Jésus leur donne à entendre que leurs craintes ne proviennent que des pensées ou des imaginations de leur cœur ; puis leur déclare ouvertement : c'est moi-même ; et les invite à le toucher pour les convaincre qu'ils n'ont pas affaire à un esprit.
Enfin, (verset 40) il leur montre ses mains et ses pieds, dans lesquels ils pouvaient voir les cicatrices laissées par les clous de la croix.
Ce verset 40 manque dans D et l'ltala, et la plupart des critiques le regardent comme une interpolation très ancienne, tirée de Jean 20.20.
Il est vrai que, dans Jean, Jésus leur montre "ses mains et son côté," mais, comme le dit M. Godet,"le verset précédent de Luc, où il est parlé des pieds, a pu influer sur la forme de la phrase interpolée."
Cette mention des pieds (verset 39) suppose que non seulement les mains, mais les pieds du Sauveur avaient été cloués à la croix. C'est là un point encore discuté par les savants (voir le Commentaire de M. Godet sur saint Luc 3e édit., p. 523 et suivants, et dans un sens opposé, Meyer, sur Matthieu 27.35), mais sur lequel, indépendamment d'autres preuves historiques, ce passage de Luc ne peut guère laisser de doute.