Le sujet de ἐγένετο est la proposition : les bergers se dirent ; c'est un pur hébraïsme ; comp. v. 6 ; 1.8. - Le T. R. présente une. expression singulière : « Et il arriva que, lorsque les anges se furent retirés…, les hommes, les bergers se dirent… » Ces mots : les hommes, avec le et qui précède et qui est la reproduction littérale du vav hébreu indiquant l'apodose, sont omis par les alex. Cette omission me paraît sans nul doute due à l'étrangeté de l'expression. Cette locution rend parfaitement l'impression des bergers, lorsqu'après la disparition des anges, ils se retrouvèrent seuls entre hommes. Personne n'aurait songé à inventer une telle glose. - Le καί, tout en indiquant la principale, fait ressortir la corrélation entre le départ des anges et celui des bergers qui se mettent en devoir de leur obéir. L'aoriste εἶπον du T. R. est probablement une correction de l'imparfait ἐλάλουν des alex. Les bergers s'étaient tus pendant l'apparition ; maintenant ils parlent de nouveau entre eux. Le λέγοντες du Sinaït. est certainement de trop. - Le δή donne un caractère pressant à l'invitation. Le διά dans διέλθωμεν signifie : à travers la campagne qui les sépare de la ville. - Le mot ῥῆμα, ainsi que si souvent l'hébreu davar, ne peut, surtout avec le verbe voir, désigner que la chose elle-même, la parole en tant que réalisée. Il est visible que dans tout ce récit les formes araméennes sont conservées avec le plus grand soin, jusque dans les plus petits détails de l'expression.
Verset 16. Le ἀνά dans ἀνεῦρον indique la découverte successive ; ce qui les frappe d'abord, c'est la mère, puis ils remarquent Joseph, puis l'enfant.