1 La sagesse des femmes bâtit leur maison, mais la folie la détruit de ses propres mains.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
La femme sage. Le texte doit se traduire comme suit : Les sages (parmi les) femmes (chacune d'elles) bâtit sa maison. Plusieurs, par un simple changement de voyelle (chocmôth au lieu de chacmôth), obtiennent : la sagesse des femmes, terme abstrait qui répond mieux à celui de sottise du second membre du verset Mais nous doutons que l'auteur ait voulu employer ici ce pluriel intensif (chocmoth), qui sert dans 1.20 et 9.1 à désigner la souveraine sagesse.
Bâtit sa maison : en élevant ses enfants dans la crainte de Dieu, et en faisant régner autour d'elle l'économie et l'ordre. Cette pensée est absolument conforme à l'expérience de tous les jours : c'est de la mère, plus encore que du père, que dépendent la bonne marche et la bonne tenue de la famille et de la maison. Comparez Tite 2.5.
Mais la sottise n'est pas même capable de maintenir debout une maison qu'elle aura trouvée édifiée et, bien montée.
v. 1 · John Gill · 18/10/2026
La femme sage bâtit sa maison : non seulement par sa fécondité, comme Léa et Rachel bâtirent la maison d'Israël, mais par sa bonne tenue de maison, son économie avisée ; en veillant à la conduite de sa maisonnée, en menant ses affaires avec discernement, en y maintenant un bon ordre, et en élevant ses enfants dans la vertu, dans la crainte du Seigneur et sous sa discipline. […]
2 Celui qui marche dans sa droiture craint l’Éternel , mais celui qui est pervers dans ses voies le méprise.
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Beaucoup prétendent craindre l'Eternel, mais celui-là seul le révère qui marche dans la bonne voie.
Dans la droiture, littéralement : dans sa droiture, sans se mettre en peine de ce que les hommes pensent des règles de conduite dont il a fait choix.
v. 2 · John Gill · 18/10/2026
Celui qui marche dans la droiture craint le Seigneur. Il est clair que la crainte du Seigneur est dans le cœur et devant les yeux de ceux qui marchent selon la Parole de Dieu, avec un désir sincère de le glorifier ; car c'est par la crainte du Seigneur que les hommes se détournent du mal, et c'est à cause d'elle qu'ils ne peuvent faire ce que font les autres. Aussi, quand un homme marche droitement et que sa conduite est toute de sainteté et de piété, cela montre que la crainte de Dieu a une place dans son cœur et gouverne sa conduite extérieure. […]
3 Dans la bouche du fou est la verge d’orgueil, mais les lèvres des sages les gardent.
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Les paroles du sot sont elles-mêmes la punition de sa sottise. Elles l'exposent au mépris et à la moquerie ; or, le ridicule tue.
v. 3 · John Gill · 18/10/2026
Dans la bouche de l'insensé est une verge d'orgueil : une langue orgueilleuse, qui profère des paroles hautaines et arrogantes, avec lesquelles les insensés ou les méchants frappent les autres, blessent leur réputation et leur honneur, et finissent par se blesser eux-mêmes ; car leur langue n'est pas seulement une verge pour autrui, elle est un fouet pour eux-mêmes, ou du moins la cause des maux qui leur arrivent. Telle fut la langue de Pharaon, comme le remarque Jarchi (Exode 5:2) ; telle celle de ceux dont parle le psalmiste (Psaume 73:9) ; telle surtout celle de l'Antéchrist, dont la bouche s'ouvre en blasphèmes contre Dieu, contre sa demeure et contre ses saints (Apocalypse 13:5,6). […]
4 Où il n’y a point de bœufs, la crèche est vide ; et l’abondance du revenu est dans la force du bœuf.
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Qui veut la fin, veut les moyens. L'agriculteur qui ne se préoccupe pas des soins à donner à son bétail et qui ne se met pas en peine d'entretenir en son étable les animaux nécessaires au travail des champs, n'aura pas non plus de fourrage à leur donner, ni de récoltes à serrer dans ses greniers.
v. 4 · John Gill · 18/10/2026
Où il n'y a pas de bœufs, la mangeoire est nette ; ou « vide », comme disent Jarchi et Aben Ezra. En Judée, les bœufs servaient à plusieurs travaux agricoles : labourer, rentrer la moisson, et fouler ou battre le grain (Deutéronome 22:10 ; 25:4). Or, là où il n'y en a pas, ou bien là où on ne s'en sert pas, là où l'agriculture est négligée, il n'y a pas de paille dans la mangeoire pour les bêtes, et encore moins de nourriture pour les hommes ; ou plutôt il n'y a pas de blé sur l'aire, ni dans la grange, ni dans le grenier ; car c'est le même mot qui est ainsi traduit en Jérémie 50:26, et c'est en ce sens que l'entendent Guershom et Kimchi - le mot traduit par « nette » servant aussi à […]
5 Le témoin fidèle ne ment pas, mais le faux témoin profère des mensonges.
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparez 6.19 ; 12.17. Le témoin sûr jouit d'une réputation de véracité qu'il ne compromettra pas facilement, même s'il risque de déplaire en disant ce qu'il sait.
v. 5 · John Gill · 18/10/2026
Le témoin fidèle ne ment pas, car ce serait contredire son titre de fidèle ; et de même qu'il ne se prêtera pas à un faux témoignage sous serment devant un tribunal, il ne dira pas non plus de mensonge dans la conversation ordinaire. On peut l'appliquer aux serviteurs de l'Évangile, qui sont les témoins du Christ : l'Évangile qu'ils prêchent est un témoignage rendu à son sujet, et ils le rendent fidèlement ; et ils ne transmettront ni sciemment ni volontairement une fausseté, un mensonge de doctrine, puisque « aucun mensonge ne vient de la vérité » (1 Jean 2:21). […]
6 Le moqueur cherche la sagesse, et il n’y en a pas [pour lui] ; mais la connaissance est aisée pour l’homme intelligent.
