Il s'agit d'abord d'une simple maison. Le présent εἰσέρχησθε des byz. exprime mieux que l'aoriste des alex. la simultanéité de l'entrée et du vœu. L'impulsion dominante dans le cœur du serviteur de Christ est le désir de communiquer la paix dont il est rempli lui-même (sa paix, v. 6). - Si l'article ὁ, le, du T. R. et du Sinaïticus devant υἱός (l'enfant de paix) était authentique, il caractériserait cet individu comme l'objet d'un décret divin spécial (« celui qui doit se trouver là ») ; cette idée est peu naturelle. - L'expression : enfant de paix, est hébraïque. Dans les locutions de ce genre, la notion abstraite (ici celle de paix) est représentée comme une force réelle qui prend vie dans l'individu. Les deux plus anciens Mss. lisent ἐπαναπαήσεται, futur régulier venant de l'aoriste ἐπάνη. S'il ne se trouve pas là une âme disposée à recevoir l'effet de la salutation évangélique, celle-ci ne sera pas pour cela perdue ; elle reviendra avec un redoublement de force sur celui qui l'aura sincèrement adressée. - Envisageant son entrée dans cette maison-là, avant toute autre, comme un fait providentiel, le messager de Christ doit y fixer sa demeure pour tout le temps de son séjour en cet endroit ; voir à 9.4 ; ἐν αὐτῆ οἰκία : non « dans la même maison » (ἐν τῇ αὐτῇ οἰκίᾳ), mais « dans cette maison même où vous êtes entrés d'abord. » - Ils doivent s'envisager aussitôt comme membres de la famille et manger sans scrupule le pain de leurs hôtes. Ce n'est pas une aumône ; leur message est digne de ce salaire.
Même conduite à l'égard d'une ville entière qu'à l'égard d'une famille :