Un passage du Talmud (Hiéros. Joma, 43, 2) dit : « Le grand sacrificateur fait une courte prière dans le sanctuaire…, il ne prolonge pas sa prière de peur d'inspirer de l'inquiétude au peuple. » L'officiant pouvait en effet avoir été frappé de Dieu pour quelque faute. Cette remarque rabbinique s'applique spécialement à l'entrée du grand sacrificateur dans le Lieu très saint le jour des expiations ; mais elle peut s'appliquer aussi à l'entrée journalière du sacrificateur dans le Lieu saint. - Le peuple attendait dans le parvis que Zacharie sortît pour lui donner la bénédiction ordinaire. Le sacrificateur accomplissait cette cérémonie du haut de la corniche qui entourait l'autel des holocaustes dans le parvis.
Verset 22. Ce fut sans doute l'impossibilité où se trouva Zacharie de remplir cette fonction, qui fit comprendre au peuple qu'il s'était passé quelque chose d'extraordinaire. Le αὐτός, lui, lui-même, est opposé au peuple : le peuple soupçonnait et lui-même confirma. Il faut remarquer la forme analytique (ἦν διανεύων) ; les signes se répétaient. L'imparfait il demeurait est opposé a l'idée que ce mutisme allait cesser.
Versets 23-25 : L'accomplissement.