La sainte joie dont tressaillit Elisabeth dans son être le plus intime se communique à l'enfant qu'elle porte en son sein. Il n'est point nécessaire de voir en cela un fait miraculeux.
L'extraordinaire ici, c'est l'action de l'Esprit-Saint dont Elisabeth fut remplie et qui lui révéla en ce moment ce qui concernait Marie.
"Le caractère de toute action de l'Esprit-Saint est d'élever l'homme au-dessus de ses impressions personnelles pour faire prédominer en lui la préoccupation des intérêts divins. C'est là le trait saillant de l'allocution d'Elisabeth. Avant tout, Marie et le fils de Marie (verset 42 et 43) ; après cela seulement, elle-même et son enfant, (verset 44) pour revenir aussitôt à Marie et à son bonheur. (verset 45) Nous retrouverons une marche analogue dans le cantique de Zacharie."Godet.
- Elisabeth salue Marie avec un saint enthousiasme comme bénie entre les femmes, plus merveilleusement bénie, en effet, qu'aucune autre femme, puisqu'elle portait dans son sein Celui qui sera le Sauveur du monde.
- Le commencement du verset présente trois leçons : elle éleva fortement la voix (texte reçu avec A, D) ; elle s'écria d'une voix forte (Sin., C) ; elle éleva la voix avec un grand cri (B).