Ces versets 38-40 confirment (car) le verset 37 : Il est impossible que Jésus rejette ceux qui viennent à lui, puisqu'il est descendu du ciel pour faire en toutes choses la volonté de Celui qui l'a envoyé or la volonté de Celui (le texte reçu porte du Père) qui l'a envoyé, cette volonté pleine de miséricorde et d'amour, est que le Fils ne laisse se perdre aucun de ceux qui lui sont donnés, mais qu'il les sauve, en leur communiquant une vie impérissable, qui aura son plein épanouissement par la résurrection du dernier jour.
Alors le salut sera complet :"C'est la limite au delà de laquelle il n'y a plus de danger."Bengel.
Cette solennelle déclaration, quatre fois répétée dans ce discours, (versets 40,44,54) couronne l'enseignement du Sauveur sur son office de vivificateur et l'action qu'il exerce en tant que pain de vie.
De même au chapitre précédent les paroles des versets 29-30 complétaient la description de l'œuvre de résurrection qu'il doit opérer au sein de l'humanité. Il y a donc un parallélisme remarquable, en même temps qu'un progrès constant, dans les enseignements de Jésus que nous rapporte notre évangile.
"Dans son entretien avec la Samaritaine, Jésus s'était contenté de se présenter à elle comme l'eau vive qui rafraîchit et restaure l'âme ; ici, il indique qu'il veut être plus encore : Celui qui renouvelle et glorifie l'homme tout entier, le corps aussi bien que l'âme. Le Sauveur développe ainsi la pensée sublime qu'il est la vie du monde et montre dans la glorification du corps le couronnement de son œuvre de vivification."Olshausen.
Tel est aussi l'enseignement apostolique. (1Corinthiens 1Co 15 1Th 5 :23.))