Les παρεστῶτες sont les satellites armés, exécuteurs des ordres du souverain. L'économie de gloire se change pour un tel serviteur en une éternité de privation et de honte. Les forces saintes et les moyens d'action, dont il n'a pas su se servir, lui sont retirés et sont ajoutés à ceux du serviteur actif qui a fidèlement travaillé. Par exemple, cette peuplade païenne qu'aurait pu évangéliser ce jeune chrétien, resté ici-bas l'esclave de ses aises, est confiée, dans l'économie future, au missionnaire dévoué qui sur la terre aura usé ses forces au service de Jésus. « Ses serviteurs le serviront, » voilà la récompense de la fidélité (Apoc.22.3). - Dans l'expression : A celui qui a dix marcs, ce terme de dix marcs ne se rapporte pas à la somme confiée, mais à la somme acquise. Les âmes sauvées par le travail d'un serviteur fidèle appartiennent sans doute avant tout à Christ, mais aussi, en un certain sens, à celui qui les lui a acquises. Elles deviennent sa joie et sa couronne (1Thess.2.19) ; sa gloire et sa joie (v. 20 ; Philip.4.1). La mine ajoutée à l'avoir de ce serviteur représente un nouveau champ dans lequel il pourra déployer son activité et par conséquent ainsi acquérir de nouveaux joyaux qui enrichiront encore sa couronne.
L'interruption v. 25 est semblable à celle de Pierre.12.41 ; et la réponse v. 26, analogue à celle de Jésus.12.42. Le roi continue à parler, en apparence sans tenir compte de l'observation de ses gens, mais en y répondant réellement par l'axiome du v. 26.
Verset 26. Il y a une loi en vertu de laquelle les fruits du travail passé accroissent l'intensité du travail futur. Car chaque grâce que l'on s'est activement appropriée et dont on s'est fait un moyen d'action, accroît notre réceptivité pour des grâces supérieures, tandis que toute grâce reçue, mais non employée, est retirée, ce qui entraîne une déperdition dans la faculté d'en recevoir de nouvelles. De cette loi de la vie morale, il résulte que peu à peu toutes les grâces doivent se concentrer sur les ouvriers fidèles et être retirées aux serviteurs négligents. 8.18 Jésus disait : ce qu'il croit avoir ; ici il dit : ce qu'il a. Les deux expressions sont, vraies. On a une grâce qui vous est accordée ; mais, si on ne se l'assimile pas activement, on ne la possède pas réellement ; on croit l'avoir.
Verset 27. Le jugement des ennemis :