est ce que l'évangéliste fait délicatement sentir par ce mot touchant : La sœur du mort . […]
v. 40 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus rappelle ainsi à Marthe sa grande affirmation ; (versets 25,26) mais il se sert pour cela des termes qu'il avait employés dans son premier message aux deux sœurs : (verset 4) la gloire de Dieu , sa puissance et sa miséricorde allaient se manifester avec éclat par le triomphe de la vie sur la mort.
Mais pour la voir , cette gloire, pour en être pénétrée, consolée, fortifiée, il fallait que Marthe crût ; la foi seule saisit l'invisible.
Sans la foi, alors même que Marthe aurait revu son frère vivant, elle n'aurait pas vu la gloire de Dieu .
v. 40-42 · Godet · 18/10/2026
Plusieurs interprètes rapportent ces mots : Ne t'ai-je pas dit… ? à l'entretien v. 23-27. Et c'est bien, en effet, aux expressions : Celui qui croit en moi (v. 25 et 26), et : Crois-tu cela ? (v. 27), que fait penser cette parole de Jésus : Si tu crois… Mais l'expression caractéristique dans notre verset : la gloire de Dieu , manque dans ces déclarations, tandis qu'elle constitue le trait saillant de la promesse du v. 4. C'est donc cette dernière promesse que Jésus rappelle surtout à Marthe. Il savait bien qu'elle avait été rapportée aux deux sœurs par le messager ; elle avait formé le point de départ de l'entretien v. 23-27, qui n'en était que la confirmation et le développement. […]
v. 41 · Bible annotée · 18/10/2026
Le texte reçu ajoute : du lieu ou le mort était couché , ces mots, omis par Sin., B, C, D, sont inutiles.
Jésus leva les yeux en haut , au dessus de la mort, vers la source de la vie, au-dessus de la terre, vers le ciel qui, pour lui, n'était pas un ciel vide. (Jean 17.1)
Cette action de grâce prononcée à l'avance et surtout ces mots : tu m'as exaucé , supposent-ils que Jésus avait, avant ce moment, élevé son cœur à Dieu, par une prière silencieuse ? Ou expriment-ils seulement la certitude actuelle que Dieu allait déployer par lui sa toute puissance ?
On a soutenu l'une et l'autre de ces interprétations, et l'une et l'autre peuvent être vraies. Quoi qu'il en soit il ne faut pas oublier que, dès la première annonce de la maladie de Lazare, Jésus savait qu'elle aurait une issue qui serait à la gloire de Dieu. (verset 4)
v. 42 · Bible annotée · 18/10/2026
Pourquoi Jésus a-t-il prononcé à haute voix et devant tous son action de grâce ?
Non pas parce qu'il aurait considéré le miracle que Dieu lui donnait d'accomplir comme une chose nouvelle, inattendue ou extraordinaire dans sa vie. Dieu qui l'exauçait toujours , parce qu'il vivait avec lui dans une communion intime, avait souvent opéré par lui des actes de sa puissance, en répondant à ses prières. Sa mission habituelle était de manifester les perfections de Dieu dans notre humanité déchue. […]
v. 43 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : Lazare, ici, dehors ! Il n'y a point de verbe dans cette phrase, c'est une exclamation puissante, ayant le sens d'un ordre, d'un appel adressé au mort, et qui le fait renaître à la vie.
Telle fut l'œuvre de la Parole de "Celui qui fait revivre les morts et appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient." (Romains 4.17)
C'est cette même Parole qui retentit à l'origine des choses : Que la lumière soit ! (Genèse 1.3,4)
v. 43-44 · Godet · 18/10/2026
La voix forte est l'expression d'une volonté décidée et qui a le sentiment de sa souveraineté. Comme on tire un homme du sommeil en l'appelant par son nom, ainsi Jésus retire Lazare de la mort, qui n'est qu'un sommeil plus profond (v. 11-12), en l'appelant avec force. « Sans doute, ces signes extérieurs ne sont, comme le dit Hengstenberg, que pour les personnes présentes ; la puissance de ressusciter réside, non dans la voix, mais dans la volonté qui s'exprime par elle ; » nous dirons plutôt : dans la force de Dieu dont Jésus dispose en vertu de l'exaucement de sa prière. […]
v. 44 · Bible annotée · 18/10/2026
Les anciens ensevelissaient leurs morts en enveloppant de bandes de toile le corps et chaque membre à part. Lazare rendu à la vie, put sans difficulté marcher et sortir .
Il ne faut donc pas voir, avec quelques Pères, un nouveau miracle dans ce fait. Mais il n'eut toute la liberté de ses mouvements qu'après l'exécution de cet ordre : Déliez-le et le laissez aller .
