Il y avait assemblée régulière de synagogue les deuxième, cinquième et septième jours de la semaine (lundi, jeudi et samedi). Le jour de la Pâque doit être tombé, en l'an 29, sur le lundi 18 avril (voyez Chavannes, Revue de théol., 3e série, t. Ier, p. 209 et suiv.). Si la multiplication des pains eut lieu la veille de la Pâque (v. 4), le lendemain, jour où Jésus prononça ce discours, dut être par conséquent le lundi, qui était jour d'assemblée. Mais dans quel but l'évangéliste intercale-t-il ici cette notice ? Veut-il uniquement donner un détail historique ? Il est difficile de le croire. Tholuck pense que son but est d'expliquer la nombreuse assistance que suppose le récit suivant (donc, v. 60). N'est-ce point un peu recherché ? Il nous paraît plutôt qu'après avoir rendu compte d'un discours aussi solennel, l'évangéliste a éprouvé le besoin de fixer à jamais le lieu de cette scène mémorable (comparez 8.20). Pour sentir cette intention, il faut d'abord observer le manque d'article devant συναγωγῇ, non : dans la synagogue, mais : en pleine assemblée synagogale ; puis il faut rapporter le régime en assemblée à enseignant, et le régime « à Capernaüm à il dit, et paraphraser ainsi : « Il parla de la sorte, enseignant en pleine synagogue, à Capernaüm. » Le terme διδάσκων, enseignant, qui désigne un enseignement proprement dit, rappelle la manière dont Jésus avait expliqué et discuté les textes scripturaires, v. 31 et 35 ; il est en rapport avec la solennité de cette scène.
Les auditeurs avaient interrogé, murmuré, débattu ; maintenant ce sont les mieux disposés d'entre eux, et même quelques-uns des disciples permanents de Jésus, qui se font les organes du mécontentement général.
4. Versets 60 à 65.