Les Juifs parlent ici de la restauration du temple par Hérode le Grand. Les travaux avaient commencé la dix-huitième année de son règne (Josèphe, Antiq. XV 11, 1), en l'automne de l'an 734 de Rome.
On avait travaillé quarante-six ans à l'édification du temple qui ne fut terminé que plus tard, sous Hérode Agrippa II (Josèphe, Antiq. XX, 9, 7.)
Cette indication peut servir à fixer la chronologie de la vie de Jésus. Si les travaux du temple furent commencés en l'automne de l'an 734 de Rome et s'ils se poursuivaient depuis quarante-six ans, nous sommes à la Pâque de l'an 781.
La Pâque où Jésus mourut fut celle de 783 (probablement, l'an 30 de notre ère).
Comprise par les adversaires dans son sens littéral et matériel, la parole de Jésus dut leur paraître une présomptueuse folie et une impiété. Aussi fut-elle reproduite comme un chef d'accusation contre lui. (Matthieu 26.61,Marc 14.58)
Seulement, les faux témoins accusent Jésus d'avoir dit : Je détruirai ce temple, tandis qu'en réalité c'est à eux, chefs du peuple, qu'il avait laissé toute la responsabilité de cette destruction.
La parole de Jésus, ainsi faussée, n'en restera pas moins gravée dans les esprits. (Matthieu 27.40,63 ; Actes 6.13,14)