Écoutons la conclusion de tout le discours, etc. Ou sa « fin » : sa somme et sa substance, ce à quoi tout tend et aboutit - tout ce que contiennent ce livre et tous les autres écrits divinement inspirés, de Salomon ou d'autres, de ceux qui étaient alors écrits, et d'avant, et de depuis ; le prédicateur s'appelle lui-même, comme ses auditeurs, à y prendre garde. Ou l'on peut traduire : « la fin de tout le discours est entendue » : ici s'achève ce livre ; et vous avez entendu tout ce qui mérite attention, et cela tient en ces quelques mots :
crains Dieu et garde ses commandements - la « crainte de Dieu » embrasse tout l'intérieur de la religion, la piété dans sa puissance : toutes les grâces de l'Esprit et leur exercice ; la révérence de Dieu, l'amour pour lui, la foi en lui et en son Fils Jésus-Christ ; l'espérance de la vie éternelle qui vient de lui ; l'humilité de l'âme, la patience et la soumission à sa volonté, avec toutes les autres grâces - les païens mêmes appellent la religion « metum Deorum », la crainte des dieux ; et « garder les commandements », l'obéissance à toute la volonté de Dieu, est le fruit, l'effet et la preuve de la première ; et cela embrasse tous les commandements de Dieu, moraux et positifs, sous l'ancienne économie comme sous la présente, et leur observation dans la foi, par un principe d'amour, et en vue de la gloire de Dieu ;
car c'est là le tout de l'homme - ou : « c'est là l'homme tout entier » - et cela fait de l'homme un homme entier : parfait, accompli, à qui rien ne manque ; tandis que sans cela il n'est rien, eût-il tout ce qu'on voudra de la sagesse, de la richesse, des honneurs et des profits de ce monde. Ou : « c'est là le tout de chaque homme » : soit, comme nous suppléons, le devoir, l'œuvre et l'affaire de chaque homme, de tout fils d'Adam, quel qu'il soit, grand ou petit, riche ou pauvre, de tout âge, de tout sexe et de toute condition ; soit le bonheur de chaque homme, ou ce qui y mène - c'en est le tout ; c'est là le « summum bonum », le souverain bonheur des hommes : Lactance dit que le « summum bonum » de l'homme gît dans la seule religion ; il gît en cela, et non en quelque chose d'extérieur, comme il est abondamment prouvé dans ce livre ; et ce doit être le souci de chacun, puisque c'est la fin dernière de l'homme, et ce pour quoi, comme dit Jarchi, il est né ; ou, comme le Targum, telle doit être la vie de tout homme. Les massorètes commencent ce verset par une lettre plus grande qu'à l'ordinaire, et le répètent à la fin du livre, quoique sans accents, pour éveiller l'attention du lecteur, afin qu'il fasse une observation particulière de ce qui y est dit, comme étant de la plus haute importance.