Et c'est alors que parut évidente aux yeux de tous la grande parole de Jésus à Marthe : "Je suis la résurrection et la vie !" […]
45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-lài 49i ou : de cette année-là. , leur dit : Vous ne savez rien, 50 ni ne considérez qu’il nousj 50j pl. lisent : vous. est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-làk 51k ou : de cette année-là. , il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
v. 45 · Bible annotée · 18/10/2026
45 à 57
Conséquences de la résurrection de Lazare.
Donc , à la suite de ce triomphe de la vie sur la mort dont ils venaient d'être témoins, beaucoup , un grand nombre, crurent en lui .
Il pouvait y avoir des degrés très divers dans cette foi opérée par la vue du miracle. (Comparer Jean 2.11,23, notes.)
D'après ce que nous avons vu des dispositions de ces amis de Lazare, (verset 37, note) il est possible que plusieurs fussent d'avance préparés à la foi en Jésus. Chez d'autres, cette foi ne fut peut-être que l'impression vive, mais passagère, du miracle. D'autres, enfin, ne reçurent pas même cette impression. (verset 46)
v. 45-46 · Godet · 18/10/2026
De nouveau une scission parmi les assistants, et plus profonde que dans toutes les occasions précédentes ; car elle pénètre jusque dans le sein même du parti juif. Il est impossible en effet, de faire rentrer les quelques-uns , dont parle le v. 46 dans la classe des πολλοί, un grand nombre , du v. 43 et de leur prêter en conséquence une intention bienveillante dans la démarche qu'ils font auprès des ennemis de Jésus, ainsi que le pensait Origène. Il y a antithèse entre les deux sujets : un grand nombre et quelques-uns , comme entre les deux verbes : crurent (v. 43) et s'en allèrent (v. 46). Seulement il faut bien remarquer que les premiers (les πολλοί du v. […]
v. 46 · Bible annotée · 18/10/2026
Au grand nombre de ceux qui crurent, l'évangéliste en oppose (mais ) quelques-uns qui, témoins de la puissance divine et de l'amour de Jésus, allèrent vers les pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait .
Dans quelle intention ? Les termes mêmes qu'emploie l'évangéliste et la suite du récit ne le prouvent que trop. Ils allèrent dénoncer à ces pharisiens, ennemis du Sauveur et qui exerçaient la plus grande influence sur le sanhédrin, ce qui venait de se passer à Béthanie.
v. 47 · Bible annotée · 18/10/2026
Donc , comme conséquence de la dénonciation qui précède.
Ces mêmes pharisiens, avec les principaux sacrificateurs convoquent une séance du sanhédrin (grec un sanhédrin ; c'est ici la seule fois que Jean emploie ce mot), pour délibérer sur l'événement qu'on vient de leur dénoncer et qui était de nature à grandir démesurément l'influence redoutée de Jésus sur le peuple.
Il faut remarquer ce verbe au présent : que faisons-nous ? Il est urgent de faire quelque chose et de le faire tout de suite.
Ce qui les remplit d'inquiétude c'est que cet homme (terme de mépris) fait beaucoup de miracles .
Ce n'est donc pas seulement la résurrection de Lazare qui les trouble, celle-ci n'a fait que mettre le comble à ces manifestations de la puissance divine qui agissait par Jésus et que les chefs du peuple ne peuvent tolérer. Ils croient ces miracles, ils les constatent officiellement, et ils veulent condamner celui qui les opère !
v. 47-50 · Godet · 18/10/2026
La résurrection de Lazare n'a pas été la cause de la mort de Jésus ; mais elle a occasionné et hâté le décret de sa condamnation. Le vase était plein ; elle l'a fait déborder. - Les pharisiens sont nommés spécialement parce qu'ils étaient les instigateurs de cette réunion hostile (v. 46 ; 9.15) ; mais c'étaient les grands-sacrificateurs qui l'avaient officiellement convoquée. - L'absence d'article devant συνέδριον pourrait s'expliquer en admettant que Jean traite ici ce mot comme nom propre. Cependant il est plus naturel de prendre ce terme dans le sens général d'assemblée ou de conseil , qu'il a aussi dans le grec profane. […]
v. 48 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette crainte des Romains était-elle sincère ?
Plusieurs interprètes le pensent avec les idées charnelles que les Juifs se faisaient du Messie, ils pouvaient redouter que Jésus ne suscitât parmi le peuple quelque émeute, qui aurait provoqué une répression sévère de la part des Romains et amené peut-être la suppression du pouvoir du sanhédrin.
