La fête des Tabernacles ou des tentes, l'une des plus grandes et des plus joyeuses fêtes israélites, se célébrait chaque année, à dater du quinzième jour du septième mois (correspondant à peu près à notre mois d'octobre), en souvenir du long séjour d'Israël sous les tentes du désert et du repos que ce peuple avait enfin trouvé dans la terre promise.
C'était, en même temps, la fête d'actions de grâces pour les récoltes de l'année, elle durait huit jours, dont le premier et le huitième étaient des sabbats. (Voir l'ordonnance de cette fête dans Lévitique 23.33 et suivants)
On peut en lire aussi la description dans Josèphe. (Ant. III, 10, 4.)
Tout le peuple érigeait sur les places, dans les rues et sur les plates-formes des maisons, des tentes, construites en rameaux verts d'arbres fruitiers, et chaque famille habitait sous cette tente, pendant toute la fête, en y prenant joyeusement ses repas.
Quant au culte public, on offrait dans le temple divers sacrifices, on faisait chaque matin une libation d'eau pure, rappelant l'eau que Moïse avait fait jaillir du rocher ; (comparez verset 37, 2e note) de plus, dans l'année sabbatique, on faisait une solennelle lecture de la loi. (Deutéronome 31.10,11)
- Jésus n'ayant point assisté cette année aux fêtes de Pâques ni de Pentecôte à Jérusalem, il était assez naturel que ses frères s'attendissent à ce qu'il allât à celle des Tabernacles, car c'était le devoir de tout Israélite de se rendre au moins à l'une des trois grandes fêtes. De là le donc du verset 3.