Les excuses diffèrent, mais l'esprit est le même. (verset 18, note.)
Il y a cependant une gradation : le premier se croit sous la nécessité absolue de refuser ; le second dit simplement qu'il part pour éprouver ses bœufs ; le troisième ne cherche pas même une excuse, il se sent dispensé par l'importance de ce qui le retient (son mariage), et il se contente de répondre : Je ne puis.
Tous les motifs allégués sont honnêtes, légitimes, plausibles aux yeux des hommes : ce sont les possessions, les affaires, les affections de famille. Mais comme il n'y a aucune incompatibilité entre ces choses-là et la communion avec Dieu, elles ne sont, au fond, que de vains prétextes. Le vrai obstacle est ailleurs, dans le cœur de l'homme.