Μήτις annonce une réponse négative : « Quelqu'un ne lui a pourtant pas apporté… ? » - Jésus explique le sens profond de sa réponse. Il emploie ici βρῶμα, en rapport avec la grossière interprétation des disciples. - Il n'est pas nécessaire, comme le veut Weiss, de voir dans la conjonction ἵνα une simple périphrase de l'infinitif. Ce qui le soutient, c'est de se proposer incessamment de faire… d'accomplir… - Le présent ποιῶ, de faire - c'est la leçon du T. R. - se rapporte à l'accomplissement permanent de la volonté divine à chaque heure, et le subjonctif aoriste τελειώσω, d'accomplir, d'achever, se rapporte au moment où le travail sera achevé, à la consommation parfaite de la tâche, qui dépendra naturellement de l'obéissance de tous les instants (17.4). La leçon ποιήσω du Vaticanus, d'Origène et des gréco-latins gâte évidemment cette belle relation ; elle est rejetée par Tischendorf et Meyer. Ce ποιήσω est provenu d'une assimilation au τελειώσω. - La relation entre les deux substantifs θέλημα, volonté, et ἔργον, œuvre correspond à celle des deux verbes. Pour que l'œuvre de Dieu se trouve achevée au moment suprême, il faut que sa volonté ait été exécutée à chaque moment. Jésus fait entrevoir par là aux disciples qu'en leur absence il a travaillé à l'œuvre du Père, et que c'est ce travail qui l'a restauré. C'est cette idée qu'il va développer au moyen d'une image que lui fournit la situation présente.