Pour rassurer les bergers effrayés, l'ange commence par affirmer la nature favorable de son message. - Htiç : « qui, en raison de sa grandeur, est destinée non seulement à vous, mais au peuple entier. »
Verset 11. Le titre de Sauveur est en l'apport avec l'état de l'humanité déchue. Ce mot exprime la compassion qu'éprouvent les anges à la vue des misères humaines. Le titre de Christ ou oint est en rapport spécial avec le peuple juif qui seul attend ce personnage promis. Enfin le titre de Seigneur exprime la relation de Jésus avec l'univers entier vis-à-vis duquel il sera un jour le représentant de la souveraineté divine. Dans ce dernier titre est comprise sa relation avec les anges eux-mêmes. - La périphrase : la ville de David, fait entrevoir dans l'enfant le nouveau David promis par les prophètes.
Verset 12. Il ne faut pas entendre le mot le signe dans ce sens que sa bassesse même sera le signe de sa dignité messianique. Ce serait une idée peu naturelle, pleine d'affectation. Le signe désigne simplement la marque à laquelle ils reconnaîtront l'enfant dont la naissance vient de leur être annoncée. Il ne pouvait y avoir beaucoup d'autres enfants nés cette nuit-là à Bethléem ; et, parmi ceux-ci, s'il s'en trouvait, nul autre assurément n'avait une crèche pour berceau. - Tout à coup une nombreuse troupe d'anges, sortant des profondeurs de ce monde invisible qui nous environne de toutes parts, se joint à celui qui vient de parler aux bergers. Son cantique est le prélude de l'adoration de l'humanité.