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Le moqueur, l'homme frivole, n'a pas de véritables besoins spirituels et ne possède pas les conditions d'humilité et de sincérité indispensables à la recherche et à la conquête de la sagesse ; l'homme sensé possède cette crainte de Dieu qui est le point de départ de toute vraie sagesse, et il arrivera au but par le seul développement des germes de connaissance qu'il a déjà dans son cœur.
v. 6 · John Gill · 18/10/2026
Le moqueur cherche la sagesse et ne la trouve pas. Ainsi les Grecs moqueurs, qui raillaient la simplicité et la nudité de l'Évangile, cherchaient la sagesse naturelle et croyaient l'avoir trouvée, et se disaient sages ; mais se prétendant sages, ils sont devenus fous, et avec toute leur sagesse ils n'ont pas connu Dieu. De même les faux docteurs, qui se vantaient de leur sagesse évangélique et de leurs grandes lumières et se moquaient des autres, apprenaient toujours sans jamais parvenir à la connaissance de la vérité. Et de même les Juifs moqueurs, qui raillaient le vrai Messie, chercheraient le Christ, la Sagesse de Dieu, comme ils l'ont fait, sans le trouver (voir Jean 7:34). […]
7 Éloigne-toi de la présence de l’homme insenséa 7a ailleurs : sot. , chez qui tu n’as pas aperçu des lèvres de connaissance.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
Et tu n'auras pas reconnu en lui... Quelques-uns considèrent cette phrase comme donnant le motif de la précédente : Car tu n'auras pas... Nous pensons plutôt que c'est ici la constatation qu'on est obligé de faire. Près de l'insensé, on peut se laisser éblouir par certains avantages extérieurs ; loin de lui, on arrive bien vite à se rendre compte du peu qu'il vaut.
v. 7 · John Gill · 18/10/2026
Éloigne-toi de l'homme insensé - le méchant : évite-le, fuis sa compagnie, écarte-toi de lui, n'aie aucune relation avec lui, car elle est dangereuse, contagieuse et nuisible,
quand tu n'y aperçois pas des lèvres de connaissance : quand on constate que ses lèvres ne déversent que sottise, propos corrompus et fades, impurs et sales ; rien qui communique la grâce à ceux qui l'entendent, rien qui serve à l'édification ni ne fasse progresser en connaissance utile, mais tout le contraire. Le Targum porte :
« car il n'y a pas de connaissance sur ses lèvres »,
c'est-à-dire dans ce qu'elles expriment. […]
8 La sagesse de l’homme avisé est de discerner sa voie, mais la folie des sots est tromperie.
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
Le sage pèse soigneusement, par avance, la portée de ses actes et il ne s'engage pas dans une voie qui l'éloignerait de ce qui est bien et juste. L'insensé ne vise qu'à son propre intérêt et ne recule devant aucune injustice ; la tromperie finit par être le fond de son être et le mobile de toutes ses actions.
v. 8 · John Gill · 18/10/2026
La sagesse de l'homme avisé, c'est de comprendre sa voie : la voie de son métier, où il doit demeurer, et la manière de le mener au mieux ; la voie de son devoir, pour marcher sans reproche envers Dieu comme envers les hommes ; et la voie de la vie et du salut, qui est Jésus-Christ, dont la compréhension et la pratique sont la plus haute sagesse et la plus haute prudence. […]
9 Les fous se moquent du péché, mais pourb 9b litt. : parmi. les hommes droits il y a faveur.
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Les hommes droits sont bienveillants et évitent les occasions de nuire à leur prochain ; ils n'ont donc pas à offrir des sacrifices de réparation (Lévitique 6.1 et suivants ; 19.20-22). Les sots commettent faute sur faute : à peine en ont-ils réparé une par un sacrifice, qu'ils en ont une nouvelle à expier. Le sacrifice de réparation se raille de leur étourderie.
D'autres entendent : Le sacrifice ne procure pas aux sots ce qu'ils en attendent ; mais la bienveillance de l'Eternel repose sur les hommes droits.
v. 9 · John Gill · 18/10/2026
Les insensés se moquent du péché : de leurs propres fautes ou de celles des autres ; ils les prennent à la légère, en font une plaisanterie, appellent le mal bien et le bien mal ; ils prennent plaisir à les commettre et à voir les autres les commettre ; bien plus, ils s'amusent du mal qui en résulte pour autrui ; ils se moquent des reproches qu'on leur fait et raillent ceux qui les instruisent et les reprennent ; ils rient de l'état futur et du jugement terrible dont on les avertit, et disent d'un ton railleur : « où est la promesse de son avènement ? » Certains, comme le remarque Aben Ezra, traduisent « un sacrifice pour le péché » et l'entendent des sacrifices d'expiation de la loi, […]
10 Le cœur connaît sa propre amertume, et un étranger ne se mêle pas à sa joie.
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
L'amertume de l'âme, littéralement de son âme, c'est-à-dire, sa propre amertume. Nul homme ne peut pénétrer jusque dans les profondeurs du cœur de son prochain. La sympathie humaine à des bornes.
