La recommandation renfermée dans ce passage n'est nullement, comme on l'a cru souvent, un conseil de prudence mondaine, ni dans la pensée du Seigneur, ni dans celle de Luc (selon Holtzmann). Le terme même de parabole (v. 7) et l'adage du v. 11 protestent contre cette supposition, et ne permettent de donner à cette parole qu'un sens religieux et une application spirituelle ; comp. 18.14. Sous cette image aimable et pleine d'à-propos, Jésus donne aux convives une leçon d'humilité, dans le sens le plus profond du mot. Chacun doit, dans son cœur, prendre et reprendre toujours devant Dieu la dernière place, ou, comme dit saint Paul Phil.2.3, envisager les autres comme plus excellents que lui-même. C'est Dieu qui fixera la place définitive de chacun. Son jugement est indépendant du nôtre propre. Mais en prenant la dernière place, nous ne courons plus d'autre chance que celle d'être élevé. - ἐπέχων : fixant son attention sur cette manière d'agir habituelle chez les pharisiens (Luc.20.46). - Ewald et Holtzmann s'offusquent du terme de noces (v. 8), qui ne convient point à un simple repas comme celui-ci. Mais Jésus ne parle nullement dans la parabole du repas actuel ; c'est une fête supposée. S'il en fait une fête de noces, c'est parce que le rang est plus strictement observé dans un pareil banquet que dans un repas ordinaire. - Cet homme doit descendre jusqu'à la dernière place, parce que dans l'intervalle tous les sièges intermédiaires ont été occupés.