L'Eternel, voyant Israël, son serviteur, c'est-à-dire le vrai Israël qui sert, qui craint, (verset 50) qui aime Dieu, accablé sous l'oppression de sa misère, l'a secouru, a pris sa cause, s'est chargé lui-même d'accomplir sa délivrance. (Esaïe 41.8,9)
Et, dans cette délivrance, Marie voit la fidélité de Dieu qui se souvient de sa miséricorde éternelle envers Abraham et sa postérité, selon qu'elle avait été annoncée aux pères par les prophètes.
Telle est la signification de ces deux versets (vers 54, 55), si on les construit comme nous l'avons fait dans le texte, et non selon la version d'Ostervald, qui présente un sens assez différent.
Abraham et sa postérité sont représentés comme étant également les objets de la miséricorde de Dieu dans l'accomplissement des promesses qui avaient été déjà faites à ce patriarche. (verset 73 ; comparez Michée 7.20 ; Esaïe 29.22 et suivants ; Jean 8.56)