1 Or Jésus, plein de l’Esprit Saint, s’en retourna du Jourdain et fut mené para 1a dans la puissance de. l’Esprit dans le désert, 2 étant tenté par le diable 40 jours. Et il ne mangea rien pendant ces jours-là ; et lorsqu’ils furent accomplis, il eut faim. 3 Et le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu , dis à cette pierre qu’elle devienne du pain. 4 Et Jésus lui répondit, disant : Il est écrit que « l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu » b 4b Deutéronome 8. 3..
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Chapitre 4. La tentation de Jésus 1 à 13
Jésus tenté au désert.
Comparer Matthieu 4.1-11, notes, et Marc 1.12,13, notes. Par ces premiers mots de son récit, Luc rattache la tentation au baptême. (Luc 3.21,22)
Les trois évangiles synoptiques mettent ces deux faits dans un rapport intime. Luc marque la réalité du don fait à Jésus lors de son baptême en disant qu'il revint du Jourdain, rempli de l'Esprit-Saint . Et c'est alors précisément qu'il dut subir la tentation.
Le texte reçu dit : "Il fut conduit par l'Esprit dans le désert" (avec la particule du mouvement), ce qui suppose qu'il n'y était pas encore.
Luc, d'après le texte de Sin., B. […]
v. 1-2 · Godet · 18/10/2026
L'expression : plein du Saint-Esprit, ainsi que les mots : du Jourdain, rattachent ce récit à celui du baptême, ce qui prouve bien, que, quoi qu'en dise Hofmann, la généalogie est une intercalation. - Le premier de ces termes implique la réalité du don qui avait été fait à Jésus dans le baptême. - Tandis que les autres baptisés s'en retournaient chez eux après cette cérémonie, pour reprendre leurs anciennes occupations dans un esprit nouveau, Jésus voit s'ouvrir devant, lui une carrière unique, toute différente de la précédente, et l'instinct de l'Esprit, un avec celui de son cœur, le conduit, dans la solitude pour se préparer par le recueillement et la prière à cette tâche sans […]
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir, sur ces mots : tenté par le diable , Matthieu 4.1, 2e note.
Le texte reçu dit : "ensuite il eut faim ;" le mot souligné est emprunté au premier évangile. Voir, sur ce jeûne du Sauveur, Matthieu 4.2, note.
Luc semble vouloir dire que Jésus s'abstint de manger parce qu'il était profondément absorbé. La tournure employée par Matthieu indique plutôt un jeûne intentionnel.
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Matthieu 4.3, note.
Luc est plus précis que le premier évangéliste : cette pierre (au lieu de ces pierres ) ; du pain ; (non des pains ). Et en disant cela, Satan montrait une pierre à ses pieds.
v. 3-4 · Godet · 18/10/2026
Le récit de Luc est très sobre : « Le diable lui dit. » Un entretien peut avoir lieu d'esprit à esprit, comme lorsqu'il est dit que Dieu parla à un prophète ; ce qui ne suppose point nécessairement une apparition visible. L'expression de Matthieu : « Le tentateur s'étant approché de lui, » ferait plus facilement penser à une apparition corporelle. Mais ce sens même n'est point, nécessaire. Jésus, pressentant la lutte de Gethsémané, dit (Jean.14.30) : « Le prince de ce monde vient. » Et cependant, Satan n'a point paru personnellement. L'Ecriture ne mentionne pas une seule apparition visible de Satan. […]
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Le texte reçu ajoute : mais de toute parole de Dieu .
Ces mots manquent dans Sin., B. version égypt. Ils ont été probablement introduits dans le texte. La pensée qu'ils expriment est implicitement contenue dans le premier membre de la phrase.
Matthieu et les Septante portent : "de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ;" le texte hébreu : "ce n'est pas de pain seulement que l'homme vivra, mais c'est de tout ce qui sort de la bouche de l'Eternel que l'homme vivra."
5 Et le diable, le menant sur une haute montagne, lui montra, en un instant, tous les royaumes de la terre habitée. 6 Et le diable lui dit : Je te donnerai toute cette autorité et la gloire de ces royaumesc 6c litt. : leur gloire. ; car elle m’a été donnée, et je la donne à qui je veux. 7 Si donc tu te prosternesd 7d prosterner, ailleurs : rendre hommage. devant moi, elle sera toute à toi. 8 Et Jésus, lui répondant, dit : Il est écrit : « Tu rendras hommage au ✶Seigneur ton Dieu , et tu le serviras lui seul » e 8e Deutéronome 6. 13..
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Le texte reçu porte : "Et le diable l'ayant élevé sur une haute montagne ."
Les mots soulignés sont empruntés à Matthieu.
- Luc seul a cette expression : en un instant , en un clin d'œil, qui suffirait à prouver qu'il ne se représentait point cette scène dans un sens littéral et extérieur. (Voir Matthieu 4.3, note.)
