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La visite de Marie à Elisabeth.
En ces jours-là, c'est-à-dire immédiatement après le fait qui vient d'être raconté. Marie, sous l'impression de la révélation qu'elle a reçue, portant dans son âme ces précieuses espérances, devait éprouver le plus vif désir de revoir Elisabeth, sa parente, qui venait de faire des expériences analogues ; (verset 36) de là cette expression elle s'en alla avec hâte.
Le lieu où habitait Elisabeth n'est désigné que par deux termes très vagues : pays des montagnes et une ville de Juda.
On a supposé que cette ville était Hébron, située à vingt-deux milles romains au sud de Jérusalem. Hébron avait été autrefois assignée aux sacrificateurs pour demeure. (voir Josué 21.11, où sa situation est indiquée par ce même terme : dans la montagne de Juda)
D'autres pensent qu'il y avait primitivement dans le texte Jutta (désigné comme ville lévitique, Josué 21.16) ; les copistes auraient changé ce nom peu connu en Juda.
- La promesse faite à Marie par le message de l'ange (verset 31) était-elle déjà réalisée en elle lors de sa visite à Elisabeth ? On peut le conclure avec certitude du récit qui suit, (versets 41-45) et surtout du cantique par lequel Marie donne essor à sa joie. (verset 46 et suivants)
Mais avec le sentiment si fin et si délicat qui règne dans toute cette narration, l'évangéliste passe ce grand événement sous silence et laisse au lecteur le soin de l'apercevoir sous le voile discret dont il est recouvert. L'exégèse ne saurait mieux faire que d'imiter cette réserve.