Il faut sans le moindre doute lire ἐλθών, (étant arrivé) ; au lieu d'εἰσελθων, entrant, que lit le T. R. ; les documents sont décisifs, et le contexte également ; ce mot en effet ne peut se rapporter au moment de l'entrée dans la maison ; car cela supposerait que la mère se trouvait dans la rue, ce qui est impossible. Cette leçon est provenue de Marc.5.37 où est raconté le renvoi des autres disciples et de la foule immédiatement avant l'entrée dans la maison. - Le εἰσελθεῖν, entrer, qui suit, se rapporte à l'entrée dans la chambre mortuaire. Au moment d'y entrer lui-même, Jésus interdit de le suivre aux gens qui étaient dans le vestibule, les domestiques, les pleureuses, etc., qui étaient curieux de voir ce qui allait se passer. Ce moment est aussi signalé par Marc, le plus détaillé des trois, v. 40. Seul en effet Marc distingue les deux renvois, v. 37 et 40, celui devant la maison et celui dans la maison.
Verset 52. D'après Olshausen, Néander et d'autres, Jésus voudrait dire que l'enfant est en léthargie. Mais dans ce sens, Luc aurait dit (v. 53) δοκοῦντες, croyant que, et non εἰδότες, sachant que. Jésus veut dire que dans l'ordre de choses auquel il préside, la mort n'est plus la mort ; elle prend le caractère d'un simple assoupissement momentané (Jean.11.11, expliqué par v. 14). Baur, en raison du πάντες, tous (v. 52), a prétendu que les apôtres aussi étaient compris par Luc parmi ceux qui se moquaient de Jésus (Evang. p. 458). Et le père et la mère aussi, par la même raison ?