Le καὶ αὐτός, et lui, signifie que son tour de parler est maintenant venu. Ils ont vidé leur cœur ; c'est à lui de remplir ce vide. Et d'abord il leur adresse un reproche (v. 25). Ἀνοητοί, insensés, se rapporte à l'intelligence ; βραδεῖς, lents, au cœur. S'ils eussent embrassé avec plus de foi les promesses de Jésus et la puissance du Dieu vivant, le fait d'une résurrection n'eût pas été si éloigné de leur pensée (Marc.12.21). - Après cela vient l'instruction (v. 26 et 27). Le v. 26 est le mot central du récit. - Le commentaire du ἔδει, il fallait, fut sans doute plutôt exégétique que dogmatique ; ce fut le développement des textes prophétiques (v. 27). Souffrir et entrer signifie ici : n'entrer qu'après avoir souffert. La résurrection est envisagée par Jésus comme l'entrée dans son état d'élévation, mais non encore comme son élévation complète. - Jésus avait devant lui un beau champ, depuis le protévangile jusqu'à Malachie ch. 4. En étudiant pour lui-même les Ecritures, il s'y était retrouvé partout (Jean.5.39-40). Combien y en a-t-il, parmi les interprètes actuels de l'A. T., dont l'exégèse n'est pas un long démenti donné à celle que Jésus offrit, d'après ce verset, à ses deux interlocuteurs ? Le second ἀπό (v. 27) fait entendre que la démonstration recommençait à nouveau avec chaque prophète. Jésus envisage Moïse comme la base du prophétisme ; et en effet le prophétisme n'est tout entier qu'un rappel à la loi.
Versets 28 à 31. La reconnaissance :