Nul ne peut... Littéralement : Et à sa joie ne se mêlera pas un étranger. Personne que Dieu ne peut avoir avec nous part à nos douleurs et à nos joies intimes.
v. 10 · John Gill · 18/10/2026
Le cœur connaît sa propre amertume ; ou : « l'amertume de son âme », la détresse de sa conscience, l'angoisse de son esprit ; seul le cœur de l'homme la connaît tout entière ; les autres peuvent en deviner quelque chose à ses regards, à ses paroles et à ses gestes, mais non le tout (voir 1 Corinthiens 2:10 ; Job 23:2). L'amertume de l'âme naît souvent des ennuis extérieurs, des douleurs et des maladies du corps, des pertes, des épreuves et des déceptions (1 Samuel 1:10,15 ; Job 3:20 ; 7:11 ; 10:1 ; Ésaïe 38:15,17). […]
11 La maison des méchants sera détruite, mais la tente des hommes droits fleurira.
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
Comparez 12.7. Au premier abord une maison paraît plus durable qu'une tente. Mais, habitée par un méchant, la maison perd toute solidité.
Est florissante, littéralement : pousse, germe. Il y a ici combinaison de deux images.
v. 11 · John Gill · 18/10/2026
La maison des méchants sera détruite : ces maisons bâties pour perpétuer leur nom et éterniser leur mémoire, et qui, si hautes et si imposantes, si solides et si fermes soient-elles, finiront par tomber en ruine, par un accident ou par un autre, alors qu'ils s'imaginaient qu'elles dureraient à jamais et que leurs demeures subsisteraient de génération en génération (Psaume 49:11). Ou bien leur famille s'éteindra, sans héritier pour recueillir leurs biens et transmettre leur nom à la postérité ; ou bien le bien de leur maison, leur fortune et leurs richesses, et surtout celles qui sont mal acquises, se dissipera. […]
12 Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin.
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
Cette maxime est reproduite textuellement 16.25. Il ne suffit pas de réfléchir, il faut chercher la sagesse où elle se trouve.
v. 12 · John Gill · 18/10/2026
Telle voie paraît droite à un homme. Telle est la voie du péché et du mal, qui promet beaucoup de plaisirs et de gaieté charnels ; on y trouve beaucoup de compagnie, c'est une large route, elle est agréable et paraît la bonne - et elle mène à la ruine. Telle est aussi la voie de l'hypocrite et du pharisien, qui se fie à sa propre justice et méprise les autres, et jusqu'à la justice du Christ ; ou du moins qui refuse de s'y soumettre, mais le foule aux pieds et tient pour profane le sang de l'alliance, méritant ainsi un châtiment plus sévère que le pécheur déclaré ; et pourtant, à cause de ses bonnes œuvres, comme il les appelle, il s'imagine être en bon chemin pour le ciel et le bonheur. […]
13 Même dans le rire le cœur est triste ; et la fin de la joie, c’est le chagrin.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Peut être triste, à cause du souvenir inconscient de toutes les béatitudes qu'il a perdues. Il y a des rires qui, sans être forcés, sont de surface.
Aboutit au chagrin. La joie terrestre est fatalement condamnée à se résoudre en tristesse.
v. 13 · John Gill · 18/10/2026
Au milieu même du rire, le cœur peut souffrir - comme celui de Belschatsar au milieu de son festin et de sa gaieté, quand il vit l'écriture sur le mur. Ainsi le péché peut dévisager un homme, et la culpabilité peser sur sa conscience et le remplir de chagrin en pleine gaieté ; on peut faire bon visage et forcer son rire quand le cœur est plein d'amertume ; et souvent cette amertume vient précisément de ce rire coupable, de la moquerie du péché et de la raillerie de la religion.
Et la fin de cette gaieté est la tristesse : parfois, dès cette vie, le pécheur finit par pleurer, et pleurer de sa gaieté coupable, de s'être ainsi diverti aux dépens de la religion et des gens pieux - et souvent quand il est trop tard. Ainsi la fin de la gaieté que se promettait l'insensé de l'Évangile fut la tristesse, quand son âme lui fut redemandée ; ainsi en fut-il du riche, qui reçut ses biens ici-bas et ses maux dans l'au-delà.
14 Le cœur qui s’éloigne [de Dieu ] sera rassasié de ses propres voies, mais l’homme de bien [le sera] de ce qui est en lui.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Pervers, qui a apostasié.
Aura la récompense, littéralement : sera rassasié de ses voies, en sentira les terribles conséquences (1.31 ; 18.20).