De son côté, Matthieu ajoute à ces mots : tous les royaumes de la terre , ceux-ci : "et leur gloire." Luc place la mention de celle-ci dans la parole du tentateur. (verset 6)
v. 5-8 · Godet · 18/10/2026
Dans la première tentation se traitait au fond la question de la nature du règne de Dieu sur la terre ; dans les deux suivantes, il s'agit des moyens par lesquels ce règne pourra être établi. L'occasion de la seconde épreuve n'est pas un besoin physique d'une incontestable légitimité, comme la faim. C'est une aspiration morale, au fond de laquelle on pourrait aisément, voir un principe d'égoïsme. Cependant, en y regardant de plus près, on reconnaît que cette aspiration repose sur un instinct normal et vraiment divin. Créé à l'image de Dieu, l'homme est fait pour régner. […]
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir Matthieu 4.9, note.
Les derniers mots de ce verset sont particuliers à Luc. Mais quel en est le sens ? Si Satan, dans son orgueil, veut insinuer par là, comme on l'a pensé, que c'est Dieu qui lui a livré cette puissance sur le monde, c'est un mensonge et un blasphème ! S'il veut dire que c'est l'homme qui la lui a donnée en lui obéissant plutôt qu'à Dieu, (Genèse 3) il n'a que trop raison, et Jésus lui-même l'a appelé "le prince de ce monde." (Jean 14.30)
Mais c'était une illusion grossière de s'imaginer que Jésus allait reconnaître cette autorité en se prosternant devant lui. (verset 7)
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce verset est encore particulier à Luc.
La condition posée par Satan peut paraître invraisemblable. Mais il faut se rappeler que l'offre du tentateur supposait une transmission de pouvoir, et que celle-ci impliquait (donc ) l'hommage rendu au précédent détenteur du pouvoir. L'oriental se prosterne d'ailleurs devant tout supérieur.
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Matthieu 4.10, note.
Le texte reçu fait commencer la réponse de Jésus par les mots : "Va-t'en arrière de moi, Satan, car," qui sont empruntés à Matthieu.
Dans Matthieu, ces mots sont parfaitement à leur place ; Jésus met ainsi fin à la tentation en expulsant de sa présence le tentateur. Cette parole suffirait à elle seule pour prouver que l'ordre historique est celui du récit de Matthieu, si même le sens profond et gradué de la tentation ne le démontrait également.
A peu près tous les interprètes partagent cette opinion. M. Godet, qui défend l'ordre adopté par Luc, pense que cet évangéliste place en premier lieu les deux tentations qui s'adressent au manque de foi, et ne mentionne qu'après cela"l'épreuve qui s'adressait à la foi déjà supposée inébranlable, épreuve qui doit avoir formé le point culminant de toute la tentation."
9 Et il l’amena à Jérusalem, et le plaça sur le faîte du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu , jette-toi d’ici en bas ; 10 car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder ; 11 et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre »f 11f Psaume 91:11-12 . . 12 Et Jésus, répondant, lui dit : Il est dit : « Tu ne tenteras pas le ✶Seigneur ton Dieu » g 12g Deutéronome 6. 16..
v. 9-12 · Godet · 18/10/2026
La première tentation avait pour point de départ un besoin physique ; la seconde, une aspiration de la vie psychique ; la troisième transporte la lutte dans l'ordre de choses le plus élevé, celui de la vie spirituelle. Il s'agit de l'usage que Jésus fera, comme Messie, de sa position filiale, à laquelle il vient d'être initié, et des privilèges extraordinaires qui y sont attachés ; aussi la localité choisie comme symbole de cette situation sublime n'est-elle ni le désert du dénuement, ni l'élévation dans les airs ou sur la montagne, image du pouvoir terrestre ; c'est Jérusalem, la ville sainte (Matthieu), et même le temple, emblèmes d'un ordre de choses sacré. […]
13 Et ayant accompli toute tentation, le diable se retira d’avec lui pour un tempsh 13h jusqu’à un [autre] temps. .
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Luc ne rapporte point le fait qu'après la tentation, des anges de Dieu s'approchèrent de Jésus épuisé par le jeûne et par la lutte morale, et lui offrirent leur assistance ; (Matthieu 4.11) mais, d'autre part, il a noté un trait d'une signification profonde : c'est que le diable se retira de lui jusqu'à une occasion , (grec) jusqu'à un moment favorable .
On a pensé que cette occasion fut la trahison de Judas, dans laquelle Luc lui-même nous montre une œuvre de Satan (Luc 22.3 ; comparez Jean 13.2), mais cette trahison ne fut pas pour Jésus une tentation spéciale.
L'épreuve annoncée ici ne peut être que l'agonie de Jésus en Gethsémané et sur la croix. […]
v. 13 · Godet · 18/10/2026
L'expression πάντα πειρασμόν, toute tentation, ne signifie pas la tentation tout entière, comme s'il y avait ὅλον πειρασμόν, mais toute espèce de tentations. Nous avons vu en effet que Satan s'est adressé successivement aux différentes formes que peut revêtir l'aspiration humaine, celle du corps, celle de l'âme et celle de l'esprit. Réunis comme ils l'ont été en ce moment décisif, ces trois genres d'épreuve forment en quelque sorte un cycle complet ; c'est là l'idée exprimée par le terme συντελέσας, ayant achevé, consommé. Cependant Luc fait entendre en terminant que Satan tient encore en réserve une nouvelle épreuve, mais d'une tout autre nature. […]
14 Et Jésus s’en retourna en Galilée, dans la puissance de l’Esprit ; et sa renommée se répandit par tout le pays d’alentour. 15 Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, étant glorifié par tous.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Le ministère galiléen
Les commencements du ministère galiléen
Débuts à Nazareth et à Capernaüm.
