Ce passage est le seul dans toute cette narration où l'impression de l'historien perce à travers l'objectivité du récit. Les détails sur le caractère de Barabbas sont répétés (voir v. 19) pour faire ressortir tout ce que le choix d'Israël à eu d'odieux, et l'expression : il le livra à leur volonté, accentue fortement la lâcheté du juge qui renonce par là à son rôle de protecteur de l'innocence. Matthieu et Marc placent ici les mauvais traitements que Jésus eut à subir de la part des soldats romains ; c'est sans doute la scène racontée par Jean (Jean.10.1-3) et placée par lui avec raison avant la flagellation. Elle eut pour théâtre, selon Marc, la cour intérieure du prétoire ; ce qui s'accorde avec Jean. Ce persiflage avait moins pour objet Jésus lui-même que le Messie juif représenté en sa personne.
3. Le supplice. (23.26-46)
Nous divisons ce récit en trois parties : 1o le chemin de la croix (v. 26-32) ; 2o la crucifixion (v. 33-38) ; 3o le temps passé sur la croix (v. 39-46).
Versets 26 à 32. 1o Le chemin de la croix.