Pour obtenir le sens de ses œuvres à la fin du verset, il faut modifier légèrement le texte et lire méalalav au lieu de méalav, qui ne présente un sens satisfaisant qu'à la condition de sous-entendre une idée importante : et l'homme de bien de [l'accomplissement de] ce qui lui incombe.
v. 14 · John Gill · 18/10/2026
Celui dont le cœur s'égare sera rassasié de ses voies : celui qui, au fond du cœur, se détourne, dont le cœur s'éloigne du Seigneur ; en qui il y a un cœur mauvais et incrédule qui abandonne le Dieu vivant - car l'apostasie commence dans le cœur et se manifeste ensuite dans la conduite. Il peut y avoir des égarements sans que le cœur se détourne méchamment de Dieu, par pure faiblesse de la chair et sous la force de la tentation, et de ceux-là le peuple du Seigneur est relevé et guéri par sa grâce ; mais il s'agit ici de celui qui s'égare volontairement et de tout cœur. […]
15 Le simple croit toute parole, mais l’homme avisé discerne ses pas.
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Le niais, le simple (1.4, note),
v. 15 · John Gill · 18/10/2026
Le naïf croit tout ce qu'on dit : tout ce qu'on lui raconte, toutes les histoires qu'on lui débite, toutes les promesses qu'on lui fait ; et il est ainsi facile à duper et à entraîner à sa perte. Toute parole de Dieu, toute doctrine venue de lui doit assurément être crue, puisque tout ce qu'il dit est vrai et qu'il ne peut pas mentir ; sa parole est pure et exempte de toute erreur et de toute fausseté ; c'est une parole éprouvée, dont le témoignage est fidèle ; et si nous recevons le témoignage des hommes, celui de Dieu est plus grand ; d'ailleurs sa parole est utile pour instruire et pour accroître la paix, la joie et la consolation, et elle est efficace pour le salut. […]
16 Le sage craint, et se retire du mal ; mais le sot est arrogantc 16c ou : passe outre. et a de l’assurance.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Le sage craint. Ne pas sous-entendre ici Dieu. D'une manière générale, le sage se tient sur ses gardes.
v. 16 · John Gill · 18/10/2026
Le sage craint et se détourne du mal : il craint Dieu et prend garde à ne pas l'offenser ; c'est pourquoi il s'éloigne du péché, s'en tient à distance et s'abstient de tout ce qui y ressemble ; et, touché par la bonté et la grâce de Dieu envers lui, il craint le Seigneur et sa bonté, et évite donc toute occasion de pécher contre lui. Son motif n'est pas seulement la peur du châtiment, comme le dit Jarchi, mais le sentiment de cette bonté. Et puisque c'est sous l'influence de la crainte de Dieu que les hommes se détournent du mal, agir ainsi témoigne d'une saine intelligence et montre qu'un tel homme est sage (Proverbes 16:6 ; Job 28:28). […]
17 L’homme prompt à la colère agit follement, et l’homme qui fait des machinations est haï.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce verset montre ce que s'attire l'homme emporté du verset 16. Au reste, il y a gradation du début du verset à la fin. La colère nuit à qui s'y livre, et souvent les autres ne font que d'en rire. Mais les pensées mêmes de qui machine contre ses voisins constituent pour eux un danger et le font détester.
v. 17 · John Gill · 18/10/2026
L'homme prompt à la colère agit follement : celui qui est vif et brusque, d'un caractère emporté, chez qui la colère et le ressentiment se lisent aussitôt sur le visage ; il dit et fait quantité de sottises dont il se repent ensuite, qu'il regrette et dont il a honte ; et il mérite qu'on le plaigne et qu'on lui pardonne.
Et l'homme aux desseins pervers est haï : celui qui cache sa colère, dissimule son ressentiment, prépare des plans de vengeance et attend l'occasion de les exécuter, est justement odieux à Dieu et aux hommes.
18 Les simples héritent la folie, mais les avisés sont couronnés de connaissance.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
A force de subir indifféremment toutes les influences qui agissent sur leur esprit, les simples finissent par prendre rang dans la catégorie des insensés et par être gagnés par cette folie à laquelle ils ont trop complaisamment prêté l'oreille. C'est là un fâcheux héritage, une mauvaise part.
v. 18 · John Gill · 18/10/2026
Les naïfs ont la folie pour héritage : elle leur est naturelle et héréditaire ; ils naissent comme des ânons sauvages ; les dictons et les proverbes ineptes, les usages et les pratiques absurdes de leurs ancêtres, quoique reconnus pour pure sottise, sont approuvés par leur descendance : ils les aiment, les goûtent et les conservent comme leur patrimoine (Job 11:12 ; Psaume 49:13). Telles sont les traditions, les usages, les principes et les doctrines insensés de l'Église de Rome, transmis de père en fils ; et parce que le papisme est la religion où ils sont nés et où ils ont grandi, si sotte et si absurde soit-elle, ils ne veulent pas y renoncer. […]
19 Les iniques se courbent devant les bons, et les méchants, aux portes du juste.
v. 19 · Bible annotée · 18/10/2026
S'inclinent, littéralement : se sont inclinés. Cela se voit, mais pas toujours.
