Le signe dont Judas était convenu avec la troupe avait pour but d'empêcher que Jésus ne s'échappât, tandis que l'un des siens serait saisi à sa place. Il n'y avait en soi dans le choix de ce signe, comme le remarque Langen, aucun raffinement d'hypocrisie. Le baiser était la forme ordinaire de salutation, spécialement de la part des disciples envers leur maître. Le but de cette salutation n'est pas mentionné par Luc ; il s'entendait de soi-même. Nous voyons chez Jean comment l'attitude franche de Jésus, qui s'avança de lui-même au-devant de la troupe, rendit ce signal superflu et presque ridicule. - La parole de Jésus à Judas, v. 48, est reproduite assez différemment dans Matthieu, et complètement omise chez Marc. En souvenir de ce baiser, l'Eglise primitive supprimait, le jour du Vendredi-Saint, la cérémonie du baiser fraternel. - Le but unique de la scène qui suit, dans Jean (le « c'est moi » de Jésus, avec ses conséquences), était d'empêcher qu'un disciple ne fût arrêté simultanément avec lui.
Versets 49 à 51[1]. L'essai de défense :
Notes
[1] Marcion omettait les v. 49 à 51.