Si on lit avec les byz. le mot ἀποκριθείς, v. 5, Jésus répond ici au blâme qu'exprimait l'attitude des adversaires. On pourrait cependant entendre qu'il donne la réponse à la question qu'il avait posée lui-même. Par le τίνος, duquel, il les prend tous individuellement à partie. La leçon ὄνος, un âne, dans le T. R., qui se trouve dans le Sinaïticus et quelques Mjj. (v. 5), provient sans doute de la liaison avec Βοῦς, le bœuf, ou de la parole semblable 13.15. Il faut lire υἱός, fils :« Si ton fils, ou même seulement ton bœuf… » Dans ce terme de fils, comme dans l'expression de fille d'Abraham (13.16), s'exprime un sentiment de tendresse envers cet être souffrant. On ne peut méconnaître un rapport entre la maladie (hydropisie) et l'accident supposé (tomber dans un puits). Comp., 13.5-6, le rapport entre le lien par lequel le bœuf est attaché à la crèche, et celui par lequel Satan assujettissait la malade. Nous retrouvons ici l'à-propos parfait qui caractérise, jusques dans le décor extérieur, les enseignements du Seigneur. Matth.12.11, cette image est appliquée à la guérison d'un homme qui a la main sèche. Cette application est moins heureuse.
Versets 7 à 11. Le moment où l'on se met à table ; une leçon d'humilité.