Avec ce Logos que Jean vient en quelque sorte de découvrir dans l'éternité, il se replace à ce commencement du temps (v. 1) d'où il était remonté jusqu'avant le temps, et descend maintenant le cours des âges, afin de montrer le Logos fonctionnant dans l'histoire du monde comme organe de Dieu, avant le moment où il apparaîtra lui-même sur la terre. - Le pronom οὗτος, ce Logos-là, reproduit plus spécialement l'idée de la troisième proposition du v. 1 : cette Parole-Dieu ; mais l'apôtre y joint celle des deux premières, de manière à résumer dans ce verset le contenu des trois propositions du v. 1 et à expliquer ainsi le rôle de créateur qu'il va attribuer au Logos dans le v. 3. Il n'y a donc dans le pronom οὗτος aucune opposition à un autre être quelconque, comme le suppose Meyer et comme l'indiquerait la traduction de Rilliet : « C'est elle qui était… » - L'allusion au récit de la Genèse, dans les mots : avec Dieu, n'est pas moins évidente ici qu'au v. 1 ; comparez Genèse 1.26 (faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance).