De l'élévation de leur maître à la souveraineté résulte pour les serviteurs une position toute nouvelle. Non seulement ils reçoivent de lui une manifestation de satisfaction proportionnée au succès de leur travail ; mais encore leur maître, agissant maintenant comme roi, leur assigne dans l'administration de l'Etat un poste dont l'importance répond au résultat de l'activité de chacun. Il en sera ainsi à la Parousie dans l'état de choses glorieux qu'inaugurera cet événement. L'humble travail accompli durant cette économie terrestre au service du Seigneur absent sera la mesure du pouvoir confié à chacun par le Seigneur présent. Les dix, les cinq villes, représentent des groupes d'êtres moraux que les croyants glorifiés auront pour mission d'élever à la hauteur de leur propre vie spirituelle. - La construction du v. 15 est hébraïque. - Le γνοῖ de la leçon alex. peut être une contraction soit de l'optatif γνοίη, soit du conjonctif γνώη, ici évidemment du second. - La forme τίς τί, dans le T. R., provient de la combinaison des deux questions : Lequel a gagné quelque chose ? et : qu'a-t-il gagné ? - En disant : ta mine, le serviteur rend hommage du succès qu'il a obtenu au don de son maître. C'est ce don qui à tout fait. Qu'eût-il gagné en effet sans cette somme à lui confiée ? L'appréciation du maître, v. 17, complétera celle du serviteur.
Verset 17. Le εὖγε, courage, du Vaticanus, paraît authentique ; dans Matthieu il y a le simple εὖ, bien ! (25.21,23). Cette exclamation est pleine de promesses. - Il est bien évident que ces deux serviteurs ne sont que des exemples de plusieurs autres parmi les dix. Il en est de même du troisième.
Versets 20 à 24. Le mauvais serviteur :