C'est là ce qu'ils expriment par ces termes énergiques : Ils détruiront (grec enlèveront, supprimeront ) et notre lieu c'est-à-dire Jérusalem et son temple, siège de notre gouvernement et notre nation , à laquelle ils ôteront ce qui lui reste de son antique indépendance.
Que cette crainte fût sincère ou simulée leur principal mobile était l'ambition égoïste : ils craignent que les Romains ne mettent un terme à leur domination sur ce qu'ils appellent notre (tout l'accent porte sur ce mot en grec) lieu, notre nation.
v. 49 · Bible annotée · 18/10/2026
Les mots : souverain sacrificateur cette année-là , ne signifient point que dans la pensée de l'auteur cette charge fût annuelle.
Même si notre évangéliste n'était pas l'apôtre Jean, il se montre trop instruit des coutumes de l'Ancienne Alliance pour ignorer que le souverain sacrificateur était nommé à vie. Il n'est pas même nécessaire, pour expliquer le terme qu'il emploie, de rappeler que cette haute dignité était depuis longtemps conférée arbitrairement par l'autorité romaine, qui, redoutant le pouvoir d'un fonctionnaire inamovible, remplaçait fréquemment les titulaires de cette charge.
Tout ce que Jean veut dire, par cette expression qui se retrouve au verset 51 et au Jean 18.13, c'est que Caïphe était souverain sacrificateur dans cette année-là , l'année mémorable et fatale de la mort du Sauveur. (Jean 18.13, note ; Matthieu 26.3 ; Luc 3.9, note.)
v. 50 · Bible annotée · 18/10/2026
Caïphe, en vrai sadducéen (Josèphe, Bell. jud. 2, 8, 14), parle avec rudesse : Vous n'y entendez rien (grec vous ne savez rien ) ; puis, invoquant la raison d'Etat, au nom de laquelle tant d'iniquités ont été commises, il leur dit : Vous ne considérez pas qu'il vous (B, D : le texte reçu, avec A, majuscules porte nous ) est avantageux de sacrifier un seul homme pour sauver la nation.
Innocent ou coupable, il faut que cet homme périsse ! Par là, ce politique qui se croit habile ne fait que reprendre en sous-ordre le raisonnement du verset 48, et il ne voit pas que c'est précisément le crime qu'il conseille qui amènera, par un juste jugement de Dieu, la ruine, de son peuple !
v. 51 · Bible annotée · 18/10/2026
L'évangéliste ajoute (versets 51,52) aux paroles de Caïphe un commentaire inattendu, lumineux, profond.
Les exégètes ne sont pas d'accord sur la nature de cette prophétie attribuée au souverain sacrificateur. Les uns, se rappelant que, dans les beaux jours de la vie religieuse en Israël, le souverain sacrificateur était censé posséder le don de prophétiser, ou de prononcer des oracles en consultant l'Eternel, (Exode 28.30 ; Nombres 27.21 ; Deutéronome 33.8) pensent qu'en ce moment l'Esprit de Dieu renouvela en Caïphe ce don depuis longtemps disparu et lui fit prononcer, en vertu de sa charge, une véritable prophétie. […]
v. 51-52 · Godet · 18/10/2026
Cet avis du grand-sacrificateur était surtout rendu remarquable par le contraste entre la vérité divine qu'il exprimait et l'intention diabolique qui l'inspirait. C'est ce que fait remarquer l'évangéliste. Plusieurs interprètes (Luthardt, Brückner) nient que Jean attribue ici le don de prophétie au souverain sacrificateur comme tel. Ce ne serait pas comme souverain sacrificateur, mais comme souverain sacrificateur de cette année-là , que Caïphe aurait prononcé cette déclaration prophétique. […]
v. 52 · Bible annotée · 18/10/2026
Le principe énoncé par Caïphe : un pour tous ne s'applique pas seulement au peuple Juif ; il a un caractère d'universalité, que l'évangéliste relève encore.
Ce n'est pas seulement pour la nation juive que Jésus devait mourir, mais afin de rassembler en un seul corps , par la prédication de l'évangile, les enfants de Dieu dispersés parmi toutes les nations. (Comparer Jean 10.16, note.)
Les mots : en un seul corps (grec en un ) indiquent la sainte communion d'esprit et d'amour dans laquelle Juifs et païens convertis ne sont plus qu'un cœur et qu'une âme en Jésus, leur chef et leur Sauveur. […]
v. 53 · Bible annotée · 18/10/2026
Le mot donc montre que la décision de faire mourir Jésus fut prise en conséquence de la proposition de Caïphe, qui fut ainsi adoptée par le conseil.
