Les sadducéens argumentaient de la loi de lévirat donnée par Moïse (Deut.25.5) et conforme à un usage patriarcal plus ancien (Gen.38), qui se trouve encore chez plusieurs peuples de l'Orient. Naturellement l'histoire ici racontée avait été inventée à plaisir pour ridiculiser l'idée de la résurrection et par là Jésus lui-même, s'il ne parvenait pas à la défendre victorieusement. Il n'est pas besoin de faire de οἱ ἀντιλέγοντες un nominatif absolu, apposition irrégulière de σαδδουκαίων ; il porte sur τινές dans ce sens : « Quelques-uns d'entre les sadducéens, qui comme tels niaient… » - A la suite du verbe ἀντιλέγειν, le μή paraît superflu. Ce n'est pas ici le cas fréquent du pléonasme de la double négation ; il faut distinguer l'objet de λέγοντες du régime sous-entendu de ἀντί : qui soutiennent (λέγοντες), contre l'opinion admise (ἀντί), qu'il n'y a pas… - Toute la narration, v. 28-33, a quelque chose de sarcastique.
Versets 34 à 36. La réponse :