14 à 30
Jésus en Galilée et à Nazareth.
Voir, sur ce retour de Jésus en Galilée, Matthieu 4.12,13, notes ; comparez Marc 1.14. Jésus va commencer son ministère en Galilée. Le récit de ce ministère se prolonge dans Luc jusqu'à Luc 9.50, et constitue une des parties principales de son évangile.
- Jésus se rend sur ce théâtre de sa plus grande activité, dans la puissance de l'Esprit , dont il était rempli depuis son baptême. […]
v. 14-15 · Godet · 18/10/2026
Ce verset 14 se rattache étroitement au v. 1 et sert à le compléter : Il partit du Jourdain (v. 1) pour retourner en Galilée (v. 14). Le séjour au désert avait été comme un arrêt, qui lui avait été imposé par l'Esprit, sur ce chemin. Le ἐν δυνάμει, avec la puissance, pourrait se traduire : par la puissance ; il signifierait que ce fut par l'impulsion du même Esprit qui l'avait poussé au désert, qu'il revint en Galilée. Mais il est plus naturel de ne pas borner à l'acte du retour cette action de l'Esprit et de l'appliquer à toute l'activité galiléenne dont le tableau va suivre ; c'est la reproduction de l'expression : rempli de l'Esprit : v. 1. […]
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Partout où il y avait un groupe de Juifs un peu nombreux, même en terre païenne et jusqu'aux extrémités de l'empire, on trouvait une synagogue , qui servait de lieu de réunion et de culte.
Placée sous la direction générale des anciens, la synagogue était administrée par des fonctionnaires spéciaux : un ou plusieurs "chefs de la synagogue," (Marc 5.22) un serviteur ou huissier (verset 20) qui remplissait aussi les fonctions de maître d'école. La synagogue était un bâtiment rectangulaire dont l'entrée était distinguée par un portique grec.
Quand l'édifice était de grande dimension, l'intérieur était divisé en nefs par des rangées de colonnes. […]
16 Et il vint à Nazareth où il avait été élevéi 16i litt. : nourri. ; et il entra dans la synagogue au jour du sabbat, selon sa coutume, et se leva pour lire. 17 Et on lui donna le livre du prophète Ésaïe ; et ayant déployé le livre, il trouva le passage où il était écrit : 18 « L’Esprit du ✶Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles j 18j ailleurs : évangéliser. aux pauvres ; il m’a envoyé pour publier aux captifs la délivrance k 18k plutôt : libération., et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour renvoyer libres ceux qui sont foulés, 19 et pour publier l’an agréable du ✶Seigneur » l 19l Ésaïe 61:1-2 .. 20 Et ayant ployé le livre, et l’ayant rendu à celui qui était de servicem 20m ailleurs : serviteur, serviteur qui a un service spécial. , il s’assit ; et les yeux de tous ceux qui étaient dans la synagogue étaient arrêtés sur lui. 21 Et il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant n 21n litt. : dans vos oreilles.. 22 Et tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche, et ils disaient : Celui-ci n’est-il pas le fils de Joseph ? 23 Et il leur dit : Assurément vous me direz cette parabole : Médecin, guéris-toi toi-même ; fais ici aussi dans ton pays toutes les choses que nous avons entendu dire qui ont été faites à Capernaüm. 24 Et il dit : En vérité, je vous dis qu’aucun prophète n’est reçu dans son pays. 25 Et, en vérité, je vous dis qu’il y avait plusieurs veuves en Israël, aux jours d’Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois, de sorte qu’il y eut une grande famine par tout le pays ; 26 et Élie ne fut envoyé vers aucune d’elles, sinon à Sarepta de la Sidonie vers une femme veuve. 27 Et il y avait plusieurs lépreux en Israël au temps d’Élisée le prophète ; et aucun d’eux ne fut rendu net, sinon Naaman, le Syrien. 28 Et ils furent tous remplis de colère dans la synagogue en entendant ces choses ; 29 et s’étant levés, ils le chassèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu’au bord escarpé de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, de manière à l’en précipiter. 30 Mais lui, passant au milieu d’eux, s’en alla.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir, sur Nazareth, Matthieu 2.23, note. Par cette remarque : où il avait été élevé , Luc motive cette visite de Jésus dans sa ville natale et prépare la scène qui va s'y passer. (verset 22 et suivants)
- Sur le rapport entre ce séjour de Jésus à Nazareth et celui dont parle Matthieu, (Matthieu 13.53 et suivants) voir la note sur ce dernier passage.
