Voir Matthieu 4.16, note.
Les images de ce verset, expression d'une triste réalité, sont empruntées à Esaïe 9.1, qui décrit à la fois les ténèbres et la lumière qui y resplendit.
Les ténèbres ne sont pas seulement, dans l'Ecriture, l'image de l'ignorance et de l'éloignement de Dieu, mais aussi de la corruption, de la misère, du malheur, de la mort, parce que Dieu est seul la source de la lumière et de la vie.
De là cette expression énergique : l'ombre de la mort. Et les malheureux que contemplait le prophète y sont assis dans l'abattement et le désespoir, n'essayant pas même de se relever.
Voici l'enchaînement logique des immenses bienfaits que Zacharie contemple a la fin de son cantique. Le soleil levant nous a visités pour nous éclairer et pour diriger nos pieds dans le chemin de la paix. Nous marcherons donc désormais après avoir été assis dans les ténèbres ; et la paix succède à toutes les misères que figure l'ombre de la mort. (versets 78,79)
Il faut prendre ce mot : la paix avant tout dans son sens le plus intime et le plus élevé : la paix avec Dieu par le pardon des péchés, (verset 77) la paix de Dieu dans le cœur, qui est pour l'homme le bien suprême.
Mais on peut le comprendre ensuite dans le sens du mot hébreu schalôm, qui signifie aussi le bien-être, la prospérité, mis en opposition avec le déplorable état qui précède.
Le chemin de la paix n'est pas seulement le chemin qui conduit à la paix, mais celui sur lequel on marche dans la paix. C'est par cette pensée que Zacharie couronne admirablement son chant de délivrance.