Telle voie paraît droite à un homme. Telle est la voie du péché et du mal, qui promet beaucoup de plaisirs et de gaieté charnels ; on y trouve beaucoup de compagnie, c'est une large route, elle est agréable et paraît la bonne - et elle mène à la ruine. Telle est aussi la voie de l'hypocrite et du pharisien, qui se fie à sa propre justice et méprise les autres, et jusqu'à la justice du Christ ; ou du moins qui refuse de s'y soumettre, mais le foule aux pieds et tient pour profane le sang de l'alliance, méritant ainsi un châtiment plus sévère que le pécheur déclaré ; et pourtant, à cause de ses bonnes œuvres, comme il les appelle, il s'imagine être en bon chemin pour le ciel et le bonheur. Ainsi le papisme, par la pompe et l'apparat de son culte, par les faux miracles de ses prêtres et par l'air de dévotion qui s'y déploie, paraît être le bon chemin.
Mais son issue, ce sont les chemins de la mort : ils mènent à la mort éternelle, car tel est le salaire du péché, sous quelque apparence qu'il se présente.