Celui qui marche dans la droiture craint le Seigneur. Il est clair que la crainte du Seigneur est dans le cœur et devant les yeux de ceux qui marchent selon la Parole de Dieu, avec un désir sincère de le glorifier ; car c'est par la crainte du Seigneur que les hommes se détournent du mal, et c'est à cause d'elle qu'ils ne peuvent faire ce que font les autres. Aussi, quand un homme marche droitement et que sa conduite est toute de sainteté et de piété, cela montre que la crainte de Dieu a une place dans son cœur et gouverne sa conduite extérieure.
Mais celui qui suit des voies tortueuses le méprise : soit Dieu lui-même, celui que craint l'homme intègre ; car celui qui agit de travers, contrairement à la loi de Dieu, ou qui la transgresse et sort du chemin, méprise Dieu son législateur, foule aux pieds son autorité, lève la main et se met en état d'hostilité contre lui ; et celui qui pervertit l'Évangile du Christ méprise ses serviteurs, et méprise le Christ lui-même et celui qui l'a envoyé. Ou bien le sens est qu'un tel homme méprise celui qui craint le Seigneur ; c'est ainsi qu'Aben Ezra l'interprète, et de fait les gens de bien sont généralement méprisés des méchants. La Vulgate va dans ce sens :
« celui qui marche par le droit chemin et craint Dieu est méprisé par celui qui suit une voie infâme » ;
mais la Septante et la version arabe portent « il est méprisé », en parlant de l'homme tortueux.