"On se représente ordinairement que le serviteur, ayant reçu l'ordre de son maître, (verset 21) était reparti pour faire la seconde invitation, et que c'est après son retour qu'il prononce ces paroles. Mais de quel droit suppose-t-on ce fait non exprimé dans un récit aussi circonstancié ? Non, le serviteur, repoussé par les premiers invités, a fait de lui-même ce que le maître lui commande ici, en sorte qu'il peut répondre aussitôt (grec, vrai texte) :c'est fait, ce que tu as ordonné.Ce sens s'applique admirablement à Jésus ; il a pleinement accompli ce conseil de Dieu qui lui était connu, d'annoncer l'Evangile aux pauvres."**Meyer.
- Mais quelle révélation de la miséricorde infinie de Dieu, dans ces dernières paroles ajoutées par le serviteur : et il y a encore de la place ! S'il en est un plus pauvre, plus misérable encore que ces derniers invités, il peut reprendre courage et se dire : Il y a aussi de la place pour moi.