A l'ouïe de cette récapitulation simple et précise de tous les mystères de son existence passée, présente et future, les disciples sont comme enveloppés d'une clarté inattendue ; une profession unanime et spontanée sort de leur bouche ; les doutes qui les tourmentaient depuis le commencement de ces entretiens sont dissipés ; il leur semble qu'en fait de lumière ils n'ont plus rien à désirer et qu'ils sont déjà arrivés au jour de la parfaite connaissance que Jésus vient de leur promettre. Non qu'ils aient la folie de vouloir affirmer, contrairement à la parole de celui dont ils proclament la toute-science en cet instant même, que c'est déjà le moment qui vient de leur être promis comme à venir ; mais la lumière est si vive qu'ils n'en sauraient concevoir une plus éclatante. En répondant si directement aux pensées qui s'agitaient au fond de leurs cœurs, Jésus leur a donné la mesure de la vérité de ses paroles en général et de la certitude de toutes ses promesses. Ils viennent de faire, comme Nathanaël au commencement, l'expérience de sa toute-science, et ils en concluent, comme lui, à son caractère divin. - Le rapport des mots : Tu n'as pas besoin que personne t'interroge, à ceux du v. 19 : Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger, est incontestable : seulement il faut comprendre ce rapport d'une manière large et digne de cette scène solennelle (en réponse à Meyer). - Dans la profession des disciples se confondent, comme dans l'expression Fils de Dieu, 1.50, les deux idées de mission (ἀπό) et d'origine (ἐξῆλθες) divines.