1 Et souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les années dont tu diras : Je n’y prends point de plaisir ; 2 avant que s’obscurcissent le soleil, et la lumière, et la lune, et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie ; 3 au jour où tremblent les gardiens de la maison, et où se courbent les hommes forts, et où chôment celles qui moulent, parce qu’elles sont en petit nombre, et où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis, 4 et où les deux battants de la porte se ferment sur la rue ; quand baisse le bruit de la meule, et qu’on se lève à la voix de l’oiseau, et que toutes les filles du chant faiblissent ; 5 quand aussi on craint ce qui est haut, et qu’on a peur sur le chemin, et quand l’amandier fleurita 5a ou : l’amande est méprisée. , et que la sauterelle devient pesante, et que la câpre est sans effetb 5b ou : le désir est anéanti. ; (car l’homme s’en va dans sa demeure des siècles, et ceux qui mènent deuil parcourent les rues ;) 6 – avant que le câble d’argent se détache, que le vase d’or se rompe, que le seau se brise à la source, et que la roue se casse à la citerne ; 7 et que la poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Huitième morceau, 1 à 10 : La joie recommandée au jeune homme.
S'il faut se réjouir même au soir de la vie (11.8), combien plus au matin !
Que ton cur te rende content. C'est du cur que procèdent les sources de la vie (Proverbes 4.23) ; aussi, à ce point de vue, peut-il être distingué du reste de la personne. Comparez 1.17 ; 3.18 ; 7.25.
Marche comme ton cur te mène. Libéralisme et largeur !
Mais sache... Sérieuse restriction. Aime Dieu et fais tout ce que tu voudras, a dit saint Augustin, mais avant tout : Aime Dieu !
Dieu te fera venir en jugement. L'on ne savait dans l'ancienne alliance jusqu'à quel point le triage commence dans le Schéol dès après la mort (9.5-6), mais Jésus a détruit le voile (Luc 16.19 et suivants). Toutefois le jugement définitif n'aura lieu qu'après des jours nombreux (11.8).
v. 1 · John Gill · 18/10/2026
Introduction au chapitre 12
Ce chapitre s'ouvre par un conseil aux jeunes gens, qui prolonge le précédent : particulièrement, celui de se souvenir de leur Créateur aux jours de leur jeunesse - conseil appuyé de la considération des peines et des incommodités de la vieillesse (Ecclésiaste 12:1), laquelle est admirablement décrite d'une manière allégorique (Ecclésiaste 12:2-6), et de la certitude de la mort, quand il serait trop tard (Ecclésiaste 12:7). […]
v. 1 · John Gill · 18/10/2026
Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ta jeunesse, etc. Ou de tes « Créateurs » ; comme de tes « auteurs » (Job 35:10 ; Psaume 149:2 ; Ésaïe 54:5) : car plus d'un concoururent, tant à la création de toutes choses en général qu'à celle de l'homme en particulier (Genèse 1:26) ; et ils ne sont ni plus ni moins que trois : le Père, le Fils et l'Esprit - le Dieu unique qui a créé les hommes (Malachie 2:10) ; le Père, qui est le Dieu de toute chair et le Père des esprits, formateur des corps et des âmes des hommes (Jérémie 31:27 ; Hébreux 12:9) ; le Fils, par qui toutes choses ont été créées - car celui qui est le Rédempteur et l'époux de son Église, caractères et relations propres au Fils, […]
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
Bannis le chagrin..., éloigne la souffrance. Ne te livre pas à un esprit morose ou à un ascétisme de mauvais aloi. Comparez 9.7, note.
La jeunesse et l'aurore sont vanité et ne durent pas, et tu as alors laissé passer sans en user le temps que Dieu t'avait donné pour être joyeux.
