Le malade était sans doute venu dans le temple pour prier ou offrir un sacrifice d'actions de grâces. L'avertissement que Jésus lui adresse, suppose naturellement que sa maladie avait été l'effet de quelque péché particulier : mais il ne faudrait pas conclure de là que chaque maladie résulte d'un péché individuel et spécial ; elle peut avoir pour cause, dans bien des cas, l'altération de la vie collective de l'humanité par le péché (voir à 9.3). - Par quelque chose de pire que trente-huit années de souffrances, Jésus ne peut entendre que la damnation.
Dans la révélation que l'impotent fait aux Juifs, il ne faut voir ni une communication dictée par la reconnaissance et le désir d'amener les Juifs à la foi (Chrysostome, Grotius, etc.), ni une dénonciation malveillante (Schleiermacher, Lange), ni un acte d'obéissance envers les autorités juives (Lücke, de Wette, Luthardt), ni enfin le désir hardi de leur faire connaître un pouvoir supérieur au leur (Meyer). C'est tout simplement la réponse qu'il n'a pu faire au v. 13 et qu'il fait maintenant à la décharge de sa propre responsabilité ; car il restait lui-même sous le grief, tant qu'il n'avait pu le renvoyer à l'auteur de l'acte, et cette violation du sabbat pouvait entraîner la peine de mort, v. 16, 18. Comparez Nombres 15.35.