Je marche dans le chemin de la justice, comme un roi marche devant ses sujets, un berger devant son troupeau ; comme un guide devant des gens ignorants et égarés ; comme des parents qui apprennent à leur enfant à marcher, ou un maître devant ses élèves. Et le chemin dans lequel la Sagesse, c'est-à-dire le Christ, conduit les siens, c'est « le chemin de la justice » : la doctrine de la justice, autrement dit la manière dont un pécheur est justifié aux yeux de Dieu. Tous les hommes sont hors de ce chemin et ignorent le bon ; le Christ les y ramène. Il les détourne de leur propre justice, en leur montrant qu'elle ne mérite même pas ce nom, qu'elle est inacceptable pour Dieu, sans profit pour lui, et incapable de les justifier devant lui ; et il les conduit à sa propre justice, celle qu'il a accomplie, en leur montrant qu'elle répond aux exigences de la loi et de la justice, qu'elle est agréée de Dieu et imputée par lui sans les œuvres. Et cela, il le fait par sa Parole et par son Esprit. Par ce chemin de la justice, il les conduit en présence de son Père, où ils sont accueillis ; il les conduit à lui-même, qui les regarde avec plaisir ; et il les conduit à la gloire éternelle, à laquelle cette justice leur donne droit. Il les conduit aussi à pratiquer la justice : il les enseigne, et ils apprennent de lui les œuvres de la justice ; il marche devant eux par son exemple, et il leur donne son Esprit et sa grâce pour qu'ils puissent les accomplir - ce que vise peut-être plus précisément la suite du verset.
Au milieu des sentiers du droit : ceux de la vérité et de la sainteté ; dans ses commandements et ses ordonnances. Et en tout cela, ils ne sont pas conduits contre leur gré, mais de bon cœur ; ils ne se contentent pas d'y marcher, ils y courent avec le plus grand entrain.