Ou, selon le texte reçu (Sin., A, la plupart des majuscules) : venez et voyez. Les deux disciples s'informaient modestement de la demeure de Jésus, dans l'intention de le visiter plus tard ; mais lui les invite à le faire immédiatement, et quand ils l'auront vu et entendu, ils lui seront acquis pour toujours. La vraie foi, qui est la confiance du cœur, ne naît que d'un contact immédiat avec le Sauveur.
C'est-à-dire quatre heures de l'après-midi, à compter depuis six heures du matin selon la manière des Juifs.
Notre évangéliste adopte probablement partout cette division du jour usitée chez tous les peuples anciens, qui comptaient les heures à partir du lever du soleil, et non, comme le pensent quelques interprètes (Tholuck, Ebrard, Ewald, Westcott, Keil), celle des modernes, qui les comptent à partir de minuit. Cette dernière manière de compter placerait le fait qui nous occupe à dix Heures du matin. (voir 4 : 6, 52 ; 11 : 9 ; 19 : 14, notes.)
Ce jour-là s'expliquerait mieux s'il s'agissait de dix heures du matin, mais cette expression peut s'appliquer aussi à la fin de la journée. Elle oppose à la courte visite que les deux disciples se proposaient de faire à Jésus, les longues heures qu'ils passèrent auprès de lui.
Cette première rencontre avec son Maître a laissé à Jean un souvenir si ineffaçable, qu'en écrivant son évangile un demisiècle plus tard, il sait en indiquer l'heure précise.