Aux portes du juste. Le juste habite un palais aux portes duquel viennent s'asseoir humblement ceux qui ont quelque requête à lui présenter. Voyez Psaumes 37.25-26, le rôle charitable que le juste, enrichi par la bénédiction de Dieu, est appelé à jouer ici-bas. Comparez aussi 13.22.
v. 19 · John Gill · 18/10/2026
Les méchants s'inclinent devant les bons. Cela, comme le remarque Jarchi, concerne l'avenir : la gloire des derniers jours, ou le règne spirituel du Messie, quand le royaume sous tous les cieux sera donné aux saints du Très-Haut. Car s'il y a eu quelques exemples de ce genre - Aman s'inclinant devant Mardochée, les empereurs païens devant Constantin - et s'il s'en trouve encore, dans les cas où les obligations l'exigent, cela est loin d'être général comme ce le sera pendant le règne spirituel du Christ : alors les fils de ceux qui ont affligé l'Église viendront à elle en s'inclinant, et ceux qui l'ont méprisée se prosterneront à la plante de ses pieds ; et jusqu'aux plus grands personnages […]
20 Le pauvre est haï, même de son compagnon, mais les amis du riche sont en grand nombre.
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
20 à 22 Trois maximes relatives à la haine et à l'affection que les hommes éprouvent les uns pour les autres.
Voir deux maximes analogues, 19.4,7. L'auteur dévoile ici un des côtés les plus mesquins et les plus humiliants du caractère de l'homme. Que le pauvre ne compte pas sur son prochain ! L'homme est un être intéressé, qui porte ses hommages à ceux dont il espère tirer quelque avantage. Le second membre du verset adresse aux riches un salutaire avertissement : Vos amis ne sont pas tous sincères !
v. 20 · John Gill · 18/10/2026
Le pauvre est détesté même de son prochain, autant que des étrangers ; c'est-à-dire que celui-ci l'évite et ne se soucie ni de le remarquer ni d'être son ami, de peur qu'il ne lui soit à charge. La pauvreté attire à un homme le mépris et le déshonneur : le même homme, riche ou indigent, est respecté ou dédaigné. Et cela vaut, comme le remarque Guershom, de l'homme pauvre d'argent comme de l'homme pauvre de savoir, pauvre de bourse comme pauvre d'esprit.
Mais le riche a beaucoup d'amis ; ou : « nombreux sont ceux qui aiment le riche », à cause de ses richesses ; soit par intérêt ou par ambition, soit parce que les riches n'ont besoin de rien d'eux, soit parce qu'ils espèrent y gagner quelque chose. Le commentateur juif cité plus haut observe que cela vaut aussi bien du riche en biens que du riche en sagesse ; mais le premier sens est le meilleur, car l'homme sage, s'il est pauvre en ce monde, est fort peu considéré.
21 Qui méprise son prochain pèche, mais bienheureux celui qui use de grâce envers les malheureuxd 21d qqs. lisent : débonnaires. !
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
Commet un péché. Mépriser son prochain, c'est pécher contre le Créateur, qui a placé nos semblables près de nous pour que nous leur témoignions les égards qui leur sont dus.
v. 21 · John Gill · 18/10/2026
Celui qui méprise son prochain pèche : celui qui le méprise dans son cœur, qui en parle avec dédain, qui l'ignore, qui refuse d'être son ami, de s'entretenir avec lui ou de le secourir dans le besoin - car il semble s'agir ici de son prochain pauvre ; la Septante et la version arabe traduisent d'ailleurs : « celui qui méprise le pauvre », qui le méprise à cause de sa pauvreté, à cause de son origine, de son éducation et de sa situation modeste, ou à cause de sa faiblesse, de son incapacité ou de quelque autre circonstance extérieure. […]
22 Ceux qui machinent du mal ne s’égarent-ils pas ? Mais la bonté et la vérité sont pour ceux qui méditente 22e même mot que machiner. le bien.
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
La forme interrogative, employée ici pour la première fois dans notre recueil de sentences, exprime une certitude absolue ; voir dans le discours du chapitre 8, le verset 1, note.
Méditent, littéralement : forgent, machinent (3.29).
Ne s'égarent-ils pas ? Comparez 12.26 et Job 12.24.
Trouvent grâce : sont aimés de Dieu et des hommes.
Et fidélité : jouissent d'une faveur durable.
v. 22 · John Gill · 18/10/2026
Ceux qui machinent le mal ne s'égarent-ils pas ? Assurément si ; ils s'écartent du bon chemin, de la parole de vérité, de l'Évangile du Christ, ceux qui montent des plans pour pécher et nuire à leur prochain, ou qui le « labourent » et le sèment, s'attendant à une belle récolte ; mais ils s'apercevront de leur erreur et verront que cela ne rapporte rien, qu'ils ont pris une mauvaise voie et sont sortis du droit chemin. Nul ne machine le mal plus que les papistes, et nul ne s'égare plus tristement ni plus fatalement. […]
23 En tout travail il y a profit, mais la parole des lèvres ne mène qu’à la disette.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Les paroles des lèvres, comme dans Job 11.2 ; Esaïe 36.5, indiquent un bavardage parfois dangereux, toujours vain.
v. 23 · John Gill · 18/10/2026
Tout travail apporte du profit ; ou : de l'« abondance » ; on y gagne beaucoup : la nourriture, le vêtement, la fortune, le bien, la sagesse, l'honneur ; et rien ne s'obtient sans travail. Celui qui est actif dans son métier, qu'il travaille de ses mains ou de sa tête - en faisant de bonnes choses de ses mains, ou en s'appliquant à l'étude, à beaucoup lire et à méditer constamment -, gagnera beaucoup, pour son propre usage et pour le bien d'autrui.