Au lieu d'aurore, plusieurs traduisent : la chevelure noire, en opposition aux cheveux blancs (verset 5). En Chine, le peuple aux cheveux noirs est une expression consacrée pour désigner les jeunes gens. La forme abstraite qu'a le mot hébreu en question ne parle pas en faveur de ce second sens.
v. 2 · John Gill · 18/10/2026
Avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, etc. Le sage entreprend de décrire les infirmités de la vieillesse et les peines qui l'accompagnent, afin d'engager les jeunes gens à regarder à Dieu et à la religion avant qu'elles ne viennent sur eux, elles qui rendent si impropre à son service. Le Targum et le Midrash, et après eux Jarchi, l'interprètent de l'éclat du visage de l'homme, de la lumière de ses yeux, de la beauté de ses joues et des autres parties de sa face, qui déclinent et s'en vont dans la vieillesse, la pâleur et les rides leur succédant ; d'autres, des adversités et des calamités qui accompagnent cet âge, parfois signifiées dans l'Écriture par […]
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Souviens-toi, littéralement : Et souviens-toi, ce qui peut signifier : Mais souviens-toi, ou bien présenter la crainte de Dieu comme un moyen de plus d'avoir une jeunesse belle, joyeuse et brillante comme une pure aurore.
De ton Créateur : littéralement : de tes créateurs, pluriel de majesté. Voir 5.8, note.
Les jours mauvais, dépourvus d'agréments et pleins au contraire de privations et d'infirmités (versets 4 à 7), auxquelles la mort seule met un terme (versets 7 à 9).
Je n'y prends point de plaisir. Dégoût de la vie. La vieillesse n'a plus de moyens de jouissance, mais beaucoup d'occasions de souffrance.
v. 3 · John Gill · 18/10/2026
Au jour où tremblent les gardiens de la maison, etc. Par la « maison » il faut entendre le corps humain - maison d'argile, demeure terrestre de notre tabernacle, où l'âme habite (Job 4:19 ; 2 Corinthiens 5:1). Le Targum interprète les gardiens de la maison des genoux et de leur tremblement ; le Midrash et Jarchi, bien mieux, des côtes - l'homme étant, comme dit Job, revêtu d'os et de nerfs (Job 10:11) ; quoique le tremblement ne puisse guère leur être attribué, tant elles sont fixées à l'épine ; il vaut donc mieux entendre, avec Aben Ezra, les mains et les bras, qui travaillent à l'entretien du corps et le nourrissent des aliments qu'ils acquièrent et préparent, et qui le protègent et le […]
v. 4 · Bible annotée · 18/10/2026
Et d'abord, triste disposition d'esprit du vieillard, qui voit tout en noir.
La jeunesse a ses ondées, auxquelles succèdent de brillants jours de soleil ; la vieillesse, c'est l'hiver, où les nuages donnent la pluie et où la pluie reproduit les nuages.
v. 4 · John Gill · 18/10/2026
Et où les deux battants se ferment sur la rue, etc. Le Midrash et Jarchi les interprètent des orifices du corps, suivis en cela par notre savant et ingénieux compatriote, le docteur Smith, qui y voit les entrées et sorties du corps, et par les « rues » les voies et passages par où va la nourriture - lesquels peuvent être dits fermés quand ils cessent leur office ; mais il paraît bien meilleur, avec Aben Ezra et d'autres, de les entendre des lèvres, parfois appelées les portes de la bouche (Psaume 141:3 ; Michée 7:5), qui s'ouvrent pour parler comme pour manger ; or chez les vieillards elles demeurent le plus souvent closes pour l'un et pour l'autre : ils ne se soucient guère de parler, à […]
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
5 à 7 Affaiblissement physique du vieillard, dont les membres, les uns après les autres, deviennent impropres à leur destination naturelle. Le corps est comparé à une maison (Job 4.19 ; 2Corinthiens 5.1 et suivants) dont le service commence à laisser à désirer et dont les diverses parties menacent ruine.
Les gardiens : les bras et les mains, qui servent à détourner de la personne ce qui pourrait lui nuire et à lui procurer ce dont elle a besoin.
