« Car le mari n'est pas à la maison » - Ou « car l'homme n'est pas dans sa maison » [191]. Elle ne dit pas « mon homme » ni « mon mari » - encore que la Septante, le syriaque et l'arabe traduisent ainsi - de peur d'embarrasser le jeune homme ou de se rappeler son propre lien conjugal ; mais « l'homme », par mépris, comme le désavouant pour mari, ou du moins n'en faisant aucun cas au prix des autres. Et elle le dit pour encourager le jeune homme : le mari parti, elle était seule et maîtresse de la maison.
« il est parti pour un long voyage » - Ou « un chemin lointain » [192], en pays éloigné : donc aucune crainte qu'il rentre cette nuit ; elle avait réponse à toutes les objections. On peut entendre le maître de maison de Christ, parti dans un pays lointain - au ciel - pour y recevoir un royaume et revenir (Luc 19:12) ; et pendant ce temps, l'Église de Rome, qui se dit la vraie Église et l'épouse de Christ, se prostitue avec les rois de la terre ; elle a mis un autre à sa place, qu'elle appelle le vicaire de Christ sur la terre ; et elle se flatte, elle et ses amants, de l'impunité - lui étant loin, et son vicaire ayant le droit de faire ce qui lui plaît.
Notes
[191] wtybb çyah ˆya yk « quia non est vir in domo sua », Pagninus, Montanus, Mercerus, Gejerus, Michaelis.
[192] qwjrm Ærdb « in via longinqua », Pagninus, Montanus, etc.