Mais le bavardage des lèvres ne mène qu'à la disette : la disette de nourriture et de vêtement, des choses nécessaires à la vie. […]
24 Les richesses des sages sont leur couronne ; la folie des sots est folie.
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
La richesse, mise à la disposition des justes, est non pas un péril, une occasion de chute et d'orgueil, mais un ornement porté dignement, un moyen de faire le bien dans une plus large mesure. L'expérience montre qu'un homme de bien, possesseur d'une grande fortune, grandit dans l'estime des gens, grâce aux ressources matérielles qu'il possède et dont il fait un sage et noble usage. Les insensés, au contraire, quelque riches qu'ils puissent être, sont et demeurent aux yeux de tous des insensés ; la fortune ne leur est qu'une facilité de plus à mal faire.
v. 24 · John Gill · 18/10/2026
La couronne des sages, c'est leur richesse : les richesses, employées par eux à accroître et à parfaire leur savoir et leur sagesse, et pour le bien d'autrui, leur font honneur et leur valent crédit et considération auprès des gens sensés et bons (voir Ecclésiaste 7:11,12).
Mais la folie des insensés reste folie : pure folie, folie complète, exactement ce qu'elle était ; les richesses ne les rendent pas plus sages, et souvent même leur folie n'en éclate que davantage, par le mauvais usage qu'ils en font : les dépensant à satisfaire leurs passions coupables, sans rien en employer à leur propre instruction ni au bien de leurs semblables. Le Targum porte :
« la gloire des insensés, c'est leur folie » ;
et cette gloire n'est autre que leur honte, dont ils se glorifient - de tels insensés sont des méchants.
25 Un témoin fidèle délivre les âmes, mais la tromperie profère des mensonges.
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
Les âmes : de ceux qui, sur de fausses accusations, ont été traduits en justice et risquent d'être les victimes de la calomnie. Le témoignage d'un homme véridique et dont l'autorité morale est reconnue de chacun, sera décisif et produira la lumière dans l'esprit des juges. Mais il n'y a aucun fond à faire sur celui dont le mensonge est l'atmosphère morale. Comparez 12.17.
v. 25 · John Gill · 18/10/2026
Le témoin véridique délivre des vies ; ou : « le témoin de la vérité », celui qui témoigne selon la vérité, sous serment, devant un tribunal : il « délivre des âmes », des hommes - non pas un seul, mais plusieurs, une famille entière ou davantage, menacée de ruine ; il les délivre, ajoutent la Septante et la version arabe, « des maux » : des accusations et des charges mensongères portées contre eux, de l'oppression de leurs ennemis, de la perte de leur réputation, et de la ruine et de la destruction qui les attendaient. Il délivre leurs « vies », selon une autre traduction possible, mises en danger par de fausses accusations. […]
26 Dans la crainte de l’Éternel il y a la sécurité de la force, et il y a un refuge pour ses filsf 26f les fils de celui qui craint l’Éternel. .
v. 26 · Bible annotée · 18/10/2026
Et ses fils. Dieu bénit les enfants des fidèles et reporte sur eux les grâces dont il avait fait jouir les pères ; cela d'autant plus qu'il sait que ces derniers se sont efforcés de transmettre à leurs descendants leur foi et leur crainte de Dieu. Voyez Genèse 18.19.
v. 26 · John Gill · 18/10/2026
Dans la crainte du Seigneur est une ferme assurance : ceux qui craignent le Seigneur peuvent être assurés qu'il les aime, qu'il se plaît en eux, que son œil est sur eux et son cœur tourné vers eux ; qu'il leur communiquera tout ce qui leur est nécessaire, et qu'il les protégera et les défendra. Ou bien il s'agit du Seigneur lui-même, objet de cette crainte, appelé « la crainte d'Isaac » (Genèse 31:42) : il est une tour forte, un refuge pour ceux qui le craignent et se confient en lui (Proverbes 18:10).
Et ses enfants auront un refuge : les enfants de Dieu, tels que sont ceux qui le craignent ; le Seigneur est pour eux un refuge contre le vengeur du sang, contre la justice vengeresse de Dieu, contre l'orage et la tempête de la colère divine, contre les malédictions d'une loi juste - comme contre la fureur et les persécutions des hommes.
27 La crainte de l’Éternel est une fontaine de vie, pour faire éviter les pièges de la mort.
v. 27 · John Gill · 18/10/2026
La crainte du Seigneur est une source de vie. Là où se trouve la vraie crainte de Dieu se trouve un principe réel de grâce, qui est « une source d'eau vive jaillissant en vie éternelle » (Jean 4:14) ; la vie éternelle y est liée : cette crainte y rend apte et y aboutit. Ou bien il s'agit du Seigneur lui-même, objet de cette crainte : il est la source de la vie, naturelle comme spirituelle et éternelle ; la vie spirituelle vient de lui, se soutient et s'entretient par lui, et aboutit à la vie éternelle. […]
28 La gloire d’un roi, c’est la multitude du peuple, mais dans le manque de peuple est la ruine d’un prince.
v. 28 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans toute l'antiquité les rois sont appelés pasteurs, pour les faire souvenir, dit Calmet, de l'application qu'ils doivent apporter à augmenter leurs peuples et de la bonté compatissante avec laquelle ils doivent les traiter.
