Venez, mangez de mon pain. Le pain représente toutes les provisions de la maison du Christ. Il désigne l'Évangile, qui est pour le croyant plus nécessaire que sa nourriture ; il désigne le repas du Seigneur, dont le pain est l'un des signes ; et il désigne surtout le Christ lui-même, le pain de Dieu, le pain vivant descendu du ciel, qu'il faut manger par la foi. Et il faut ne manger que cela, car tout le reste n'est pas du pain ; il faut en manger chaque jour, comme les Israélites mangeaient la manne : c'est le pain quotidien du croyant ; il faut en manger largement et librement, car le Christ nous y invite de bon cœur ; et il faut en manger avec allégresse et simplicité de cœur, avec joie et sincérité.
Et buvez du vin que j'ai mêlé : l'amour du Christ, ou l'amour du Père, du Fils et de l'Esprit, qui se rejoignent et se mêlent. En « boire », c'est y prendre part par la foi et se persuader qu'on y a part. On peut en boire largement, car il y en a assez, il y en a tout un fleuve ; on peut en boire sans danger, car ce vin n'enivre pas, à la différence de celui où il y a de la débauche ; et on peut en avoir gratuitement, sans argent et sans rien payer (Cantique 1:2,4 ; 5:1 ; Ésaïe 55:1).