D'après la leçon de B Ξ, Simon penserait au prophète spécial attendu avant le Messie, ce qui est évidemment faux. - Le τίς, qui (v. 39), se rapporte au nom et à la famille, et le ποταπή, quelle, au caractère et à la conduite. - La preuve du don prophétique de Jésus, le pharisien la reçoit à l'instant même dans la parabole suivante, qui répond si exactement à ses pensées et à ses questions secrètes. Tout, dans l'entretien suivant, est pris sur le fait. La forme en est aimable, détendue, même légèrement, plaisante. C'est le ton de l'ironie socratique.
Verset 41. Le denier équivalait à un peu moins de 2 € ; la plus forte des deux sommes s'élève donc à 1000 € environ ; la plus faible, à 100 €. La première représente la somme énorme de péchés dont s'accusait la pécheresse et dont Jésus lui avait accordé le pardon ; la seconde, les quelques infractions à la loi que se reprochait le pharisien, et du fardeau desquelles Jésus l'avait aussi affranchi. - Ὀρθῶς ἔκρινας : « tu as bien jugé ; et en jugeant si bien, tu t'es condamné toi-même. » C'est le πάνυ ὀρθῶς de Socrate, quand il avait pris son interlocuteur dans ses filets. Mais ce qui établit entre Jésus et le sage grec une distance incommensurable, c'est la manière dont Jésus s'identifie, ici et dans ce qui suit, avec le Dieu offensé qui pardonne et qui devient en lui, Jésus, l'objet de l'amour du pécheur reconnaissant.
Versets 44 à 47. L'application de la parabole :