Ces mots : selon sa coutume ne se rapportent pas seulement au ministère de Jésus en Galilée qui ne faisait que commencer, mais à la pieuse habitude qu'il avait eue durant toute sa jeunesse de fréquenter le service divin dans les synagogues. […]
v. 16 · Godet · 18/10/2026
Jésus paraît n'être venu à Nazareth pour y prêcher qu'après avoir acquis déjà une certaine notoriété dans les synagogues de la contrée. Il savait bien que c'était dans cette ville qu'il rencontrerait les préjugés les plus enracinés et il espérait que ce commencement de renommée déjà acquise pourrait l'aider à les surmonter. C'est ainsi qu'il en avait agi à l'égard de la Galilée en général en allant d'abord enseigner en Judée (Jean.4.43-45). - L'expression selon sa coutume est appliquée par Weiss à la fréquentation des synagogues de Galilée (v. 14-15) uniquement depuis que Jésus était revenu de Judée. Mais le terme sa coutume ne peut se rapporter à un temps aussi court. […]
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Le mot : ayant déroulé (tel est le texte de Sin., D, l'Itala, tandis que B. A, la version syr. portent : ayant ouvert ) le livre, rappelle que les livres des Hébreux étaient écrits sur de longues bandes de parchemin, roulées autour d'un cylindre.
Il y avait deux portions des saintes Ecritures fixées pour chaque jour : l'une tirée de la loi (parasche ), l'autre des prophètes (haphthare ).
Comme on remit à Jésus le livre du prophète Esaïe, on pourrait penser que le passage qu'il va lire était justement indiqué pour ce jour. S'il en est ainsi, cette grande prophétie messianique, lue publiquement par Celui en qui elle était accomplie, serait d'autant plus frappante. […]
v. 17-19 · Godet · 18/10/2026
Ce passage se trouve Es.61.1 et suiv. On rapporte ordinairement toutes ces images aux bienfaits du retour de l'exil ; celui qui parle serait le prophète chargé d'annoncer à ses compatriotes cet heureux événement ; Jésus ne s'appliquerait ces paroles que par une extension de leur sens naturel. Le terme du texte grec qui se prêterait le mieux à cette interprétation serait celui d'αἰχμαλωτος, proprement prisonnier de guerre. Mais il signifie souvent prisonnier en général ; Paul se l'applique à lui-même dans sa captivité romaine. Si nous tenons compte des autres expressions soit en hébreu, soit en grec, nous sommes conduits à une autre explication. […]
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
Esaïe 61.1,2, cité d'après la version grecque des Septante, l'avant-dernière parole de cette prophétie (renvoyer libres les opprimés ) étant tirée de Esaïe 58.6.
Voici d'abord la traduction littérale de l'hébreu, tel que Jésus le lisait à Nazareth, et qui doit servir de point de comparaison : "L'Esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, parce que l'Eternel m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux misérables ; il m'a envoyé pour bander ceux qui ont le cœur brisé, pour publier aux captifs la liberté et à ceux qui sont liés l'ouverture de la prison, pour publier l'année de la bienveillance de l'Eternel." […]
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Jésus n'avait probablement pas lu seulement le passage de la prophétie rapporté par Luc, mais toute la section où il se trouve, ou peut-être tout le chapitre.
Et il y avait, déjà dans sa manière de lire, quelque chose qui avait fait pénétrer dans les cœurs la parole divine. De là le vif intérêt avec lequel tous attendaient son explication, de là ces regards de tous fixés sur lui . Cette scène est si vivante que Luc doit l'avoir empruntée à un témoin oculaire.
v. 20-21 · Godet · 18/10/2026
Ce tableau dramatique des moindres actes de Jésus et de l'attitude de l'assemblée provient certainement du récit, d'un témoin oculaire, ou, sinon, il faudrait supposer que l'auteur a voulu se faire passer pour tel. - Ἀτενίζειν est un terme favori de Luc. - Le mot ἤρξατο, il commença, ne signifie pas que Luc ne veut donner que le commencement du discours ; ce mot est destiné à peindre la solennité de ce moment où, au milieu du silence profond de l'assemblée, la voix de Jésus retentit. - Jésus prend évidemment le passage du prophète dans le sens messianique. « A ou dans vos oreilles » signifie que les actes de grâce messianiques promis par le prophète se réalisent par le fait même de ce qu'il leur est donné d'entendre en ce moment. La voix de Jésus est la trompette du sacrificateur divin proclamant le jubilé. On comprend par là la gravité du mot aujourd'hui !
Verset 22. L'effet produit :
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : Aujourd'hui est accomplie cette Ecriture dans vos oreilles ; elle est accomplie au moment même où vous en entendez la lecture faite par Celui qu'annonçait la prophétie. C'est, en effet, le même Messie qui parle et dans le livre d'Esaïe et dans la synagogue de Nazareth.
- Il y a quelque chose de solennel dans ces mots : Et il commença à leur dire. Cette parole de Jésus ne fut, en effet, que le commencement de son discours.
Luc ne fait qu'indiquer le sujet de ce discours ; mais il l'indique assez clairement pour que nous sachions que Jésus s'attacha à prouver sa mission divine et les caractères de cette mission. Par là, il renversait toutes les idées charnelles que les Juifs se faisaient du Messie, puisqu'il s'annonçait comme le Libérateur miséricordieux des pauvres, des prisonniers, des cœurs brisés.
