Combien de fois Jésus n'avait-il pas attesté sa pleine communion avec le Père, cette relation dans laquelle rien ne troublait la manifestation en sa personne de ce Père invisible dont il était l'organe ? Croire en lui, c'est donc bien pénétrer par l'acte de la foi, au travers de la personne humaine de Jésus, jusqu'à la source infinie de tout bien qui apparaît en lui (5.19-20 ; 6.57 ; 8.16,29,38 ; 10.30,38).
La négation : Il ne croit pas en moi, a sa pleine vérité en ce sens que le croyant ne croit pas en l'homme Jésus comme s'il fût venu ou eût agi en son propre nom (5.43) ; en Jésus, c'est réellement Dieu, et Dieu seul, qui est l'objet de la foi, puisque Dieu seul paraît en lui. Il n'est donc pas nécessaire de donner à ne pas le sens de pas seulement. - La vue, dont il est question au v. 45 est celle qui se développe avec la foi même, une intuition révélant l'être intime de la personne que l'on contemple. Sur la corrélation de ces deux actes si étroitement liés, croire et contempler, voir 6.40 et 6.36. - Jésus, la révélation vivante de Dieu, devient par le moyen de cette vue spirituelle la lumière de l'âme (3.19 ; 8.12 ; 9.5,39). Ainsi celui qui croit en Jésus possède Dieu et atteste aux yeux des autres par sa foi la vérité de Dieu (3.33). De quelle gravité n'est donc pas pour un être humain le fait d'accepter une telle apparition ! - A l'importance de la foi correspond celle du refus de croire :