Les hommes forts : les jambes, colonnes qui supportent tout l'édifice.
Les meunières : les dents. […]
v. 5 · John Gill · 18/10/2026
On craint alors ce qui est élevé, etc. Non le Dieu très haut, au tribunal duquel il faudra bientôt comparaître, comme veulent certains ; mais plutôt les lieux élevés - collines, montagnes, tours, etc. -, où les vieillards craignent de monter, à cause de la débilité de leurs membres, de la gêne de leur souffle et des vertiges de leur tête ;
et l'on a des terreurs en chemin - ils ne se soucient plus de sortir, effrayés de la moindre pierre qui gît sur la route, de peur d'y broncher et de tomber ; certains l'entendent de leurs frayeurs des esprits, bons ou mauvais ; mais le premier sens est le meilleur ; […]
v. 6 · Bible annotée · 18/10/2026
Les deux battants de la porte : les lèvres (Job 41.5 ; Psaumes 141.3 ; Michée 7.5). Les vieillards parlent peu et n'éprouvent plus autant que les jeunes gens le besoin d'entrer en relation avec ce qui se passe au dehors (se ferment sur la rue).
La meule : la langue.
La voix d'un petit oiseau : la diminution de la voix, qui n'est qu'un glapissement.
Toutes les filles du chant : les cordes vocales.
v. 6 · John Gill · 18/10/2026
Avant que le cordon d'argent se détache, etc. Comme ce qui précède décrit les symptômes et les infirmités de la vieillesse, ce verset décrit les signes immédiats de la mort - ce qui l'accompagne, ou y aboutit sûrement. Certains entendent par le « cordon d'argent » le filet de la langue ; et tel est le sens du Targum :
« avant que ta langue soit muette de parler ; » […]
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
On s'effraie des hauteurs, on les redoute, parce qu'on s'essouffle facilement. Ceci est dans une relation intime avec ce qui précède.
On a peur en marchant : on tremble même sur un chemin uni.
L'amandier pousse ses fleurs : les cheveux blanchissent. Les fleurs de l'amandier deviennent absolument blanches vers le moment où elles tombent.
La sauterelle devient pesante. Impuissance à se mouvoir et à agir.
La câpre est sans effet. Les boutons du câprier (kapparis spinosa) sont en Orient un article de commerce assez important ; ils ont un goût âpre, stimulent l'appétit et excitent les sens ; mais le sens du goût est affaibli chez le vieillard.
Les pleureuses. Voir Jérémie 9.17, note.
v. 7 · John Gill · 18/10/2026
Et que la poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, etc. Le corps, fait de poussière, et qui n'est en son état présent que poussière affinée et animée ; quand adviennent les choses susdites (Ecclésiaste 12:6), à la mort, il retourne à sa terre d'origine : il devient aussitôt une motte de terre, une masse d'argile sans vie ; puis il est enseveli dans la terre, où il pourrit, se corrompt et se change en elle - ce qui montre la fragilité de l'homme, peut servir à humilier son orgueil, et prouve aussi que la mort n'est pas un anéantissement, même du corps (voir Genèse 3:19 ; Job 1:21) ; […]
8 Vanité des vanités, dit le prédicateur ; tout est vanité !
v. 8 · Bible annotée · 18/10/2026
La respiration s'arrête. L'air vital qui descend dans les poumons et en remonte est comparé à l'eau vive qu'un seau va chercher au fond d'un puits.