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Il y a, entre la première et la seconde partie de ce verset, une sorte de contradiction qui ne se comprend pas au premier abord.
D'une part, un témoignage favorable rendu par tous au Sauveur, à la suite de ce qu'ils venaient d'entendre ; un étonnement ou une admiration (le mot a les deux sens), de cette grâce divine qu'il leur annonçait et qui respirait dans toutes ses paroles ; et, d'autre part, une question qui suppose le doute, la défiance, et qui signifiait : Quoi ? cette œuvre divine pour la délivrance de tout ce qui souffre dans notre humanité serait accomplie par ce jeune homme que nous avons vu grandir au milieu de nous, ce fils du charpentier Joseph dont nous […]
v. 22 · Godet · 18/10/2026
Le terme de μαρτυρεῖν, rendre témoignage, est sans doute en relation avec l'expression : « glorifié par tous, » v. 15. Ils convenaient qu'en le louant ainsi on n'avait rien dit de trop. - Avec le τῆς devant χάριτος, il ne me paraît pas possible de traduire : « les paroles de grâce, » comme si ce complément était un génitif de qualité ; Col.4.6 cité par Meyer ne prouve rien. Ce sont les paroles dans lesquelles la grâce divine se déployait, aux oreilles des auditeurs avec une facilité et une abondance (ἐκπορευόμενοι) qui les surprenait. Mais l'étonnement n'est pas la foi ; il peut même l'exclure. C'est ce qui arrive en ce moment. […]
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : cette parabole. (Comparer Matthieu 13.3, note.)
- Le mot que nous traduisons ici par sans doute est plus énergique dans l'original : il peut signifier totalement ; comme si Jésus leur avait dit : "Vous irez jusqu'à dire." Mais il signifie aussi "de toute manière," sûrement (1Corinthiens 9.22) et ce sens est plus naturel ici.
Luc, ainsi que les deux premiers évangélistes, écrit : Capharnaüm .
- La seconde partie de ce verset explique la première. […]
v. 23 · Godet · 18/10/2026
Πάντως pourrait signifier ici : « tout à fait, » dans ce sens : « Sur la voie où vous venez d'entrer, vous irez jusqu'au bout ; de l'étonnement vous passerez à la moquerie. » Cependant le sens de certainement se présente plus naturellement (1Cor.9.10). Nous avons traduit παραβολή par proverbe parce que le mot parabole, désignant tout discours figuré, s'applique spécialement aux sentences proverbiales, qui se revêtent volontiers d'une forme figurée. […]
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer Matthieu 13.57 ; Marc 6.4 ; Jean 4.44.
Personne n'a plus de difficulté à reconnaître les dons de Dieu dans un homme que ceux qui vivent familièrement avec lui. Ce qui est devant les yeux empêche de voir les choses spirituelles. (Jean 6.42)
Aussi ce Mais il dit fait-il opposition à la demande de miracles qu'on adressait à Jésus.
v. 24-27 · Godet · 18/10/2026
La formule εἴπε δέ, or il dit, introduit, fréquemment une réflexion qu'énonce Jésus à l'occasion d'un fait particulier qui vient d'avoir lieu (5.36 ; Marc.2.27, etc.) ; Jésus se recueille, puis met le fait en question dans tout son jour par une remarque plus générale. C'est parce que Weiss n'a pas tenu compte du sens de cette locution, qu'il a supposé que la vraie continuation du discours de Jésus se trouve au v. 25 et que le v. 24 est une intercalation de Luc due à une réminiscence de Marc.6.4. - Jésus exprime cette idée que, si ses compatriotes le reçoivent de cette manière, cela est conforme à une expérience générale ; on devait s'y attendre. […]
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
"Nul prophète n'est bien reçu dans sa patrie, mais c'est avec vérité , comme un sérieux avertissement, que je vous le dis, si cette patrie aveuglée le rejette, d'autres recevront la guérison que vous dédaignez ;" et Jésus va en fournir des preuves historiques. Pour cela, il généralise sa pensée, qu'il reporte de Nazareth sur Israël tout entier.
En comparant 1Rois 17.1 ; 18.1, on voit que la pluie fut accordée à la prière du prophète dans la troisième année de la sécheresse.
En disant : trois ans et six mois , (comparez Jacques 5.17) il parait que Jésus adoptait la tradition juive qui tenait compte plutôt de la durée de la famine, que de celle de la sécheresse elle-même.
En effet, la terre ne put produire qu'une demi-année au moins après avoir reçu la pluie du ciel.
v. 26 · Bible annotée · 18/10/2026
1Rois 17.9. Sarepta était une petite ville phénicienne située entre Tyr et Sidon. Le nom s'en est conservé dans celui de Surafend , village qui rappelle encore le souvenir de la ville ancienne (F. Bovet, Voyage en Terre-Sainte, 7e édit., p. 398.)
v. 27 · Bible annotée · 18/10/2026
2Rois 5.14. Naaman et la veuve de Sarepta étaient païens l'un et l'autre.
