Le texte reçu, avec A, majuscules porte : et s'il vient à la seconde veille et s'il vient à la troisième veille. (Comparer Marc 13.35 note.)
La seconde ou la troisième veille, c'était de neuf heures à minuit, ou de minuit à trois heures. Si les serviteurs ont été vigilants jusque-là, heureux sont-ils ! Ces derniers mots sont touchants dans leur brièveté. Le texte reçu, avec la plupart des documents, il est vrai, ajoute : "Heureux sont ces serviteurs-là !"
Matthieu 24.43,44, notes. Il y a ici un brusque changement d'images, propre à faire sur les auditeurs une vive impression. Ce n'est plus le maître attendu par les serviteurs ; c'est le voleur qui vient à l'heure la plus inattendue, et qui oblige le maître de la maison à veiller. (1Thessaloniciens 5.2 ; 2Pierre 3.10 ; Apocalypse 3.3 ; 16.15)
Il ne l'a pas fait, et ainsi il a laissé percer sa maison, c'est-à-dire que le voleur y est entré avec effraction. Cette idée d'un fait accompli qu'expriment les termes de l'original, rend l'avertissement beaucoup plus impressif qu'une simple supposition, ainsi rendue par la plupart des versions : "Il veillerait, et ne laisserait pas percer sa maison !"
Les mots : il aurait veillé et...manquent dans Sin., D. Ils sont peut-être empruntés à Matthieu.