Cordon d'argent, vase d'or : non pas simple corde et seau de bois, mais métaux précieux, car la vie dépend de ce mouvement incessant de la respiration et c'est de Dieu que provient dans le principe ce souffle de vie.
v. 8 · John Gill · 18/10/2026
Vanité des vanités, dit le prédicateur, etc. Le sage, ou prédicateur, ouvrit ce livre par cette doctrine, cette proposition qu'il entreprit de prouver ; et maintenant qu'il l'a prouvée par une induction de cas particuliers - la sagesse, la richesse, les honneurs, les plaisirs et le profit des hommes, dont il a montré la vanité, et que le bonheur des hommes ne gît pas en ces choses, mais dans la connaissance et la crainte de Dieu -, il la répète et l'affirme avec la plus grande force, comme une vérité indubitable, hors de toute dispute et de toute contradiction : que toutes les choses qui sont sous le soleil ne sont pas seulement vaines, mais la vanité même, extrêmement vaines, vaines au […]
9 Et de plus, parce que le prédicateur était sage, il a encore enseigné la connaissance au peuple ; et il a pesé et sondé, [et] mis en ordre beaucoup de proverbes. 10 Le prédicateur s’est étudié à trouver des paroles agréables ; et ce qui a été écrit est droit, des paroles de vérité.
v. 9 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir 3.19, note.
Comme elle y avait été, littéralement : conformément au fait qu'elle y était dans le principe. Comparez Genèse 3.19 ; Psaumes 104.29 ; Job 34.15.
Et que l'esprit retourne à Dieu : évidemment pas pour aller perdre sa personnalité dans le sein de la divinité, car il y aura un jugement (12.1).
Qui l'a donné. Comparez Genèse 2.7 ; Psaumes 104.30 ; Esaïe 42.5 ; Jérémie 38.16.
v. 9 · John Gill · 18/10/2026
Et de plus, etc. Ou « outre » ce qui a été dit ; ou « pour ce qui reste » ; ou « mais ce qui est meilleur », ou « plus excellent », c'est d'« entendre la conclusion de tout le discours », la somme et la substance du livre entier en peu de mots (Ecclésiaste 12:13), à quoi les versets 9 à 12 servent de préface ; et où le sage recommande la lecture de ce livre et de ses autres écrits, et de ceux des autres sages inspirés de Dieu ; les siens, il les recommande particulièrement, par son caractère de sage et de laborieux, en ce verset ; et par la matière de ces écrits, leur nature, leur usage et leur excellence, et leur efficace et leur autorité, dans les deux suivants ; […]
v. 10 · John Gill · 18/10/2026
Le prédicateur s'appliqua à trouver des paroles agréables, etc. Non de simples mots, fins et fleuris, les paroles qu'enseigne la sagesse humaine, un style élégant ou un langage éloquent - non qu'il ne convienne au prédicateur de chercher et d'employer des mots propres à porter dans les esprits les idées justes de ce qu'il dit ; mais ce sont plutôt des doctrines qui sont visées : des « paroles de désir », de « délices » et de « plaisir », comme la tournure peut se rendre - du bon vouloir et plaisir de Dieu même, selon Alshech, le même mot s'employant parfois de Dieu dans ce livre et ailleurs (voir Ecclésiaste 3:1 ; 8:6 ; Ésaïe 53:10) ; et l'on peut y comprendre la doctrine de l'amour éternel […]
11 Les paroles des sages sont comme des aiguillons, et les recueilsc 11c selon qqs. : ceux qui rassemblent. , comme des clous enfoncés : ils sont donnés par un seul pasteur. 12 Et de plus, mon fils, laisse-toi instruire par eux : à faire beaucoup de livres, il n’y a point de fin, et beaucoup d’étude lasse la chair.
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
11 à 16 : Epilogue.