Par ces deux exemples, si frappants pour des auditeurs juifs, Jésus veut relever cette vérité : aucun homme, aucune ville, aucun peuple n'a des droits à la faveur de Dieu, qui est parfaitement libre dans la dispensation de ses grâces. Et, c'est précisément par des prétentions à un droit, fondé sur des privilèges extérieurs, (verset 23) que l'homme se rend indigne des bénédictions divines.
v. 28 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette colère prouve qu'ils ont parfaitement compris le Sauveur. Leur orgueil ne peut supporter l'idée que des païens leur aient jamais été préférés.
v. 28-30 · Godet · 18/10/2026
Cette menace les exaspère, d'abord parce qu'il se compare à un Elie et un Elisée, et ensuite parce qu'il les assimile au peuple idolâtre des dix-tribus. - On montre aujourd'hui, à quarante minutes de Nazareth, du côté du sud-est, une paroi de rochers de 80 pieds de hauteur, de 300, si l'on y ajoute une seconde pente qui se trouve un peu au-dessous et qui descend jusque dans la plaine d'Esdraélon ; c'est là que la tradition place cette scène. […]
v. 29 · Bible annotée · 18/10/2026
Jusqu'au sommet ou bord supérieur , escarpement (littér. : sourcil .)
Nazareth est situé sur le penchant d'une montagne où se voit encore, près de l'église des maronites, une paroi de rochers de 40 à 50 pieds de hauteur.
v. 30 · Bible annotée · 18/10/2026
Ces mots : Mais lui , forment un contraste remarquable avec l'impuissante colère des adversaires.
- L'imparfait : il s'en allait , peint la scène. Est-ce par un miracle de sa puissance sur leur volonté que Jésus parvient à passer au milieu d'eux et à s'en aller ?
Plusieurs interprètes l'admettent. D'autres pensent qu'il lui suffit de la majesté de sa personne pour contenir la colère de ces furieux.
Quoi qu'il en soit, nous voyons qu'ici, et dans d'autres occasions, (Jean 8.59) Jésus sut réduire à néant les desseins meurtriers de ses adversaires, aussi longtemps que "son heure n'était pas venue." Si plus tard il se livra à eux, ce fut volontairement et pour accomplir le grand sacrifice d'où dépendait la rédemption du monde. (Jean 10.18)
31 Et il descendit à Capernaüm, ville de Galilée, et il les enseignait au jour de sabbat. 32 Et ils s’étonnaient de sa doctrine, parce que sa parole était avec autorité. 33 Et il y avait dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon immonde ; et il s’écria à haute voix, 34 disant : Hao 34o ici, expression de mécontentement. ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je te connais, qui tu es : le Saint de Dieu . 35 Et Jésus le tança, disant : Tais-toi, et sors de lui. Et le démon, l’ayant jeté au milieu [de tous], sortit de lui sans lui avoir fait aucun mal. 36 Et ils furent tous saisis d’étonnement, et ils parlaient entre eux, disant : Quelle parole est celle-ci ? car il commande avec autorité et puissance aux esprits immondes, et ils sortent. 37 Et sa renommée se répandait dans tous les lieux d’alentour.
v. 31 · Bible annotée · 18/10/2026
31 à 34
Séjour à Capernaüm.
Il descendit . Ce terme est choisi parce que, de Nazareth à Capernaüm, on descend de la région des montagnes vers le lac.
- Voir, sur Capernaüm , Matthieu 4.13, note.
- Il y a proprement en grec : les sabbats .
Si l'on traduit par le pluriel, il faut considérer ce verset et le suivant comme une caractéristique générale de l'activité de Jésus à Capernaüm. (Comparer verset 15)
Mais la liaison étroite du verset 33 avec les versets 31,32 montre que dans ceux-ci Luc a voulu décrire les circonstances dans lesquelles se produisit le fait de la guérison du démoniaque. Le pluriel les sabbats peut désigner un sabbat unique. (Comparer Luc 4.16 ; Matthieu 12. 50)
Josèphe explique l'emploi de ce pluriel, les repos , par le fait que ce jour-là on arrêtait des travaux multiples.
- Les mots : il enseignait (grec il était enseignant ) peignent la situation où se produisit l'incident.
v. 31-32 · Godet · 18/10/2026
Jusqu'alors, Jésus avait sans doute visité Capernaüm ; il y avait même fait quelques miracles de guérison dont le bruit était parvenu jusqu'à Nazareth. Mais c'est dès maintenant seulement qu'il y fixe sa résidence ordinaire et qu'il commence à en faire le centre de son évangélisation galiléenne ; comp. (outre Jean.2.12 et Matth.4.13) Matth.9.1, où Capernaüm est appelée ἡ ἰδία πόλις, sa propre ville. Le mot : il descendit, fait allusion à la situation de Capernaüm au bord de la mer. Le nom de Capernaüm ou Capharnaüm ne se rencontre nulle part dans l'A. T. Il paraît par là que cet endroit n'était pas très ancien. […]
v. 32 · Bible annotée · 18/10/2026
D'une autorité toute morale, divine, qui se rendait témoignage dans les consciences et dans les cœurs. (Matthieu 7.28)
"Le trait suivant n'est pas raconté comme un exemple de cette autorité, mais comme démontrant le droit que Jésus avait de se l'attribuer." Godet.
v. 33 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette expression compliquée : esprit de démon impur , signifie que cet homme était possédé d'un démon impur, et que cet esprit exerçait sur lui sa ténébreuse influence.