Depuis ce jour-là leurs délibérations ne concernèrent plus que les voies et les moyens d'exécuter leur dessein.
v. 53 · Godet · 18/10/2026
Le donc fait entendre la proposition de Caïphe fut acceptée (Luthardt). probablement d'un accord tacite et sans qu'un vote officiel intervînt. Dès ce jour, un complot permanent fut organisé contre la vie de Jésus. Les conférences journalières de ses adversaires devinrent, selon l'expression de Lange, « des séances de meurtre messianique. » Il n'y avait plus d'hésitation quant au but : l'indécision ne portait désormais que sur le temps et les moyens. Telle fut l'importance de cette séance et par conséquent, indirectement, celle de la résurrection de Lazare.
3o Le séjour à Ephraïm : versets 54 à 57.
Jésus est forcé de se retirer à l'écart. De leur côté, les chefs font un nouveau pas dans la voie où ils sont maintenant engagés.
v. 54 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus n'ignorait pas la décision qui venait d'être prise ; il quitte donc les environs de Jérusalem et la Judée, il ne paraissait plus (grec), il ne marchait plus ouvertement , en public, librement, parmi les Juifs , il se retire dans la contrée voisine du désert de Juda qui s'étendait au loin dans la direction du Jourdain et de la mer Morte.
Il va séjourner avec ses disciples dans une ville appelée Ephraïm .
Cette ville selon Eusèbe, était à huit milles, selon Jérôme à vingt milles au nord-est de Jérusalem. L'historien Josèphe la place dans le voisinage de Béthel. (Comparer 2Chroniques 13.19)
- M. Luthardt observe que par cette retraite Jésus montrait à ses adversaires que leur volonté ne serait pas accomplie sans la sienne et qu'elle le serait, non comme ils le voulaient, mais comme il le voudra. Quand son heure sera venue, il ira lui même au-devant d'eux.
v. 54-57 · Godet · 18/10/2026
Ephraïm est nommée quelquefois avec Béthel (2 Chroniques 13.19 ; Josèphe, Bell. Jud . IV, 9, 9). Cette ville était donc à quelques lieues au nord de Jérusalem ; d'après Eusèbe à 8 milles, d'après Jérôme à 20 milles au nord-est de cette capitale. Cette localité, par sa situation retirée et par la proximité du désert, était favorable au dessein de Jésus. Il pouvait préparer dans la solitude ses disciples à sa fin prochaine et, s'il était poursuivi, se retirer au désert. Ce désert est, comme le dit Lange, l'extrémité septentrionale de la contrée stérile par laquelle le plateau des montagnes de Juda et de Benjamin est séparé dans toute sa longueur de la vallée du Jourdain et de la mer Morte. […]
55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclare, afin qu’on le prenne.
v. 55 · Bible annotée · 18/10/2026
Le mot : contrée ne désigne pas spécialement le pays où Jésus s'était retiré, mais en général les campagnes, par opposition à la capitale.
Ces gens se rendaient à Jérusalem avant la Pâque , afin que ceux qui étaient atteints de quelque souillure légale eussent le temps de se purifier par des sacrifices et diverses cérémonies, pour pouvoir prendre part à la fête.
Par cette observation, Jean prépare ce qu'il va raconter au verset suivant.
v. 56 · Bible annotée · 18/10/2026
L'évangéliste nous décrit ainsi un mouvement de curiosité chez les uns, de sérieuse attente chez les autres. Leur attente était excitée par le bruit qu'avait fait le dernier miracle de Jésus.
Mais la décision prise par le sanhédrin contre lui rendait très douteuse, à leurs yeux, sa venue à la fête.
Ils se demandent donc les uns aux autres, avec un vif intérêt : Que vous en semble ? (grec) qu'il ne viendra point à la fête ?
Ils se posaient ces questions, se tenant là dans le temple où ils savaient que Jésus avait l'habitude de se rendre pour parler au peuple.
v. 57 · Bible annotée · 18/10/2026
Tandis que se produisait parmi la foule ce mouvement, qui montrait toute l'influence que Jésus exerçait encore sur elle, les chefs du sanhédrin avaient pris leurs mesures pour exécuter leur décision.
Ils avaient donné l'ordre que quiconque savait où il était , le dénonçât, afin qu'ils pussent se saisir de lui .
Le texte reçu, avec D et quelques majuscules, porte : avaient aussi donné l'ordre. Ce aussi marque, suivant M. Godet,"un nouvel anneau dans la série des mesures hostiles, si bien retracée par Jean : Jean 5.16,18 ; 7.32 ; 9.22 ; 11.53".
Tout est donc préparé, l'heure de la catastrophe approche. Mais si Jésus était resté dans les montagnes ou il s'était retiré, tous ces desseins des adversaires auraient été vains. (Jean 12.1,12)