Car celui qui me trouve a trouvé la vie. Sur le fait de trouver le Christ, voir Gill sur « Proverbes 3:13 ». Celui qui trouve le Christ trouve « la vie », ou « les vies » : la vie spirituelle et la vie éternelle. Tant que le Christ ne les a pas trouvés, et qu'ils ne l'ont pas trouvé dans l'appel efficace, ils sont morts ; mais une fois appelés par sa grâce et convertis, ils vivent d'une vie de justification et de sanctification ; ils vivent d'une vie de foi en Christ, de sainteté venue de lui, et de communion avec lui. Et celui qui trouve ainsi la vie trouve en Christ et venant de Christ la nourriture spirituelle qui l'entretient ; il trouve un vêtement spirituel, une justice qui le justifie - celle qu'on appelle la justification qui donne la vie, et qui en fait la consolation ; il trouve enfin en lui le repos, qui rend cette vie douce et agréable. Il trouve ce qu'il y a de plus précieux au monde : la vie de son âme immortelle, qu'il ne peut trouver nulle part ailleurs, et qui, une fois trouvée, ne peut plus se perdre, car il trouve en lui la vie éternelle, à laquelle il a désormais droit et pour laquelle il est rendu apte ; bien plus, il en a déjà le commencement, le gage et les arrhes (1 Jean 5:11,12).
Et il obtient la faveur du Seigneur. Il ne s'agit pas de la faveur des hommes, même si elle vient du Seigneur, qui la donne ; ni des bienfaits temporels, car de ce côté-là la faveur n'est pas réservée aux hommes de compétence et de sagesse spirituelles. Il s'agit plutôt des bienfaits spirituels : le libre accès auprès de Dieu, l'agrément devant lui, la présence de Dieu et la communion avec lui, la paix de la conscience, et toute grâce nécessaire. Mais l'expression semble surtout viser l'amour, la grâce et la bienveillance de Dieu, source et fontaine de tous les bienfaits. Et « obtenir » ne signifie pas acquérir un droit à cette faveur, car elle est gratuite et souveraine, et il n'y a rien dans l'homme ni rien qu'il puisse faire pour se la procurer ; cela signifie en jouir. Le mot employé signifie puiser, comme on puise de l'eau à un puits ; ce qui indique que cette faveur existe avant d'être ainsi puisée ou manifestée ; qu'elle est dans le cœur de Dieu, où elle est cachée, et d'où elle s'écoule ; et qu'on en jouit par l'exercice de la foi, quand le Seigneur se souvient des siens et les entoure de sa faveur, ou qu'il la déploie largement, en manifestations continues et consolantes (voir Psaume 36:10).