v. 28 · John Gill · 18/10/2026
La multitude du peuple fait la gloire d'un roi : car c'est le signe d'un gouvernement bon et sage, d'une administration clémente et juste, de libertés et de biens dont on jouit, de paix, d'abondance et de prospérité ; ce qui pousse les sujets à servir leur roi de bon cœur et à rester paisiblement sous son gouvernement, et invite d'autres gens à venir de partout s'y établir - ce qui accroît d'autant la force et la gloire du prince. […]
29 La lenteur à la colère est grande intelligence, mais celui qui est d’un esprit impatient exalte la folie.
v. 29 · Bible annotée · 18/10/2026
Récolte la folie. Le verbe employé ici désigne l'action de lever, de soulever de terre un objet quelconque. L'homme irritable prélève pour lui une portion de sottise.
v. 29 · John Gill · 18/10/2026
Celui qui est lent à la colère a une grande intelligence ; ou : « long à la colère » : il lui faut du temps avant de se fâcher ; il est patient et endure beaucoup et longtemps. Un tel homme montre qu'il se connaît lui-même et connaît la nature humaine, et qu'il a une grande maîtrise de ses passions - ce qui prouve une grande sagesse et une grande intelligence.
Mais celui qui est prompt à s'emporter met la folie en avant ; ou : « court d'esprit » : il se fâche vite et laisse aussitôt paraître son ressentiment dans ses paroles, ses regards et ses gestes. Un tel homme « exalte la folie » : il la préfère à la sagesse, il la met au-dessus de lui et s'en fait le serviteur. Ou bien il l'« élève », il étale sa folie au grand jour, si bien que tous la voient, pour sa honte.
30 Un cœur sain est la vie de la chair, mais l’envie est la pourriture des os.
v. 30 · Bible annotée · 18/10/2026
Un cœur paisible, littéralement : Un cœur qui guérit, qui adoucit. L'esprit patient met un baume sur les mille blessures de la vie et maintient par là la santé du corps ; littéralement : des chairs, pluriel qui indique l'ensemble des fonctions physiques.
La carie des os. Voir 12.1, note. Le cœur, travaillé par le sentiment sourd et puissant qui s'appelle la jalousie, fera souffrir le corps dans toutes ses parties, car le cœur est le centre de l'organisme.
v. 30 · John Gill · 18/10/2026
Un cœur paisible est la vie du corps : un cœur rendu tel par la grâce de Dieu, où se trouvent de solides principes de vérité, de justice et de sainteté ; ceux-ci préservent du péché et donc de bien des maladies, en sorte que la vie du corps s'en trouve saine et sauve, conservée en santé et en vigueur. Ou : un cœur « tranquille », libre de colère, d'emportement et d'envie et de toutes les passions et agitations de ce genre - ce qui contribue beaucoup à la santé du corps et au bien-être de la vie. Ou encore : un cœur, un esprit « qui guérit », humain, bienveillant et amical, qui plaint et soulage les détresses d'autrui et réconcilie ceux qui sont brouillés. […]
31 Qui opprime le pauvre outrageg 31g plutôt : fait un reproche à. Celui qui l’a fait, mais celui qui l’honoreh 31h c.-à-d. : Dieu. use de grâce envers l’indigent.
v. 31 · Bible annotée · 18/10/2026
Pour le premier membre de ce verset, voir 17.5 ; pour le second, voir 19.17. La sagesse israélite, pour recommander la mansuétude à l'égard du pauvre, s'appuie sur l'identité d'origine de tous les hommes et sur le respect que mérite un être créé à l'image de Dieu (Job 31.15). Le dédain qu'on a pour un pauvre remonte jusqu'au Créateur.
v. 31 · John Gill · 18/10/2026
Celui qui opprime le pauvre outrage son Créateur : celui qui lui fait tort, soit en le raillant et en lui reprochant sa pauvreté, soit par des procès vexatoires, soit en lui retenant son salaire, soit en ne lui donnant pas le secours qu'il devrait ; un tel homme ne fait pas seulement tort au pauvre, il outrage Dieu, qui l'a fait non seulement homme, mais homme pauvre - et qui est aussi le Créateur du riche (Proverbes 22:2).
Mais celui qui l'honore a pitié de l'indigent : celui qui désire honorer et glorifier Dieu donnera de son bien aux pauvres et, ayant compassion de leur détresse, les secourra ; et en cela il honore Dieu, dont le pauvre porte l'image et qui le lui a commandé. On peut aussi traduire : « celui qui a pitié de l'indigent l'honore », c'est-à-dire honore son Créateur ; ainsi le Targum :
« celui qui a pitié de celui à qui l'on fait tort l'honore. »
32 Le méchant est chassé par son iniquité, mais le juste est plein de confiance, dans sa mort [même].
v. 32 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans son malheur. On a souvent traduit : Par son péché. Mais le parallélisme (dans sa mort) n'est pas favorable à ce sens. Le méchant, quand lui survient un malheur, est renversé sans espoir de relèvement, car il n'a pour lui ni Dieu, ni son prochain (Job 27.8-9).
