Il y a dans la vie de chaque homme des moments décisifs où tout dépend pour son avenir de la docilité à une impulsion de l'Esprit. Les mots ἐν πνεύματι, « en ou par l'Esprit, » n'indiquent point un état d'extase ; il s'agit d'une simple direction intérieure. Meyer a conclu du terme γονεῖς, parents, que Luc employait ici un autre document que précédemment, document qui n'était plus écrit, au point de vue de la naissance surnaturelle de Jésus. Mais ce terme indique tout simplement la qualité en laquelle Joseph et Marie paraissaient et fonctionnaient en ce moment dans le temple. - Le καί du v. 28 indique l'apodose, comme si le circonstanciel ἐν τῷ εἰσαγαγεῖν était une proposition subordonnée. Ce καί fait en même temps ressortir l'étroite corrélation entre l'entrée des parents et la présence de Siméon qui se trouve là comme divinement commandé pour recevoir l'enfant. Le vrai sacrificateur fonctionnant en ce moment de la part de Dieu, c'est ce vieux prophète.
Verset 29 à 32 : Le cantique.
Siméon loue Dieu, d'abord pour lui-même, de ce que le terme de sa mission est heureusement atteint (v. 29 et 30), puis pour le monde, auquel vient d'être accordé un salut qui satisfera les besoins et des païens et des Juifs (v. 31 et 32). Par la vivacité des intuitions, par la concision énergique du style, ce cantique rappelle les plus belles compositions de David.