Οὖν, donc, en raison du blasphème (v. 30) ; comparez v. 33. Weiss prétend que, même en comprenant la parole du v. 30 dans le sens qu'il lui donne, les Juifs pouvaient y trouver un blasphème. Mais, prise dans le sens d'une action commune de Dieu et de Jésus, cette pensée ne dépassait certainement pas ce qu'à leurs yeux le Christ pouvait dire légitimement. Or ils venaient de lui demander s'il était le Christ. Qu'y avait-il donc là qui pût les scandaliser si violemment ? - Πάλιν, de nouveau, fait allusion à 8.59. Seulement, il y avait la première fois ἦραν, ils levèrent, tandis que Jean dit maintenant ἐβάστασαν, ils portèrent. Probablement ils n'avaient pas les pierres sous la main dans le portique ; il fallait aller les chercher à quelque distance dans le parvis. C'était là, non plus une simple démonstration, comme au ch. 8, mais une tentative sérieuse. Il s'agissait d'accomplir enfin l'acte de la lapidation dont on l'avait plusieurs fois menacé. De pareilles nuances trahissent le témoin oculaire, dont le regard suivait avec anxiété cette gradation de haine.
III. Seconde allocution : v. 32 à 39.
Dans sa réponse, Jésus traite deux sujets :
- Celui du blasphème qu'on lui impute (v. 32-36) ;
- Celui de sa relation avec Dieu que l'on conteste (v. 37-39).
Versets 32 à 36 : L'accusation de blasphème.