(Voir, sur les démoniaques, Matthieu 8.28, 2e note, et sur le récit qui va suivre, Marc 1.21-28, notes.)
v. 33-34 · Godet · 18/10/2026
On se demande comment un homme en état, d'aliénation mentale et qui devait être considéré comme impur, pouvait se trouver dans la synagogue. C'était, sans doute la première fois que sa maladie éclatait ouvertement ; la présence et l'enseignement de Jésus avaient décidé la crise. - Dans l'expression : un esprit (un souffle) de démon impur, le mot esprit désigne l'influence, celui de démon impur l'être qui en est l'auteur (Apoc.16.14). - La crise violente qui se déclare subitement chez cet homme provient de la lutte entre les deux souffles contraires qui agissent sur lui. […]
v. 34 · Bible annotée · 18/10/2026
voir Marc 1.24, note. (Comparer Jacques 2.19)
v. 35 · Bible annotée · 18/10/2026
Jeté au milieu , c'est-à-dire au milieu de la synagogue, en présence de toute l'assemblée.
- Ces mots : sans lui avoir fait aucun mal , doivent s'entendre de l'impression des spectateurs, qui, voyant le malade jeté à terre, crurent qu'il était mort.
Marc rapporte que le démon, "l'ayant agité avec violence et ayant jeté de grands cris, sortit de lui.".
v. 35 · Godet · 18/10/2026
Un pareil hommage devait répugner profondément au sentiment de Jésus. Il n'y reconnaissait point l'accent, de la libre personnalité, et il comprenait le parti que l'on pourrait tirer un jour d'un témoignage aussi suspect (11.15). Il met. donc aussitôt fin à cette scène par deux ordres péremptoires : Silence ! Sors ! Par le ἐξ αὐτοῦ, de lui, Jésus distingue les deux êtres jusqu'ici confondus en un dans la conscience du malade ; cette distinction est, en effet, la condition de la guérison. Mais le divorce réel ne peut se consommer qu'au moyen d'une lutte violente. Le bourreau ne lâche sa proie qu'après lui avoir fait subir une dernière torture. […]
v. 36 · Bible annotée · 18/10/2026
Comme en hébreu et en grec le mot parole signifie souvent une chose, un fait, un événement, plusieurs traduisent ainsi la question par laquelle les témoins de ce miracle expriment leur étonnement : Qu'est-ce que ceci ? (Ostervald.) Mais il est plus naturel de prendre le mot dans son sens ordinaire de parole , et de le rapporter soit en général à l'enseignement plein d'autorité de Jésus, (verset 32) soit à l'ordre qu'il vient de donner au démon. (verset 35)
Ce dernier sens est indiqué par la seconde partie de notre verset, qui motive (car ) la question précédente. Marc (Marc 1.27) exprime la même pensée d'une manière un peu différente. (Voir la note.)
v. 36-37 · Godet · 18/10/2026
Plusieurs appliquent le terme : cette parole, uniquement à l'ordre de Jésus qui a guéri le malade. Mais d'après le v. 32, ils pensent à la parole de Jésus en général, y compris son enseignement. Tout cela ne fait qu'un à leurs yeux. L'autorité souveraine et la force irrésistible avec laquelle il se fait obéir des démons sont opposées aux formules et aux simagrées par lesquelles les exorcistes prétendaient chasser les démons. La manière dont Jésus guérit diffère autant de celle de ces gens que son mode d'enseignement diffère de celui des scribes.
Le récit de ce miracle manque dans Matthieu. Dans Marc, il est placé, à peu près comme chez Luc, au commencement de ce séjour à Capernaüm. […]
38 Et s’étant levé, [il sortit] de la synagogue et entra dans la maison de Simon. Et la belle-mère de Simon était prise d’une grosse fièvre, et on le pria pour elle. 39 Et s’étant penché sur elle, il tança la fièvre, et [la fièvre] la quitta ; et à l’instant s’étant levée, elle les servit.
v. 38 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir, sur ce récit, Matthieu 8.14,15, note, et Marc 1.29-31.
L'expression : une forte fièvre (grec une grande fièvre ) est propre à Luc. Les deux premiers évangélistes se bornent à indiquer la nature de la maladie.
- On peut traduire aussi : "Ils le consultèrent à son sujet."
v. 38-39 · Godet · 18/10/2026
Le terme ἀναστάς, littéralement : s'étant levé, ne signifie pas qu'il se leva de son siège dans la synagogue, mais qu'il se mit en route ; comp. 1.39. - D'après Jean.1.45, Pierre était originaire de Bethsaïda, tandis que d'après notre passage il doit avoir habité Capernaüm Il pouvait s'être établi, en vue de son état, dans la grande ville. - On voit par ce passage que Jésus, en revenant de Judée, était rentré au sein de sa propre famille et avait renvoyé les jeunes gens qu'il avait ramenés avec lui, chacun dans la sienne ; comp. 5.1-11. - Pierre était marié ; car le terme de πενθερά, belle-mère, désigne la mère de la femme. […]
v. 39 · Bible annotée · 18/10/2026
S'étant penché sur elle ; cette observation, que Luc seul a conservée, indique en Jésus la pensée d'éveiller l'attention de la malade, de lui inspirer de la confiance en lui pour sa guérison. (Comparer Actes 3.4)
- Ces mots : il réprimanda la fièvre , ne supposent pas nécessairement que Jésus personnifie la maladie et se la représente comme un être malfaisant. (Comparer Matthieu 8.26)
Ce pronom pluriel : les servait montre que Jésus n'était pas entré seul dans la maison, et, en effet, Marc (Marc 1.29) a conservé les noms des disciples qui étaient avec lui.
40 Et comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies, les lui amenèrent ; et ayant imposé les mains à chacun d’eux, il les guérit. 41 Et les démons aussi sortaient de plusieurs, criant et disant : Tu es le Fils de Dieu . Et, les tançant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu’ils savaient qu’il était le Christ.
v. 40 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir Matthieu 8.16,17, note ; Marc 1.32-34, notes.
Ainsi les trois synoptiques ont conservé le souvenir de cette mémorable soirée de Capernaüm. (Marc 1.34, note.)
Une puissance divine extraordinaire se déployait en Jésus, et la foule, enthousiasmée par la guérison du démoniaque, (verset 33 et suivants) lui amenait de toutes parts des malades qu'il guérissait.
Aussi est-ce avec raison que Matthieu, ému de ce spectacle, y voit l'accomplissement de cette belle prophétie d'Esaïe : "Lui-même a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies."
- Les trois premiers évangiles sont d'accord aussi pour marquer le moment précis de cette scène : le soir, au coucher du soleil . […]
v. 40-41 · Godet · 18/10/2026
Nous rencontrons ici un de ces moments dans la vie du Seigneur où la puissance miraculeuse se déployait avec une richesse particulière (6.19). Un rythme semblable se retrouve dans la vie des apôtres ; comp. pour Pierre Act.5.15-16 ; pour Paul Act.19.11-12. - Les trois synoptiques racontent ici à peu près identiquement, tant le souvenir de cette soirée s'était fortement empreint dans la tradition. […]
v. 41 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer Marc 1.34, note, et ci-dessus verset 34, note.
Le texte reçu porte : "Tu es le Christ , le Fils de Dieu ;"
les mots soulignés manquent dans Sin., B, C, D.
42 Et quand il fut jour, il sortit et s’en alla en un lieu désert ; et les foules le recherchaient et vinrent jusqu’à lui ; et elles le retenaient, afin qu’il ne s’en aille point d’auprès d’elles. 43 Mais il leur dit : Il faut que j’annonce p 43p litt. : évangélise, c.-à-d. que j’annonce la bonne nouvelle du royaume. le royaume de Dieu aux autres villes aussi ; car j’ai été envoyé pour cela. 44 Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée.
v. 42 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer Marc 1.35, note.
Comparer Marc 1.36, note.
D'après cet évangéliste, c'est Pierre qui se rend l'organe de ces foules pour retenir Jésus.
v. 42-44 · Godet · 18/10/2026
Plus un serviteur de Dieu déploie d'activité au dehors, plus il a besoin de renouveler sa force intérieure dans le recueillement. Jésus aussi était soumis à cette loi. Chaque matin il devait obtenir de nouveau ce qui lui était nécessaire pour le jour qui s'avançait ; car il vivait par le Père (Jean.6.57). Il était sorti avant le jour de la maison de Pierre chez lequel il habitait sans doute. - Au lieu de : lorsqu'il fit jour, Marc dit : comme il faisait encore très obscur (ἔννυχον λίαν). […]
v. 43 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparer Marc 1.38, note.
Jésus ne voulait pas limiter son activité à une seule ville ; il se doit à tous, il se donne à tous, aux habitants des campagnes (Marc 1.38) aussi bien qu'à ceux de Capernaüm.
Telle est la volonté de Dieu : c'est pour cela que j'ai été envoyé . (Texte reçu : je suis envoyé .)
- Jésus exprime l'objet de sa prédication en ces termes : annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu (grec évangéliser le royaume de Dieu ), c'est-à-dire proclamer ce fait tout nouveau que Dieu commençait alors à établir sur notre pauvre terre, où règnent les ténèbres et le péché, un royaume de vérité, de justice et de paix, où tous sont invités à entrer. Comparer Matthieu 3.2, note.
v. 44 · Bible annotée · 18/10/2026
Grec : il était prêchant , terme qui exprime l'activité continue, infatigable qu'il déployait.
La particule que nous rendons ainsi : dans les synagogues, indique en grec, selon le vrai texte (Sin., B. D), le mouvement ; c'est comme si l'on disait qu'il portait de synagogue en synagogue la bonne nouvelle du royaume.