Pour les quatre jours, voir au v. 6. - Ἡμέρας est objet, plutôt que circonstanciel. Voir à 5.6 - L'expression : Il trouva…, formule la situation, telle qu'elle se trouvait être à son arrivée d'après ce qui lui fut dit. - Jean fait ressortir (v. 18) la proximité où était Béthanie de Jérusalem, pour expliquer la présence d'un si grand nombre de Juifs (v. 19). 15 stades font à peu près 40 minutes. Cette distance est comptée en partant de Jérusalem (ἐγγὺς τῶν Ἱεροσολύμων) ; ainsi s'explique la préposition suivante ἀπό. - L'imparfait était se rapporte au rôle de Béthanie dans cet événement déjà ancien au moment où écrivait Jean. Il n'est pas nécessaire d'admettre qu'il pense à la destruction de cette bourgade dans la guerre romaine. - La tournure si ordinaire chez les Grecs αἱ περὶ Μάρθαν (v. 19) est effacée par la leçon alex., mais à tort, selon Meyer et Tischendorf eux-mêmes. On la retrouve deux fois dans le N. T. (Actes 13.14 ; 21.8). Il me paraît fort douteux qu'elle ait été introduite ici par les copistes. Cette forme désigne Marthe et Marie comme entourées des gens de leur maison ; elle suppose que les deux sœurs jouissaient d'une certaine aisance. - On conclut ordinairement de 1 Samuel 31.13 et 1 Chroniques 10.12 que les cérémonies de condoléances duraient huit jours : mais il s'agit dans ces passages de personnages royaux. Les passages cités par Lightfoot (p. 1070 et suiv.) ne me semblent pas non plus suffisants pour démontrer cet usage. - La suite prouve que le terme de Juifs employé ici conserve le sens défavorable qu'il a dans tout cet évangile. Marthe et Marie avaient beau être liées avec ces gens là ; ils n'en appartenaient pus moins, pour la plupart, au parti hostile à Jésus. Ce trait est relevé pour faire ressortir le changement de sentiment qui se produisit chez un certain nombre d'entr'eux (v. 36 et 45).