Les retirer du monde, les admettre dans la gloire où Jésus va entrer lui même, serait leur épargner les combats et les souffrances qui les attendent, Jésus ne le demande pas, parce qu'ils ont leur œuvre à faire en ce monde ; mais ce qu'il demande à Dieu avec instance c'est, d'abord, qu'ils soient préservés du mal, et ensuite, qu'ils soient sanctifiés. (verset 17)
Quand il en sera temps, il les admettra dans son repos et dans sa gloire. (verset 24)
- Le mot grec que nous traduisons par du mal se présente, ici comme dans l'oraison dominicale, (Matthieu 6.13) sous une forme qui rend incertain s'il est du genre neutre et signifie le mal, tout mal moral, ou s'il est du genre masculin, auquel cas il désignerait le malin, le diable.
Les interprètes se divisent entre ces deux sens. Luther, Calvin, Olshausen, Stier, Tholuck, Hengstenberg, M. Godet soutiennent le premier, et nous partageons pleinement leur opinion. De Wette, Meyer, Reuss, MM. Weiss, Luthardt et d'autres, défendent le second.