Jésus prévient leur question et leur donne une dernière preuve de son savoir supérieur, non seulement en leur montrant qu'il connaît par lui-même les questions qui les préoccupent, mais encore en résolvant, autant qu'il est possible en ce moment, toutes ces énigmes. Seulement, au lieu de leur expliquer les faits suprêmes qui vont se succéder si rapidement, explication qu'ils ne pourraient comprendre, il se borne à leur décrire les impressions opposées par lesquelles ils passeront eux-mêmes brusquement et qui seront le contre-coup de ces faits : la plus grande joie succédera subitement chez eux à la plus grande douleur ; et tout cela sera court, comme l'heure de l'enfantement pour la femme ; il ne faudra à Jésus que le temps d'aller à son Père et de revenir. C'est là pour eux l'heure terrible à passer ; mais il ne peut la leur éviter : et après cela, leur joie sera sans mélange et leur pouvoir sans limites. Voilà le contenu des versets 20 à 24. - Les pleurs et les lamentations du v. 20 trouvent leur explication au ch. 20, dans les larmes de Marie-Madeleine et dans tout l'état des disciples après la mort de Jésus. Les apparitions du Ressuscité ne guérirent qu'à demi cette plaie ; la joie parfaite et durable ne fut donnée qu'à la Pentecôte (v. 22). Les mots : Mais le monde se réjouira, jusqu'à : plongés dans la tristesse, ne sont pas l'antithèse réelle de la première proposition. Ils ne forment qu'un contraste secondaire. L'antithèse réelle de la première proposition est dans les derniers mots du verset : Mais votre tristesse sera changée en joie. Le ἁλλά, mais, exprime fortement cette opposition, tout en marquant le contraste avec la proposition qui précède immédiatement.