Quels que fussent l'aveuglement et l'endurcissement de ces pharisiens, il est des situations où l'homme ne peut résister à la force de la vérité morale. Que sera ce au jour du jugement ? Chaque pécheur, se voyant à la lumière de la sainteté divine, prononcera lui-même sa propre sentence.
- Il faut remarquer cet imparfait qui peint la scène, ils sortaient, on les voit défiler un à un. Ce sont les plus âgés qui commencent, étant assez avisés pour ne pas s'exposer à une nouvelle confusion, et tous suivent, jusqu'aux derniers.
Ce mot désigne les derniers qui sortent, et non un rang qu'ils auraient observé entre eux.
- Le fait qu'ils abandonnent ainsi la femme qu'ils accusaient, montre jusqu'à l'évidence qu'il n'y avait rien d'officiel dans la mission qu'ils s'étaient donnée à eux-mêmes, par haine contre le Sauveur.
- Les mots repris par la conscience manquent dans un grand nombre de manuscrits ; s'ils ne sont pas authentiques, ils n'en expriment pas moins un fait intérieur qui est évident par lui-même.
Au milieu des disciples et du peuple, car il est clair que ceux-ci n'étaient pas sortis avec les pharisiens. La femme restant seule avec Jésus, c'était, comme le dit si bien Augustin :"la misère avec la miséricorde."
-"Le fait qu'elle reste là, au lieu de profiter de la confusion pour se dérober à tous les regards, montre que la première parole de Jésus a produit sur elle une impression d'humiliation un mouvement de repentance que bien des interprètes n'ont pas su voir dans cette histoire. La parole que Jésus va prononcer suppose et prouve cette impression. L'angoisse de la mort est ôtée à cette pauvre femme, mais c'est pour faire place à l'angoisse de la conscience qui n'est pas moins grande. Que va lui dire le Sauveur, lui quiest"sans péché ?"Après avoir rappelé le droit mosaïque de"la première pierre,"contredira-t-il la loi de Moïse, ou va-t-il la confirmer contre la pécheresse ? Elle reste là et attend sa sentence."R. Stier.