Dans sa mort : même à cette heure redoutable. Comme déjà dans 4.18 ; 5.6 ; 10.25-28 ; 11.7 ; 12.28, nous avons ici une espérance qui porte au-delà de la vie terrestre. Voir encore 15.21 ; 21.16 ; 23.13,17,18 ; 24.14,19-20. Cette confiance n'était pas celle de la masse du peuple, mais bien d'une élite de penseurs et de croyants, tels que celui qui pouvait dire : Je remets mon esprit entre tes mains.
v. 32 · John Gill · 18/10/2026
Le méchant est renversé par sa méchanceté - c'est-à-dire à la mort, comme le montre le membre opposé : il est chassé de ce monde où son cœur était si attaché, chassé de tous les biens de ce monde, qui étaient tout pour lui, sa part ; chassé du lieu où il demeurait et qui ne le reconnaîtra plus ; chassé de tous ses amis et de toutes ses connaissances, avec qui il a mené joyeuse vie ; chassé de la lumière dans les ténèbres, et jusque dans les ténèbres du dehors, en enfer, qui est un lieu de tourment, une prison, un étang brûlant de feu et de soufre ; il sera chassé comme on chasse une bête. […]
33 La sagesse demeure dans le cœur de celui qui a du discernement, mais ce qui est au-dedans des sots est connu.
v. 33 · Bible annotée · 18/10/2026
Dans le cœur des sages, la sagesse demeure tranquille, silencieuse, jusqu'au moment où il conviendra qu'elle s'exprime Mais les sots étalent avec complaisance le peu de sagesse qu'ils possèdent. Comparez 12.23 et 10.14. Lorsqu'un vase est plein d'or, disent les rabbins, il ne sonne pas ; mais dès qu'il n'y a qu'une ou deux pièces, elles y font grand bruit.
v. 33 · John Gill · 18/10/2026
La sagesse repose dans le cœur de l'homme intelligent : elle est dans son cœur comme dans un coffre où elle est déposée et gardée en sûreté ; elle y demeure cachée, discrète, sans bruit et sans étalage ; elle y habite paisiblement et durablement.
Mais ce qu'il y a au milieu des insensés se fait connaître : le peu de savoir qu'ils ont, ou croient avoir, ne reste pas longtemps en eux ; ils saisissent toutes les occasions de le montrer et de faire savoir aux autres ce qu'ils ont acquis ; et par là, au lieu de la réputation de sages et d'avisés, ils acquièrent celle d'insensés. […]
34 La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples.
v. 34 · Bible annotée · 18/10/2026
34 et 35 Deux proverbes relatifs à l'Etat et à son chef.
Belle maxime, dont la justesse est prouvée par l'histoire de tous les temps. Ce qui rend une nation grande et illustre, ce sont les principes de justice, d'équité, de droiture qui président à son gouvernement, inspirent ses magistrats, sont appliqués dans les rapports internationaux. La puissance militaire peut être brisée ; l'éclat d'une brillante civilisation peut être terni par les abus qui résultent de cette civilisation même. L'idéal de justice et d'honneur est le bien suprême, le fondement, qui doit être fermement maintenu. Il sera une sauvegarde dans les jours de grande prospérité, et un puissant levier dans les époques de lutte et d'épreuves nationales.
v. 34 · John Gill · 18/10/2026
La justice élève une nation : celle qu'exerce le gouvernement, et celle que les sujets pratiquent les uns envers les autres, en rendant à chacun son dû. Voilà ce qui élève une nation, comme ce fut le cas du peuple d'Israël tant qu'il la pratiqua ; voilà ce qui met un peuple au-dessus de ses voisins et le fait estimer de Dieu et des hommes, avec les privilèges et les bénédictions qui rendent une nation véritablement grande et honorable. Certains l'entendent des aumônes et de la bienfaisance envers les pauvres, qu'on appelle « justice » en hébreu comme en grec (voir Gill sur « Matthieu 6:1 »). […]
35 La faveur du roi est pour le serviteur intelligent, mais sa colère est sur celui qui fait honte.
v. 35 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir dans 10.5 la même opposition entre avisé et qui fait honte.
Du roi, du vrai roi, du roi qui est lui-même avisé.
Qui fait honte, par sa maladresse. Il faut y regarder à deux fois avant de s'approcher des rois et de leur offrir des services, et considérer si l'on a la capacité requise.
v. 35 · John Gill · 18/10/2026
La faveur du roi va au serviteur avisé : celui qui s'acquitte bien de la charge qu'on lui a confiée, qui mène toutes ses affaires avec sagesse et prudence, qui met son soin et son zèle à tout faire pour l'honneur du roi et le bien de ses sujets ; un tel homme a part à la faveur royale, il tient une place dans le cœur de son maître, il ne peut qu'être élevé en honneur par lui et promu à des charges plus hautes et plus profitables, comme il est protégé et défendu par lui. Ainsi le Christ, le Roi des rois, témoigne sa faveur à ses serviteurs sages et fidèles (Luc 12:42-44).
Mais sa colère est pour celui qui fait honte : celui qui néglige sa tâche ou l'accomplit sottement, de telle manière que son prince en ait honte, et qui s'attire ainsi honte et déshonneur ; tout cela provoque la colère de son maître, qui le renvoie de son service et le marque du sceau de l'infamie (voir Luc 12:45-48).