Qui sont ces τίνες, quelques-uns, dont parle le v. 9 ? Difficilement des pharisiens, comme le croit Reuss. Jésus eût trouvé une autre image pour les représenter, qu'eux-mêmes. Bleek pense que c'étaient des disciples de Jésus. Mais Luc les eût désignés comme tels (16.1). C'étaient plutôt des membres du cortège de Jésus, qui ne s'étaient pas encore ouvertement déclarés pour lui et qui manifestaient un éloignement hautain pour certains pécheurs, péagers ou autres, qui l'accompagnaient ; comp. 19.7. - Le terme σταθείς, se tenant là debout (v. 11), indique certainement, quoiqu'en disent Weiss et d'autres, une pose assurée et même hardie ; comme le dit Reuss : « Après s'être placé en évidence. » - Πρὸς ἑαυτόν ne dépend pas de σταθείς : « se tenant à part, à distance du vulgaire, » - il eût fallu καθ’ ἑαυτόν (Meyer), - mais de προσήυχετο : « il priait, se parlant ainsi à lui-même… » C'était moins une prière dans laquelle il rendait grâces à Dieu, qu'une félicitation qu'il s'adressait à lui-même. La vraie action de grâces est toujours accompagnée d'un sentiment d'humiliation. - Les pharisiens jeûnaient le lundi et le jeudi de chaque semaine. Κτᾶσθαι désigne l'acte d'acquérir plutôt que celui de posséder ; il se rapporte donc ici au revenu des terres.
Verset 13. Le péager :