On a supposé parfois que ces six versets n'étaient pas de l'auteur de l'Ecclésiaste, mais avaient été ajoutés postérieurement pour contrebalancer les paroles en apparence irréligieuses que l'on trouve dans le cours du livre et le terminer par une déclaration décidément orthodoxe et biblique. On allègue en faveur de cette opinion les raisons suivantes :
- L'Ecclésiaste a jusqu'ici parlé de lui-même à la première personne ; il se désigne ici à la troisième
- L'expression mon fils (verset 14) est étrangère à notre livre
- Enfin les éloges décernés à l'Ecclésiaste (versets 11 et 12) se comprennent mieux sous une autre plume que la sienne propre. […]
v. 11 · John Gill · 18/10/2026
Les paroles des sages sont comme des aiguillons, etc. Comme l'aiguillon instruit le bœuf, dit le Targum. Non les paroles des sages philosophes de ce temps-là, ni des âges antérieurs ou postérieurs ; mais des écrivains inspirés des Écritures - Moïse, David, Salomon, et d'autres depuis -, et de tous les hommes de bien dont les doctrines s'y accordent : elles sont comme des « aiguillons », ces bâtons à pointe aiguë dont on pique et pousse le bétail quand on le mène de lieu en lieu ou qu'on laboure avec lui ; et d'un usage semblable sont les doctrines de la parole, quand une efficace divine les accompagne : moyens de piquer les pécheurs jusqu'au cœur, de leur découvrir leur bassesse et leur […]
v. 12 · John Gill · 18/10/2026
Du reste, mon fils, sois averti par elles, etc. Roboam, fils de Salomon, peut être visé - c'est pour lui surtout que ce livre put être écrit ; quoiqu'on puisse y comprendre chaque auditeur de ce divin prédicateur, chaque disciple de ce docteur, chaque sujet de son royaume, comme chaque lecteur de ce livre, qu'il interpelle ainsi et pour qui il a la sollicitude d'un père pour son fils : afin qu'ils soient éclairés de la connaissance divine, mis en garde contre le mal, et avertis et conseillés vers le bien ; « par elles » - par ces paroles et ces écrits, les siens et ceux des autres sages, et par ces maîtres des assemblées, qui, eux et leurs paroles, viennent du seul et souverain berger : à […]
13 Écoutons la fin de tout ce qui a été dit : Crains Dieu , et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme, 14 car Dieu amènera toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
Comme des aiguillons : terme exprimant avec force l'impression profonde que laissent dans le cur certaines sentences bien frappées.
Comme des clous bien plantés : demeurant solidement enfoncés dans l'intelligence et devenant chaque jour comme le clou auquel on suspend les objets, le point auquel se rattachent des réflexions nouvelles.
Ils sont donnés par un seul berger, (Genèse 49.24 ; Psaumes 23.1).
v. 13 · John Gill · 18/10/2026
Écoutons la conclusion de tout le discours, etc. Ou sa « fin » : sa somme et sa substance, ce à quoi tout tend et aboutit - tout ce que contiennent ce livre et tous les autres écrits divinement inspirés, de Salomon ou d'autres, de ceux qui étaient alors écrits, et d'avant, et de depuis ; le prédicateur s'appelle lui-même, comme ses auditeurs, à y prendre garde. Ou l'on peut traduire : « la fin de tout le discours est entendue » : ici s'achève ce livre ; et vous avez entendu tout ce qui mérite attention, et cela tient en ces quelques mots : […]
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
14 à 16 L'auteur estime que la pensée fondamentale de son livre, le compte, final à rendre par chacun, bien imprimée dans le cur, suffit à l'homme. Ce peu, c'est tout.
Conclusion :
De tous les livres de l'Ancien Testament, c'est celui-ci peut-être qui a été l'objet des plus nombreuses et des plus graves accusations. Sous le rapport de la forme, on lui reproche de manquer d'ordre, de revenir assez souvent sur des points déjà traités ou du moins déjà touchés, et de n'être pas fidèle à la fiction par laquelle, à son début, il emprunte le personnage de Salomon. […]
v. 14 · John Gill · 18/10/2026
Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, etc. Non en cette vie, mais au jour du grand jugement, comme l'explique le Targum : tout ce que les hommes ont fait, depuis le commencement du monde, ou feront jusqu'à sa fin - le tout observé et noté par le Dieu omniscient, qui l'a inscrit au livre de son souvenir, et qui, étant Juge, pourra en produire le compte entier en ce jour redoutable ; ce qui est donné ici pour raison de craindre Dieu et de garder ses commandements ; […]